Confer, Jaime C., Judith A. Easton, Diana S. Fleischman, Cari D. Goetz, David M. G. Lewis, Carin Perilloux, and David M. Buss (2010) Evolutionary Psychology Controversies, Questions, Prospects, and Limitations American Psychologist 65 (2): 110–126
Jolivet, P. (2007). Le principe de Baldwin ou l’effet Baldwin en biologie: une bonne explication ou une échappatoire des darwinistes. L’Entomologiste, 63(6), 309-3.
FAUCHER, Luc et POIRIER, Pierre. Psychologie évolutionniste et théories interdomaines. Dialogue, 2001, vol. 40, no 03, p. 453-486.
http://www.youtube.com/watch?v=PGMR8clP_EQ
2021 Vidéo du cours -- 24 mars 2021
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Cours 02:
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L’évolution baldwinienne serait une prédisposition génétique à apprendre certaines choses. Cela reflèterait de la « paresse de l’évolution » c’est-à-dire qu’il ne serait pas utile de coder génétiquement ce qui n’est pas nécessaire pour la reproduction ou pour la survie. Donc si un comportement est apprenable il ne serait pas nécessaire de le coder génétiquement puisqu’il suffirait de coder la capacité à apprendre ce comportement. Ces prédispositions à vite apprendre certaines choses sont baldwiniennes mais sont codées génétiquement donc à la Darwin. Un comportement qui est appris ne devient pas inné dans la prochaine génération mais c’est la prédisposition à l’apprendre vite qui est codée génétiquement.
RépondreEffacerÀ part de la non nécessité (et les frais) de coder génétiquement ce qui peut s'apprendre, est-ce que l'évolution baldwinienne a d'autres avantages?
EffacerPeux-tu donner des exemples de dispositions Baldwiniennes, chez les espèces non humaines ainsi que chez l'espèce humaine?
L’évolution baldwinenne nous permet de réaliser des nouveaux apprentissages tout au long de notre vie. On n’arrête jamais de faire des nouveaux acquis. Il n’y a pas de limite pour nos apprentissages, on est extrêmement riches. On ne possède pas un réservoir avec une capacité limitée. Notre capacité d’apprentissage est illimitée !!
EffacerUn oiseau apprend à voler étant donné ses dispositions darwiniennes. Le petit oiseau est né avec cette disposition vers le vol; alors il apprend à voler grâce à cette disposition, mais aussi il y a la pratique qu’il réalise(apprentissage baldwinien). L’être humain ne possède pas cette disposition innée vers le vol alors, même si l’humain se pratique tout au long de sa vie jamais réussira à voler comme l’oiseau. Ça veut dire que l’apprentissage baldwinien a comme point de départ les tendances innées.
La capacité générale à l’apprentissage non corrigé ainsi que corrigé est partagée par toutes les espèces vertébrées et probablement par la plupart les invertébrés aussi. Mais ça ne veut pas dire que toute espèce qui apprend peut tout apprendre. Il y a des limites non seulement anatomiques mais cognitives. Les non humains ne peuvent pas à parler, par exemple. (Donc pas d’apprentissage par instruction verbale non plus.)
EffacerComme exemples de dispositions Baldwiniennes, nous pouvons citer, comme Nicolas l'a expliqué à la fin du cours l'empreint chez les canetons; ceux-ci ne naissent pas avec la forme de leurs parents ancrée en eux mais avec la capacité d'apprendre la forme de leurs parents (l'évolution Baldwinienne c'est l'évolution des traits qui permettent de faire des apprentissages). Dans l'espèce humaine, on peut citer l'exemple du vocabulaire chez les enfants. Ils naissent avec la capacité à apprendre le vocabulaire mais ils n'ont pas le vocabulaire directement ancré en eux.
EffacerLes canetons ont également des capacités qui résultent de l'évolution darwinienne. Pour en citer un exemple, par expérience il a été possible d'observer que contrairement à la forme de leurs parents, la forme de leurs prédateurs elle était ancrée en eux dès la naissance. A la vue d'un de leur prédateurs les canetons adoptaient directement le bon comportement.
Effacerest-ce que les périodes critiques (= fenêtres de temps durant lesquelles l'apprentissage est favorisé) sont considérées comme des avantages de l'évolution/apprentissage baldwinien(ne)? Je présume que oui car elle permet notamment de faire des distinctions phonémiques plus fines.
EffacerLes périodes critiques sont des fenêtres temporelles où l’apprentissage de certaines comportements (empreint chez les canetons, phonèmes chez les enfants humains) est facilité, car c’est le moment où cet apprentissage est le plus adaptatif. Pour les canetons la fenêtre est courte : suite à l’éclosion. Et une fois l’empreint est fait, on n’a plus besoin de la tendance à suivre les autres êtres en mouvement. Idem pour l’imitation de la phonologie. Lorsque la ou les langues maternelles apprises, on n’a plus besoin de cette capacité remarquable d’apprendre une nouvelle langue comme langue maternelle.
EffacerL’évolution baldwinienne serait une prédisposition génétique à apprendre certaines choses. Cela reflèterait de la « paresse de l’évolution » c’est-à-dire qu’il ne serait pas utile de coder génétiquement ce qui n’est pas nécessaire pour la reproduction ou pour la survie. Donc si un comportement est apprenable il ne serait pas nécessaire de le coder génétiquement puisqu’il suffirait de coder la capacité à apprendre ce comportement. Ces prédispositions à vite apprendre certaines choses sont baldwiniennes mais sont codées génétiquement donc à la Darwin. Un comportement qui est appris ne devient pas inné dans la prochaine génération mais c’est la prédisposition à l’apprendre vite qui est codée génétiquement.
RépondreEffacerÀ part de la non nécessité (et les frais) de coder génétiquement ce qui peut s'apprendre, est-ce que l'évolution baldwinienne a d'autres avantages?
EffacerPeux-tu donner des exemples de dispositions Baldwiniennes, chez les espèces non humaines ainsi que chez l'espèce humaine?
L’évolution baldwinenne nous permet de réaliser des nouveaux apprentissages tout au long de notre vie. On n’arrête jamais de faire des nouveaux acquis. Il n’y a pas de limite pour nos apprentissages, on est extrêmement riches. On ne possède pas un réservoir avec une capacité limitée. Notre capacité d’apprentissage est illimitée !!
EffacerUn oiseau apprend à voler étant donné ses dispositions darwiniennes. Le petit oiseau est né avec cette disposition vers le vol; alors il apprend à voler grâce à cette disposition, mais aussi il y a la pratique qu’il réalise(apprentissage baldwinien). L’être humain ne possède pas cette disposition innée vers le vol alors, même si l’humain se pratique tout au long de sa vie jamais réussira à voler comme l’oiseau. Ça veut dire que l’apprentissage baldwinien a comme point de départ les tendances innées.
Comme exemples de dispositions Baldwiniennes, nous pouvons citer, comme Nicolas l'a expliqué à la fin du cours l'empreint chez les canetons; ceux-ci ne naissent pas avec la forme de leurs parents ancrée en eux mais avec la capacité d'apprendre la forme de leurs parents (l'évolution Baldwinienne c'est l'évolution des traits qui permettent de faire des apprentissages). Dans l'espèce humaine, on peut citer l'exemple du vocabulaire chez les enfants. Ils naissent avec la capacité à apprendre le vocabulaire mais ils n'ont pas le vocabulaire directement ancré en eux.
EffacerLes canetons ont également des capacités qui résultent de l'évolution darwinienne. Pour en citer un exemple, par expérience il a été possible d'observer que contrairement à la forme de leurs parents, la forme de leurs prédateurs elle était ancrée en eux dès la naissance. A la vue d'un de leur prédateurs les canetons adoptaient directement le bon comportement.
Effacerest-ce que les périodes critiques (= fenêtres de temps durant lesquelles l'apprentissage est favorisé) sont considérées comme des avantages de l'évolution/apprentissage baldwinien(ne)? Je présume que oui car elle permet notamment de faire des distinctions phonémiques plus fines.
EffacerLes périodes critiques sont des fenêtres temporelles où l’apprentissage de certaines comportements (empreint chez les canetons, phonèmes chez les enfants humains) est facilité, car c’est le moment où cet apprentissage est le plus adaptatif. Pour les canetons la fenêtre est courte : suite à l’éclosion. Et une fois l’empreint est fait, on n’a plus besoin de la tendance à suivre les autres êtres en mouvement. Idem pour l’imitation de la phonologie. Lorsque la ou les langues maternelles apprises, on n’a plus besoin de cette capacité remarquable d’apprendre une nouvelle langue comme langue maternelle.
EffacerLe cours d’hier m’a fait réfléchir sur la différence entre l’évolution darwinienne et l’évolution baldwinienne et son importance dans l’étude de la cognition humaine selon moi. À titre d’exemple, un humain peut avoir le réflexe de fuir le lieu où il se trouve lorsqu’il sent une odeur de feu. C’est adaptatif, mais c’est un réflexe inné, donc darwinien. Au niveau de Baldwin, on peut donner l’exemple d’un humain né dans un milieu riche qui semble prédisposé à exercer un métier le menant lui aussi à la richesse. Toutefois, cette « prédisposition » n’est pas une vrai prédisposition puisque cette tendance n’était pas innée, ce n’est pas un trait marqué dans ses gènes, mais l’influence des mèmes qui lui ont été inculqué par son milieu : l’importance de l’éducation, s’instruire et utiliser ses connaissances pour gravir les échelons dans une compagnie, utiliser son savoir de gestionnaire pour diriger et acquérir du pouvoir pour ensuite s’enrichir, etc. C’est utiliser la capacité de faire ce qu’on décide de faire grâce à notre capacité d’apprendre. Puisque la cognition, c’est tout ce que nous sommes capables de faire, l’évolution baldwinienne amène l’aspect « apprentissage » et notre tendance à s’en servir. Cela ajoute un maillon à la chaîne du mécanisme causal de la cognition qu’on peut ensuite compléter avec le cerveau, le langage, la computation, etc.
RépondreEffacerLa capacité à apprendre est tout aussi darwinienne que les réflexes, codée dans nos gènes. C’est ce qu’on apprend qui n’est pas codé dans nos gènes. Quand les gènes codent une disposition ou un biais qui favorise l’apprentissage de certaines choses, ça c’est l’effet Baldwin. Exemple : les canetons qui ont tendance de suivre la première chose (d’une certaine gamme de taille) qui se remue (dans une certaine gamme de vitesse) et qui en apprennent non seulement qui est leur maman, mais à quoi ressemble leur espèce et avec quoi ils vont s’apparier à la maturité. Souvent ces dispositions baldwiniennes s’expriment dans une période critique de la maturation et disparaissent si elles ne sont pas déclenchées durant cette fenêtre temporelle. L’apprentissage du langage chez les humains est aussi un effet baldwinien.
EffacerLe cours d’hier m’a fait réfléchir sur la différence entre l’évolution darwinienne et l’évolution baldwinienne et son importance dans l’étude de la cognition humaine selon moi. À titre d’exemple, un humain peut avoir le réflexe de fuir le lieu où il se trouve lorsqu’il sent une odeur de feu. C’est adaptatif, mais c’est un réflexe inné, donc darwinien. Au niveau de Baldwin, on peut donner l’exemple d’un humain né dans un milieu riche qui semble prédisposé à exercer un métier le menant lui aussi à la richesse. Toutefois, cette « prédisposition » n’est pas une vrai prédisposition puisque cette tendance n’était pas innée, ce n’est pas un trait marqué dans ses gènes, mais l’influence des mèmes qui lui ont été inculqué par son milieu : l’importance de l’éducation, s’instruire et utiliser ses connaissances pour gravir les échelons dans une compagnie, utiliser son savoir de gestionnaire pour diriger et acquérir du pouvoir pour ensuite s’enrichir, etc. C’est utiliser la capacité de faire ce qu’on décide de faire grâce à notre capacité d’apprendre. Puisque la cognition, c’est tout ce que nous sommes capables de faire, l’évolution baldwinienne amène l’aspect « apprentissage » et notre tendance à s’en servir. Cela ajoute un maillon à la chaîne du mécanisme causal de la cognition qu’on peut ensuite compléter avec le cerveau, le langage, la computation, etc.
RépondreEffacerLa capacité à apprendre est tout aussi darwinienne que les réflexes, codée dans nos gènes. C’est ce qu’on apprend qui n’est pas codé dans nos gènes. Quand les gènes codent une disposition ou un biais qui favorise l’apprentissage de certaines choses, ça c’est l’effet Baldwin. Exemple : les canetons qui ont tendance de suivre la première chose (d’une certaine gamme de taille) qui se remue (dans une certaine gamme de vitesse) et qui en apprennent non seulement qui est leur maman, mais à quoi ressemble leur espèce et avec quoi ils vont s’apparier à la maturité. Souvent ces dispositions baldwiniennes s’expriment dans une période critique de la maturation et disparaissent si elles ne sont pas déclenchées durant cette fenêtre temporelle. L’apprentissage du langage chez les humains est aussi un effet baldwinien.
EffacerLa théorie de Baldwin se base sur les écrits de Darwin sur l’évolution et la sélection naturelle. Ces derniers énoncent que les êtres vivants s’adaptent à leur environnement, et qu’une sélection naturelle s’effectue afin de permettre aux divers spécimens d’acquérir des traits qui favorisent leur survie et qui seront transmis aux générations suivantes, mais que les traits que l’on acquiert au cours de nos vies ne peuvent pas être transmis. Baldwin ajoute à cette théorie en affirmant que cette dernière partie est erronée. En effet, selon lui, certains des apprentissages faits au cours de la vie d’un être vivant peuvent être transmis aux générations suivantes.
RépondreEffacerÀ la suite des lectures de cette semaine, il m’est venu en tête que cette théorie parallèle la manière dont plusieurs algorithmes ont la faculté d’apprendre. Ces derniers reçoivent des entrées qui leur permettent de faire des apprentissages verbaux (qui se basent sur des informations non recueillies par eux-mêmes, mais plutôt pas d’autres sources qui leur relaient leurs savoirs) et de savoir quoi faire, et ce, à quel moment. Cela leur permet d’assimiler de l’information et de pouvoir mieux effectuer certaines tâches. Les générations suivantes de cet algorithme seront de mieux en mieux, similairement à la manière dont certaines choses apprises par un animal amélioreront les chances de survie des prochaines générations de ce dernier.
Les traits appris sont transmis, mais pas par les gènes: par l’apprentissage (observation/imitation non-corrigée [non supervisée], essai/erreur corrigée [supervision] et, chez les humains, l'instruction verbale, dont les codes sont soit mimétique, soit linguistique). Les capacités miroir (« neurones miroirs ») jouent un grand rôle dans la mimétique; c'est un code sensori-moteur analogue.
EffacerLa théorie de Baldwin se base sur les écrits de Darwin sur l’évolution et la sélection naturelle. Ces derniers énoncent que les êtres vivants s’adaptent à leur environnement, et qu’une sélection naturelle s’effectue afin de permettre aux divers spécimens d’acquérir des traits qui favorisent leur survie et qui seront transmis aux générations suivantes, mais que les traits que l’on acquiert au cours de nos vies ne peuvent pas être transmis. Baldwin ajoute à cette théorie en affirmant que cette dernière partie est erronée. En effet, selon lui, certains des apprentissages faits au cours de la vie d’un être vivant peuvent être transmis aux générations suivantes.
RépondreEffacerÀ la suite des lectures de cette semaine, il m’est venu en tête que cette théorie parallèle la manière dont plusieurs algorithmes ont la faculté d’apprendre. Ces derniers reçoivent des entrées qui leur permettent de faire des apprentissages verbaux (qui se basent sur des informations non recueillies par eux-mêmes, mais plutôt pas d’autres sources qui leur relaient leurs savoirs) et de savoir quoi faire, et ce, à quel moment. Cela leur permet d’assimiler de l’information et de pouvoir mieux effectuer certaines tâches. Les générations suivantes de cet algorithme seront de mieux en mieux, similairement à la manière dont certaines choses apprises par un animal amélioreront les chances de survie des prochaines générations de ce dernier.
Les traits appris sont transmis, mais pas par les gènes: par l’apprentissage (observation/imitation non-corrigée [non supervisée], essai/erreur corrigée [supervision] et, chez les humains, l'instruction verbale, dont les codes sont soit mimétique, soit linguistique). Les capacités miroir (« neurones miroirs ») jouent un grand rôle dans la mimétique; c'est un code sensori-moteur analogue.
EffacerEn révision du dernier cours, je vais tenter de décrire/différencier l’apprentissage supervisé et l’apprentissage non supervisé. L’apprentissage supervisé implique une correction et un renforcement. S’il y a du feedback, on a un rapport actif (faire) en rapport aux caractéristiques des inputs (sortes de choses), ce qui permet de catégoriser (faire la bonne chose avec la bonne sorte de chose). Dans l’apprentissage non supervisé, il n’y a pas de feedback correctif. Seulement avec l’évaluation passive (app. non supervisé) on ne peut pas apprendre à faire, donc on ne peut pas catégoriser non plus. Avec l’évaluation passive, on peut seulement faire des corrélations. Nous avons donné dans le cours l’exemple d’être seul sur une île déserte avec plein de champignons. On se demandait s’il était possible de catégoriser les champignons. Et bien non. Notre seule option est de faire des corrélations entre les caractéristiques communes (inputs semblables). Les inputs ont des attributs qui corrèlent et d’autres non (les attributs ont leur propre fréquence - ex. quand ils sont rouges ils sont longs, les gris sont plutôt courts, etc.) Bien sûr, si je commence à les manger alors ça devient supervisé, car j’aurai du feedback (possibilité de mourir, donc ce n’est pas une option).
RépondreEffacerCorrect. Mais les corrélations sont entre les attributs des stimuli sensoriels (taille, forme, couleurs) dans le cas de l’app non sup (non corrigé) et les corrélations entre les attributs des stimuli et ce qui est la correcte chose à faire avec ces stimuli dans le cas de l’app sup. (Alors quoi pour les affordances?)
EffacerEn révision du dernier cours, je vais tenter de décrire/différencier l’apprentissage supervisé et l’apprentissage non supervisé. L’apprentissage supervisé implique une correction et un renforcement. S’il y a du feedback, on a un rapport actif (faire) en rapport aux caractéristiques des inputs (sortes de choses), ce qui permet de catégoriser (faire la bonne chose avec la bonne sorte de chose). Dans l’apprentissage non supervisé, il n’y a pas de feedback correctif. Seulement avec l’évaluation passive (app. non supervisé) on ne peut pas apprendre à faire, donc on ne peut pas catégoriser non plus. Avec l’évaluation passive, on peut seulement faire des corrélations. Nous avons donné dans le cours l’exemple d’être seul sur une île déserte avec plein de champignons. On se demandait s’il était possible de catégoriser les champignons. Et bien non. Notre seule option est de faire des corrélations entre les caractéristiques communes (inputs semblables). Les inputs ont des attributs qui corrèlent et d’autres non (les attributs ont leur propre fréquence - ex. quand ils sont rouges ils sont longs, les gris sont plutôt courts, etc.) Bien sûr, si je commence à les manger alors ça devient supervisé, car j’aurai du feedback (possibilité de mourir, donc ce n’est pas une option).
RépondreEffacerCorrect. Mais les corrélations sont entre les attributs des stimuli sensoriels (taille, forme, couleurs) dans le cas de l’app non sup (non corrigé) et les corrélations entre les attributs des stimuli et ce qui est la correcte chose à faire avec ces stimuli dans le cas de l’app sup. (Alors quoi pour les affordances?)
EffacerL’évolution baldwinienne est l’encodage dans le gène ou l’ADN de la capacité à apprendre certaine chose, distinctement de l’évolution darwinienne, qui, plus vaste, permet l’encodage de choses (connaissances) déjà apprises. De plus, nous savons que l’évolution baldwinienne fait partie de l’évolution darwinienne, et qu’elle participe à la sélection naturelle. Comme nous l’avons vu durant le cours, ce qui est fascinant, c’est que même si l’évolution baldwinienne fait partie de l’évolution darwinienne, contrairement à cette dernière, chez les humains, on dirait qu’elle participe également à des comportements qui vont à l’inverse de la sélection naturelle, à l’inverse de la survie de l’espèce (de la reproduction).
RépondreEffacerVoir les répliques ci-haut concernant ce qui est encodé dans les gènes. Tout encodage dans les gènes est darwinien. Ce qui s’apprend n’est pas codé dans les gènes. (Comment se transmet-il?)
EffacerC’est sûr que beaucoup de choses qu’apprennent et font les humains vont à l’encontre de leur survie personnelle (la toxicomanie, par exemple) ainsi que la survie de l’espèce humaine et celle des autres espèces.
La correction nécessite la proximité – en temps et espace - à ce qu’elle corrige. Si Putin déclenche une guerre nucléaire, les conséquences viendront trop tard pour l’empêcher de l’avoir fait.
L’évolution baldwinienne est l’encodage dans le gène ou l’ADN de la capacité à apprendre certaine chose, distinctement de l’évolution darwinienne, qui, plus vaste, permet l’encodage de choses (connaissances) déjà apprises. De plus, nous savons que l’évolution baldwinienne fait partie de l’évolution darwinienne, et qu’elle participe à la sélection naturelle. Comme nous l’avons vu durant le cours, ce qui est fascinant, c’est que même si l’évolution baldwinienne fait partie de l’évolution darwinienne, contrairement à cette dernière, chez les humains, on dirait qu’elle participe également à des comportements qui vont à l’inverse de la sélection naturelle, à l’inverse de la survie de l’espèce (de la reproduction).
RépondreEffacerVoir les répliques ci-haut concernant ce qui est encodé dans les gènes. Tout encodage dans les gènes est darwinien. Ce qui s’apprend n’est pas codé dans les gènes. (Comment se transmet-il?)
EffacerC’est sûr que beaucoup de choses qu’apprennent et font les humains vont à l’encontre de leur survie personnelle (la toxicomanie, par exemple) ainsi que la survie de l’espèce humaine et celle des autres espèces.
La correction nécessite la proximité – en temps et espace - à ce qu’elle corrige. Si Putin déclenche une guerre nucléaire, les conséquences viendront trop tard pour l’empêcher de l’avoir fait.
ici dans mes mots quelques notions apprises au dernier cours. L'évolution baldwinienne est l'influence des comportements ou actions qu'on a envers quelque chose (exemple jouer du piano) sur l'apprentissage qu'on acquit. L'habileté nécessaire que demande jouer du piano peut sois être acquise génétiquement grâce aux générations précédentes ou bien apprises par le temps et l'effort qu'on passe sur le piano. Ceci explique pourquoi certains noms de famille sont liés à la musique, le sport ou le cinéma, car les membres de la famille sur plusieurs générations excellent dans leur domaine, et ce grâce aux gènes de leurs ancêtres. Le darwinisme c'est le phénomène auquel un certain type de gènes d'un individu qui sont plus adaptés à la survie de cet individu deviennent plus dominants dans le système de cette même personne. L'ajustement de ces gènes appelé ''selfish'' dans le système d'un individu varie selon l'environnement dans lequel doit vivre l'individu lui permettant d'avoir plus de chance de survie lui ainsi que sa descendance future. C'est en gros l'adaptation continue des phénotypes présents dans notre propre organisme biologique pour nous permettre une survie pour reproduire et ainsi garder notre progéniture le plus longtemps possible d'où l'égoïsme du gène qui tient à être présent dans un corps le plus longtemps possible.
RépondreEffacerLa capacité d’apprendre à jouer au piano est génétique et elle peut varier en degré d’une personne à l’autre. (Donc le talent génétique varie dans la population.) Mais à ma connaissance personne n’est né sachant déjà à jouer au piano sans entrainement (même si l’entrainement consiste juste de l’observation et l’imitation : c’est quel sorte d’apprentissage, ça?). Idem pour le langage.
EffacerL’évolution darwinienne n’est pas un processus qui se fait au niveau d’un seul individu. C’est une question des proportions des gènes dans la population. Si tu as une mutation qui t’aide -- ou t’empêche -- de survivre et reproduire, les effets s’expriment dans les générations suivantes.
C’est quoi un génotype puis un phénotype?
L’égoïsme des gènes concerne ce qu’ils codent : Ils ne codent que ce qui les aide à se faire transmettre aux prochaines générations.
"même si l’entrainement consiste juste de l’observation et l’imitation : c’est quel sorte d’apprentissage, ça?)"
EffacerCe serait l’apprentissage corrigé, car il y’a un feedback direct sur l’action commise qui est de jouer du piano en appuyant sur la bonne touche dans le bon rythme?
Mais d'où vient la correction quand je me trompe?
EffacerElle vient du son du piano. Lorsqu’il y’a une erreur dans ce qu’on joue, on l’entend grâce au feedback instantané du piano. A force de jouer plusieurs fois des membres – (erreur de touche ou mauvais rythme) , on fini par sortir des membres + et c’est à ce moment avec de la pratique bien sûr qu’on fini par apprendre une musique au piano par apprentissage corriger. L’apprentissage d’un instrument de musique ne peut pas être non corriger, car seulement de l’observation et des corrélations ne sont pas suffisent, il faut de la pratique donc catégoriser en appuyant sur la bonne touche dans le bon rythme de la musique. De plus, chaque touche peut être considéré comme ayant des attributs qu’on peut distinguer par exemple par la gravité du son, son nom ou sa forme qui est plutôt un attribut d’approximation, car plusieurs touches ont la même forme et sont donc moins facilement distinguable par cet attribut. Il est possible aussi d’apprendre par instruction verbal. Une personne pourrait nous dire exactement sur quelle touche appuyer et à quel moment le faire en nommant simplement la touche et on nous disons dans quel rythme le faire.
EffacerTu as raison qu'il y a du feedback correctif quand on apprend une compétence sensorimotrice (comme la musique ou la danse ou un sport) en faisant des tentatives d'imitation. Mais est-ce de l’apprentissage d’une catégorie, plutôt que l’acquisition d’une habilité motrice (et continue)? Qu’est-ce qui est membre de quoi quand on apprend à nager par imitation?
Effacer"C'est en gros l'adaptation continue des phénotypes présents dans notre propre organisme biologique pour nous permettre une survie pour reproduire et ainsi garder notre progéniture le plus longtemps possible d'où l'égoïsme du gène qui tient à être présent dans un corps le plus longtemps possible"
EffacerSi je ne me trompe pas, le génotype est l’ensemble des gènes d’un individu, soit son patrimoine génétique. Alors que le phénotype lui est la manière que le génotype s’exprime, de manière observable (ex. avoir les gènes récessifs pour les yeux bleus (génotype), mais avoir des yeux bruns (phénotype)). Donc il serait impossible d’adapter continuellement son phénotype pour assurer une survie. Sur plusieurs générations, les gènes qui ont permis d’assurer cette survie seront sans doute « égoïstement » transmis, en éliminant ce qui n’est pas nécessaire.
Pour l’autre question, est-ce que ce serait de l’apprentissage supervisé? Ou si l’on suppose, comme Alaa explique, qu’il est possible d’apprendre en se fiant seulement au feedback correctif du son (ou le fait d’être capable de nager jusqu’à l’autre bord de la piscine sans se noyer), ça pourrait être de l’apprentissage non-supervisé aussi?
1- Pour acquérir de l’habileté motrice, il faut d’abord catégoriser les membres positifs et négatifs pour arriver a un mouvement qui nous permettent de réussir parfaitement ce qu’on entreprend. Les membres négatifs sont exclus des mouvements que l’on doit utiliser pour le faire correctement donc l’habileté motrice résulte de la catégorisation.
Effacer2- Les membres positifs sont les parties du corps ainsi que les mouvements corrects afin de nager. Les membres négatifs sont tous les autres mouvements ainsi que les parties du corps qui ne sont pas nécessaires à la nage.
ici dans mes mots quelques notions apprises au dernier cours. L'évolution baldwinienne est l'influence des comportements ou actions qu'on a envers quelque chose (exemple jouer du piano) sur l'apprentissage qu'on acquit. L'habileté nécessaire que demande jouer du piano peut sois être acquise génétiquement grâce aux générations précédentes ou bien apprises par le temps et l'effort qu'on passe sur le piano. Ceci explique pourquoi certains noms de famille sont liés à la musique, le sport ou le cinéma, car les membres de la famille sur plusieurs générations excellent dans leur domaine, et ce grâce aux gènes de leurs ancêtres. Le darwinisme c'est le phénomène auquel un certain type de gènes d'un individu qui sont plus adaptés à la survie de cet individu deviennent plus dominants dans le système de cette même personne. L'ajustement de ces gènes appelé ''selfish'' dans le système d'un individu varie selon l'environnement dans lequel doit vivre l'individu lui permettant d'avoir plus de chance de survie lui ainsi que sa descendance future. C'est en gros l'adaptation continue des phénotypes présents dans notre propre organisme biologique pour nous permettre une survie pour reproduire et ainsi garder notre progéniture le plus longtemps possible d'où l'égoïsme du gène qui tient à être présent dans un corps le plus longtemps possible.
RépondreEffacerLa capacité d’apprendre à jouer au piano est génétique et elle peut varier en degré d’une personne à l’autre. (Donc le talent génétique varie dans la population.) Mais à ma connaissance personne n’est né sachant déjà à jouer au piano sans entrainement (même si l’entrainement consiste juste de l’observation et l’imitation : c’est quel sorte d’apprentissage, ça?). Idem pour le langage.
EffacerL’évolution darwinienne n’est pas un processus qui se fait au niveau d’un seul individu. C’est une question des proportions des gènes dans la population. Si tu as une mutation qui t’aide -- ou t’empêche -- de survivre et reproduire, les effets s’expriment dans les générations suivantes.
C’est quoi un génotype puis un phénotype?
L’égoïsme des gènes concerne ce qu’ils codent : Ils ne codent que ce qui les aide à se faire transmettre aux prochaines générations.
Mais d'où vient la correction quand je me trompe?
EffacerTu as raison qu'il y a du feedback correctif quand on apprend une compétence sensorimotrice (comme la musique ou la danse ou un sport) en faisant des tentatives d'imitation. Mais est-ce de l’apprentissage d’une catégorie, plutôt que l’acquisition d’une habilité motrice (et continue)? Qu’est-ce qui est membre de quoi quand on apprend à nager par imitation?
Effacer"C'est en gros l'adaptation continue des phénotypes présents dans notre propre organisme biologique pour nous permettre une survie pour reproduire et ainsi garder notre progéniture le plus longtemps possible d'où l'égoïsme du gène qui tient à être présent dans un corps le plus longtemps possible"
EffacerSi je ne me trompe pas, le génotype est l’ensemble des gènes d’un individu, soit son patrimoine génétique. Alors que le phénotype lui est la manière que le génotype s’exprime, de manière observable (ex. avoir les gènes récessifs pour les yeux bleus (génotype), mais avoir des yeux bruns (phénotype)). Donc il serait impossible d’adapter continuellement son phénotype pour assurer une survie. Sur plusieurs générations, les gènes qui ont permis d’assurer cette survie seront sans doute « égoïstement » transmis, en éliminant ce qui n’est pas nécessaire.
Pour l’autre question, est-ce que ce serait de l’apprentissage supervisé? Ou si l’on suppose, comme Alaa explique, qu’il est possible d’apprendre en se fiant seulement au feedback correctif du son (ou le fait d’être capable de nager jusqu’à l’autre bord de la piscine sans se noyer), ça pourrait être de l’apprentissage non-supervisé aussi?
1- Pour acquérir de l’habileté motrice, il faut d’abord catégoriser les membres positifs et négatifs pour arriver a un mouvement qui nous permettent de réussir parfaitement ce qu’on entreprend. Les membres négatifs sont exclus des mouvements que l’on doit utiliser pour le faire correctement donc l’habileté motrice résulte de la catégorisation.
Effacer2- Les membres positifs sont les parties du corps ainsi que les mouvements corrects afin de nager. Les membres négatifs sont tous les autres mouvements ainsi que les parties du corps qui ne sont pas nécessaires à la nage.
L'évolution Baldwinienne est une prédisposition à apprendre un certain nombre de choses. Ainsi, ce n’est pas qu’on ne puisse pas les apprendre sinon, puisque l’évolution Darwinienne permet cette capacité d’apprentissage, c’est plutôt que dans notre code génétique il y a une transmission de la compétence en question, on apprend donc plus rapidement à le faire puisqu’il est codé génétiquement, c’est l’évolution dite paresseuse. Le processus séquentiel dans lequel des attributs ou des caractéristiques acquises sous l’influence de l’environnement sont remplacés par des caractères génétiques, c’est-à-dire transmissible, me laisse confuse, je dois l’admettre, il devient plus complexe de faire la part entre l’inné et l’acquis. Je comprends que la faculté (la chose qu’on apprend à faire) est acquise plus rapidement et préférentiellement parce qu’on a la prédisposition à l’apprendre. Est-ce exact?
RépondreEffacerIl y a la capacité générale d’apprendre (par l’apprentissage non-corrigé ou corrigé). Déjà on pourrait dire que l’apprentissage en soi est baldwinien, car bien que la capacité à apprendre soit codée génétiquement, donc darwinienne, mais son effet est que l’on peut apprendre beaucoup de comportements pour lesquels il n’est pas nécessaire de coder ce qui est appris dans les gènes. (Seul bémol est que ce qu’on a appris ne se transmet pas génétiquement; donc chaque individu doit l’apprendre pour soi-même.) (Il y a pourtant deux façons de transmettre ce qu’on a appris à autrui non-génétiquement – une chez beaucoup d’espèces, l’autre juste chez les humains. Que sont-elles?)
EffacerMais le terme « l’apprentissage baldwinien » est plus souvent réservé à une prédisposition ou un biais génétique à apprendre certains comportements plus facilement ou plus rapidement (comme le « imprinting » chez les canetons, ou l’apprentissage du langage chez les humains). Là la prédisposition à apprendre le comportement est génétique, mais l’issue de l’apprentissage, c’est-à-dire le comportement qu’on apprend, n’est toujours pas génétique.
Finalement, les prédispositions baldwiniennes évoluent de façon darwinienne classique, exactement comme le goût pour le sucre : Les enfants qui (1) aimaient le goût du sucre, et qui par conséquent en ont mangé autant que possible lorsque le sucre (rare) était disponible, ont mieux réussi à s’échapper de leurs prédateurs, survivre, et éventuellement se reproduire, grâce à l’énergie que donne le sucre, contrairement aux enfants qui (2) étaient indifférents au goût du sucre. Selon le même principe, les enfants qui avaient le « goût » d’apprendre le langage ont ensuite eu l’avantage de l’instruction verbale (« sauve-toi il y a un tigre derrière toi! »), et ce qu’elle contribue à la survie et la reproduction, contrairement les enfants qui étaient indifférents à l’apprentissage du langage.
L'évolution Baldwinienne est une prédisposition à apprendre un certain nombre de choses. Ainsi, ce n’est pas qu’on ne puisse pas les apprendre sinon, puisque l’évolution Darwinienne permet cette capacité d’apprentissage, c’est plutôt que dans notre code génétique il y a une transmission de la compétence en question, on apprend donc plus rapidement à le faire puisqu’il est codé génétiquement, c’est l’évolution dite paresseuse. Le processus séquentiel dans lequel des attributs ou des caractéristiques acquises sous l’influence de l’environnement sont remplacés par des caractères génétiques, c’est-à-dire transmissible, me laisse confuse, je dois l’admettre, il devient plus complexe de faire la part entre l’inné et l’acquis. Je comprends que la faculté (la chose qu’on apprend à faire) est acquise plus rapidement et préférentiellement parce qu’on a la prédisposition à l’apprendre. Est-ce exact?
RépondreEffacer« The fact that an evolutionary hypothesis led to the discovery of the single largest predictor of child abuse to date—the presence of a step-parent in the home—provides a “lever” for social policies designed to reduce the incidence of child abuse. » (Confer et al. &, 2010)
RépondreEffacerCe passage du premier texte m’a éclairé l’esprit sur l’importance d’étudier les théories évolutives pour des raisons pratiques. Cela nous apprend que la cognition n’est pas toujours rationnelle puisque socialement, c’est inacceptable de maltraiter un enfant, puis certains le font quand même. Serait-il possible de réduire ces méfaits? Dans cet exemple, on se sert des théories évolutives pour émettre une hypothèse qui réduirait la maltraitance envers les enfants, soit la présence d’un beau-parent à domicile. Si cela s’avère vrai, vive la connaissance que nous apporte ces théories évolutives! Toutefois, on ne peut pas décider de la présence d’un beau-parent au domicile de chaque enfant. Cela nous permet donc de mieux établir le profil des domiciles moins à risque (niveau social) et au niveau des sciences cognitives, de connaître les facteurs médiateurs entre les mécanismes cognitifs et les gestes horribles que certaines personnes sont susceptibles de faire.
La corrélation avec la présence d'un beau parent est une statistique, pas une découverte de la psychologie évolutive. Et la corrélation est tout aussi explicable à partir des hypothèses sociales ou cognitives (lesquelles?) (Attention pour ne pas devenir trop simpliste et réductionniste concernant la causalité.)
EffacerEt la reproduction + la parenté sont toujours sur le terrain (sexualité, serpents, araignées) qui est le plus solide pour les explications darwiniennes. Mais prend encore quelque pas dans la direction plus baldwinienne, et éventuellement verbale et culturelle...
« The fact that an evolutionary hypothesis led to the discovery of the single largest predictor of child abuse to date—the presence of a step-parent in the home—provides a “lever” for social policies designed to reduce the incidence of child abuse. » (Confer et al. &, 2010)
RépondreEffacerCe passage du premier texte m’a éclairé l’esprit sur l’importance d’étudier les théories évolutives pour des raisons pratiques. Cela nous apprend que la cognition n’est pas toujours rationnelle puisque socialement, c’est inacceptable de maltraiter un enfant, puis certains le font quand même. Serait-il possible de réduire ces méfaits? Dans cet exemple, on se sert des théories évolutives pour émettre une hypothèse qui réduirait la maltraitance envers les enfants, soit la présence d’un beau-parent à domicile. Si cela s’avère vrai, vive la connaissance que nous apporte ces théories évolutives! Toutefois, on ne peut pas décider de la présence d’un beau-parent au domicile de chaque enfant. Cela nous permet donc de mieux établir le profil des domiciles moins à risque (niveau social) et au niveau des sciences cognitives, de connaître les facteurs médiateurs entre les mécanismes cognitifs et les gestes horribles que certaines personnes sont susceptibles de faire.
La corrélation avec la présence d'un beau parent est une statistique, pas une découverte de la psychologie évolutive. Et la corrélation est tout aussi explicable à partir des hypothèses sociales ou cognitives (lesquelles?) (Attention pour ne pas devenir trop simpliste et réductionniste concernant la causalité.)
EffacerEt la reproduction + la parenté sont toujours sur le terrain (sexualité, serpents, araignées) qui est le plus solide pour les explications darwiniennes. Mais prend encore quelque pas dans la direction plus baldwinienne, et éventuellement verbale et culturelle...
L'effet Baldwin c'est lorsqu'un trait biologique devient inné et héritable à la suite d'un apprentissage, c'est un processus séquentiel où les caractères acquis de l'environnement sont remplacés par des caractères génétiques et donc transmissible. Par la sélection naturelle, ces caractères, dû à l'environnement, sont renforcés ou remplacés par des caractères héréditaires. C'est de cette manière que l'effet Baldwin s'encastre dans le darwinisme. Pour faire un parallèle avec le texte de Luc Faucher, l’effet Baldwin semble être implicitement présenté par ce que Griffiths et Gray appellent le modèle de la construction hétérogène (p.13). Ce modèle convie l’idée que le phénotype psychologique est construit à travers l’interaction de différents facteurs, soit les facteurs biologiques traditionnels, les facteurs culturels traditionnels et les facteurs difficiles à classer dans ces termes. Parmi les ressources contribuables au processus de développement, on note les éléments génétiques, les ressources environnementales permanentes, les ressources parentales, les ressources sociales et les ressources générés par la population ou le système lui-même. Ainsi, par renforcement, les caractères contribuables au développement, qui ne sont pas innées, le deviennent par sélection naturelle. Pour reprendre l’exemple exposé des enfants-loups (p. 13, enfants qui grandissent hors, ou en marge, de la société humaine) ces enfants ne peuvent pas apprendre à parler, car l’ordre spatio-temporel auquel les ressources sont présentées au système en développement est également important, des fenêtres d’apprentissage s’ouvrent à certains moments précis et un type d’information doit être présenté au système durant cette fenêtre de temps pour que le système soit en mesure d’acquérir un certain trait par l'effet Baldwin, c’est le renforcement d’une ressource produite par la population, le langage, qui devient alors un trait biologique constitutif de l'espèce.
RépondreEffacerL’effet Baldwin n’est pas qu’un trait appris devienne génétique. C’est qu’un trait appris qui a des conséquences adaptatives deviendra (suite à ses effets darwiniens) plus facile à apprendre (à cause des gènes qui favorisent son apprentissage). Mais le trait doit toujours s’apprendre.
Effacer(Ce serait du Lamarckisme si un trait appris devenait d’emblée inné. Il y a des cas spéciaux qui ressemble un peu à ça, mais ils sont en réalité baldwiniens, et nécessitent beaucoup de générations darwiniennes successives pour finir par évoluer un codage inné du trait et non pas juste de la capacité à l’apprendre. Il s’agirait de rendre l’apprentissage de plus en plus facile et probable. Mais ce ne serait toujours pas du Lamarckisme, qui aurait dû être instantané, immédiatement présent dans la génération succédente. – Et les cas spéciaux comme ça vont contre la tendance générale de paresse de la part de l’évolution.)
L’effet Baldwin n’est pas qu’un trait appris devienne génétique. C’est qu’un trait appris qui a des conséquences adaptatives deviendra (suite à ses effets darwiniens) plus facile à apprendre (à cause des gènes qui favorisent son apprentissage). Mais le trait doit toujours s’apprendre.
RépondreEffacer(Ce serait du Lamarckisme si un trait appris devenait d’emblée inné. Il y a des cas spéciaux qui ressemble un peu à ça, mais ils sont en réalité baldwiniens, et nécessitent beaucoup de générations darwiniennes successives pour finir par évoluer un codage inné du trait et non pas juste de la capacité à l’apprendre. Il s’agirait de rendre l’apprentissage de plus en plus facile et probable. Mais ce ne serait toujours pas du Lamarckisme, qui aurait dû être instantané, immédiatement présent dans la génération succédente. – Et les cas spéciaux comme ça vont contre la tendance générale de paresse de la part de l’évolution.)
Il existe des traits acquis durant la vie et des traits qui se propagent d’une génération à l’autre. L’évolution darwinienne explique la transmission des traits d’une génération à l’autre de façon héréditaire (p. ex : mes capacités physiques sont transmises à mes descendants). L’évolution Baldwinienne explique plutôt la reproduction des traits acquis durant la vie. C’est grâce à l’évolution darwinienne qu’on peut avoir l’évolution Baldwinienne, car la capacité à apprendre (apprentissage) doit être darwinienne pour qu’on puisse avoir l’évolution Baldwinienne. Les gènes sont ceux qui codent pour les traits, par la fabrication des protéines. Les mèmes ressemblent au « meeeme » sur internet. Ils se répandent rapidement et influencent, ça se propage comme des gênes. La différence entre les mèmes et les gènes, c’est que ce n’est pas la génétique qui se transmet pour les mèmes, ce sont seulement les produits des générations Baldwinienne.
RépondreEffacerCorrect. Que sont les risques associés aux mèmes?
EffacerLa psychologie évolutionniste s’intéresse aux caractéristiques psychologiques héritées qui auraient été favorisées au fil de l’évolution chez l’humain car apportaient des solutions ou avantages face aux enjeux de reproduction et de survie (comme par exemple la peur des serpents). La pensée humaine serait ainsi composée d’un assemblage complexe de multiples mécanismes psychologiques adaptatifs distincts développés en réponse aux multiples problèmes adaptatifs rencontrés, ces mécanismes interagissant les uns avec les autres.
RépondreEffacerL’évolution se passe sur une échelle de temps longue. Ainsi, de nombreux mécanismes psychologiques qui ont été favorisés par l’évolution car présentaient un avantage dans le milieu ancestral des humains sont en décalage avec le milieu de vie moderne de l’être humain, ne présentant plus d’avantage, voire pouvant même constituer un désavantage. C’est le cas, par exemple, de l’attrait pour le sucré et le gras qui favorisent aujourd’hui dans une société industrielle le diabète et l’obésité.
Si l’évolution génétique a une influence sur la culture (par exemple, une tendance naturelle à accorder une plus grande importance à l’attractivité physique des partenaires sexuels dans des zones géographique où il y a plus de parasites), la culture d’un groupe de personnes exerce elle aussi une pression évolutive importante, pouvant favoriser ou non certaines caractéristiques génétiques, qu’il s’agisse d’une propriété particulière (ex : adaptation à la consommation de produits laitiers dans un contexte d’agriculture) ou d’une capacité d’apprentissage d’un comportement utile (capacités baldwiniennes, comme par exemple la capacité à apprendre une langue).
L'exemple de l'effet le plus flagrant de la culture humaine sur les gènes c'est ce que nous faisons dans l'élevage des autres espèces, ainsi que ce que nous faisons avec leur (et notre) environnement.
EffacerL'exemple de l'effet le plus flagrant de la culture humaine sur les gènes c'est ce que nous faisons dans l'élevage des autres espèces, ainsi que ce que nous faisons avec leur (et notre) environnement.
RépondreEffacerVoici ce que je retiens du cours de la semaine sept. La cognition serait ce qui se passe dans notre tête/tout ce que l’humain peut faire. Faire est ce qui est observable comme parler, lire et comprendre, qui sont des capacités fondamentales.
RépondreEffacerSelon l’évolution Darwinienne, la mutation peut faire propager les traits de beaucoup d’organismes sur terre, où les traits acquis varient selon le mode de vie. Ce sont les gênes qui codent pour les traits. Entre autre, ce qui s’apprend n’est donc pas encoder dans les gènes, comme ils ne sont pas acquis. Pour l’évolution Baldwinienne, tout ce qui est Baldwiniens est grâce au Darwinien et la capacité d’apprendre. Donc les générations suivantes deviennent génétiquement programmées à apprendre rapidement un comportement qui a été bénéfique ou nécessaire, mais ce comportement ne devient pas acquis.
Avec l’évolution passive, l’apprentissage non supervisé, on peut catégoriser et faire des corrélations, mais cela ne nous permet pas d’apprendre à faire. La perception catégorielle est le côté physique et sensorielle contrairement à la catégorisation qui est le fait de faire la correcte chose avec la correcte sorte de chose.
Un exemple de l'apprentissage Baldwinienne, serait d'avoir un langage est un avantage pour les humains, car il permet d'apprendre par ouï-dire et l'ont nait avec des gênes qui nous facilitent l'apprentissage de n'importe quelle langue a laquelle nous sommes exposés à la naissance.
EffacerVoici ce que je retiens du cours de la semaine sept. La cognition serait ce qui se passe dans notre tête/tout ce que l’humain peut faire. Faire est ce qui est observable comme parler, lire et comprendre, qui sont des capacités fondamentales.
RépondreEffacerSelon l’évolution Darwinienne, la mutation peut faire propager les traits de beaucoup d’organismes sur terre, où les traits acquis varient selon le mode de vie. Ce sont les gênes qui codent pour les traits. Entre autre, ce qui s’apprend n’est donc pas encoder dans les gènes, comme ils ne sont pas acquis. Pour l’évolution Baldwinienne, tout ce qui est Baldwiniens est grâce au Darwinien et la capacité d’apprendre. Donc les générations suivantes deviennent génétiquement programmées à apprendre rapidement un comportement qui a été bénéfique ou nécessaire, mais ce comportement ne devient pas acquis.
Avec l’évolution passive, l’apprentissage non supervisé, on peut catégoriser et faire des corrélations, mais cela ne nous permet pas d’apprendre à faire. La perception catégorielle est le côté physique et sensorielle contrairement à la catégorisation qui est le fait de faire la correcte chose avec la correcte sorte de chose.
Un exemple de l'apprentissage Baldwinienne, serait d'avoir un langage est un avantage pour les humains, car il permet d'apprendre par ouï-dire et l'ont nait avec des gênes qui nous facilitent l'apprentissage de n'importe quelle langue a laquelle nous sommes exposés à la naissance.
EffacerCette deuxième ciélo viendra préciser d’autres termes vue en classe. Pour commencer, le gêne égoïste est un processus assurant la propagation des bons gènes de génération en génération, éliminant ainsi les gènes moins propices à la survie de l’espèce en question.
RépondreEffacerUn exemple de l’altruisme et l’adaptivité inclusive serait que, même si l’on meurt de faim, nous n’allons pas manger notre progéniture, mais nous allons décider de se laisser mourir de faim. Pour ce qui est de la psychologie évolutive, elle est représentative des caractéristiques psychologiques favorisant la survie et reproduction de l’humain. Ils sont donc des mécanismes psychologiques d’adaptation qui ont été créé suite à la rencontre d’un problème. Un exemple serait la peur des scorpions par exemple. Cette peur fait en sorte que l’humain reste a distance de cette espèce et évite du même coup de se faire piquer par l’animal et se faire injecter un poison souvent mortel.
En ce qui concerne des exemples de cause distale, ce serait que le sexe est pour se reproduire et assurer une reproduction, contrairement à la cause proximale qui est le ressenti d’aimer le sexe. Nous allons aussi choisir, sans le vouloir, notre partenaire selon leur aptitude.
Cette deuxième ciélo viendra préciser d’autres termes vue en classe. Pour commencer, le gêne égoïste est un processus assurant la propagation des bons gènes de génération en génération, éliminant ainsi les gènes moins propices à la survie de l’espèce en question.
RépondreEffacerUn exemple de l’altruisme et l’adaptivité inclusive serait que, même si l’on meurt de faim, nous n’allons pas manger notre progéniture, mais nous allons décider de se laisser mourir de faim. Pour ce qui est de la psychologie évolutive, elle est représentative des caractéristiques psychologiques favorisant la survie et reproduction de l’humain. Ils sont donc des mécanismes psychologiques d’adaptation qui ont été créé suite à la rencontre d’un problème. Un exemple serait la peur des scorpions par exemple. Cette peur fait en sorte que l’humain reste a distance de cette espèce et évite du même coup de se faire piquer par l’animal et se faire injecter un poison souvent mortel.
En ce qui concerne des exemples de cause distale, ce serait que le sexe est pour se reproduire et assurer une reproduction, contrairement à la cause proximale qui est le ressenti d’aimer le sexe. Nous allons aussi choisir, sans le vouloir, notre partenaire selon leur aptitude.
L’effet Baldwin, d’abord remarqué par Spalding en 1873, me semble être un mécanisme explicatif important de la nouvelle synthèse darwinienne. En mettant de l’avant la possibilité d’une pression sélective accrue dans l’environnement adaptatif par le fait d’une innovation cognitive qui rend les individus plus à même d’apprendre rapidement et efficacement une pratique comportementale adaptative, et donc qui tend à sélectionner sur plusieurs générations les individus ayant la plasticité phénotypique du bon comportement avec le bon objet de l’environnement offrant les affordances adéquates à améliorer le taux de survie et de reproduction, l’effet Baldwin donc, permet de ménager une voie pour intégrer le social et le culturel dans l’évolution darwinienne. Comme dans une fenêtre de temps donnée, les enfants humains, à l’instar des animaux sensibles au « imprinting » apprennent la forme et l’apparence de leur parent, peuvent apprendre rapidement leur langue maternelle en paramétrant leur grammaire générative universelle aux conditions phonétiques et syntaxiques de la langue à laquelle ils sont exposés, ils ont donc rapidement accès à l’avantage adaptatif de l’instruction verbale par ouï-dire, ce qui permet d’apprendre rapidement, une fois ancrés les mots de l’ensemble minimal de la langue, au-delà de l’apprentissage passif (les classes de traits dispositionnels) et de l’apprentissage supervisé par essais et erreurs (présentant un risque et laborieux en terme d’énergie). Cet apprentissage accéléré fournit donc la base d’un avantage adaptatif conféré par les voies sociales et culturelles, et l’effet Baldwin, en postulant que la souplesse cognitive et comportementale nécessaire à ces apprentissages accélérés finira, au bout de plusieurs générations sur une population donnée de sélection naturelle darwinienne, par sélectionner les capacités génétiques rendant compte de la possibilité d’apprendre plus rapidement et efficacement dans le cadre du développement phénotypique et comportemental d’un individu.
RépondreEffacerL’effet Baldwin, d’abord remarqué par Spalding en 1873, me semble être un mécanisme explicatif important de la nouvelle synthèse darwinienne. En mettant de l’avant la possibilité d’une pression sélective accrue dans l’environnement adaptatif par le fait d’une innovation cognitive qui rend les individus plus à même d’apprendre rapidement et efficacement une pratique comportementale adaptative, et donc qui tend à sélectionner sur plusieurs générations les individus ayant la plasticité phénotypique du bon comportement avec le bon objet de l’environnement offrant les affordances adéquates à améliorer le taux de survie et de reproduction, l’effet Baldwin donc, permet de ménager une voie pour intégrer le social et le culturel dans l’évolution darwinienne. Comme dans une fenêtre de temps donnée, les enfants humains, à l’instar des animaux sensibles au « imprinting » apprennent la forme et l’apparence de leur parent, peuvent apprendre rapidement leur langue maternelle en paramétrant leur grammaire générative universelle aux conditions phonétiques et syntaxiques de la langue à laquelle ils sont exposés, ils ont donc rapidement accès à l’avantage adaptatif de l’instruction verbale par ouï-dire, ce qui permet d’apprendre rapidement, une fois ancrés les mots de l’ensemble minimal de la langue, au-delà de l’apprentissage passif (les classes de traits dispositionnels) et de l’apprentissage supervisé par essais et erreurs (présentant un risque et laborieux en terme d’énergie). Cet apprentissage accéléré fournit donc la base d’un avantage adaptatif conféré par les voies sociales et culturelles, et l’effet Baldwin, en postulant que la souplesse cognitive et comportementale nécessaire à ces apprentissages accélérés finira, au bout de plusieurs générations sur une population donnée de sélection naturelle darwinienne, par sélectionner les capacités génétiques rendant compte de la possibilité d’apprendre plus rapidement et efficacement dans le cadre du développement phénotypique et comportemental d’un individu.
RépondreEffacerL’importance de l’effet Baldwin dans le cadre de la psychologie évolutionniste me semble donc être de circonscrire le cadre raisonnable d’une explication évolutive plausible. Ce cadre circonscrit permet donc d’éviter les « just so stories » (comme dans le livre pour enfants de Rudyard Kipling) qui se présenteraient comme des gloses plausibles sur l’histoire évolutive de traits phénotypiques que nous observons sans pouvoir croiser rigoureusement les données empiriques de la paléontologie et de la biologie évolutionniste afin de contrôler la validité du récit adaptatif. En effet, il n’y a pas que des adaptations, mais aussi des exaptations (des traits initialement sans valeur adaptative qui sont recrutés plus tard, par le hasard de l’évolution de l’environnement adaptatif), des pré-adaptations (un trait d’abord recruté pour une fonction qui finit par l’être pour autre chose) et de la contingence et du hasard, ce qui nous garde des erreurs de téléologie et de finalité en présumant qu’il y avait une raison ancestrale pour toute la variation que nous observons dans les populations d’espèces aujourd’hui. En rappelant que les biofonctions (les traits biologiques qui permettent d’accomplir une fonction donnée) peuvent éventuellement donner lieu à une variabilité de second ordre (dans un deuxième temps), à l’instar de Gould et Lewontin, nous nous gardons de postuler que les pendentifs (« squandrels ») architecturaux de la cathédrale de San Marco étaient destinés à être décorés. C’est d’abord la fonction architecturale de soutenir la voûte circulaire dans une pièce carrée qui prédique la forme du pendentif, et ensuite elle est agrémentée d’ornements. Ainsi, faute de données paléobiologiques ou issues de l’anthropologie évolutionniste, nous devons nous garder de présumer que tous les traits observés étaient adaptatifs dans l’environnement ancestral (cause distale). Il faut ainsi éviter de verser dans une histoire plausible mais non-corroborée par les données empiriques anciennes en vertu des mécanismes actuels (penchant vers des traits d’objets contemporains, cause proximale) dont nous sommes témoins (comme le goût pour le sucre, la peur des serpents, etc.). L’effet Baldwin, en permettant d’établir un pont darwinien pour rendre compte d’une partie de l’influence du lien entre le biologique « dur » (la génétique des populations sur le long terme), le développemental (l’ontogenèse dans la vie d’un organisme) et une nouvelle pression sélective issue du social et de la culture, nous prémunit donc d’aplatir la complexité du phénomène de l’intelligence. L’environnement culturel adaptatif, en recrutant les nouvelles habiletés comme le langage pour faciliter la reproduction et la survie, fournit donc une pression sélective qui, via un effet de sélection darwinien, va maximiser la fréquence dans une population des individus ayant une facilité à apprendre rapidement. La souplesse cognitive (facilité à apprendre rapidement un certain savoir-faire critique) ainsi répandue dans une population permet donc d’établir la frontière entre une explication de psychologie évolutionniste sérieuse et pondérée et une histoire plausible (just so story) non-corroborée empiriquement faute de données sur le milieu ancestral.
RépondreEffacerOn comprend rapidement en quoi l’effet Baldwin s’est mérité autant d’attention depuis que celui-ci a proposé sa théorie en 1896. Selon cette théorie, il serait possible d’acquérir un nouveau trait biologique à partir d’une adaptation environnementale de sorte que celui-ci soit transmis à la génération suivante. Autrement dit, on pourrait apprendre à faire bon usage d’une mutation génétique, qui, sans cette capacité d’apprentissage, serait inutile. Pour clarifier, cela signifie donc que le trait génétique qui est acquis et transmissible est une capacité d’apprendre à bien catégoriser une chose de manière à bien réagir face à cette chose dans le futur (chose dangereuse ou utile ?). Par exemple, si un nouveau type de prédateur pour les lièvres arrive dans une forêt, nous pourrions observer que les lièvres de la génération suivante arriveront plus rapidement à catégoriser celui-ci comme étant un danger et à trouver des moyens de se protéger de ce danger. De manière plus concrète, pour les humains, l’effet Baldwin peut expliquer le fait que les enfants naissent avec des traits génétiques qui leur permettent de faciliter l’apprentissage du langage.
RépondreEffacerOn comprend rapidement en quoi l’effet Baldwin s’est mérité autant d’attention depuis que celui-ci a proposé sa théorie en 1896. Selon cette théorie, il serait possible d’acquérir un nouveau trait biologique à partir d’une adaptation environnementale de sorte que celui-ci soit transmis à la génération suivante. Autrement dit, on pourrait apprendre à faire bon usage d’une mutation génétique, qui, sans cette capacité d’apprentissage, serait inutile. Pour clarifier, cela signifie donc que le trait génétique qui est acquis et transmissible est une capacité d’apprendre à bien catégoriser une chose de manière à bien réagir face à cette chose dans le futur (chose dangereuse ou utile ?). Par exemple, si un nouveau type de prédateur pour les lièvres arrive dans une forêt, nous pourrions observer que les lièvres de la génération suivante arriveront plus rapidement à catégoriser celui-ci comme étant un danger et à trouver des moyens de se protéger de ce danger. De manière plus concrète, pour les humains, l’effet Baldwin peut expliquer le fait que les enfants naissent avec des traits génétiques qui leur permettent de faciliter l’apprentissage du langage.
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