La grammaire universelle de Chomsky
Harnad, S (2014) L'Univers de Chomsky. À babord: Revue sociale es politique 52.Vidéo du cours -- 6 avril 2021 (partie 1 de 2)
Vidéo du cours -- 6 avril 2021 (partie 2 de 2)
PPT 2019:
SEMAINE 9 2018
Cours 2
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La grammaire générative dont fait référence Chomsky est l’ensemble des règles qu’on apprend à appliquer à l’école pour parler une langue de manière correcte. C’est généralement la conjugaison, les accords du féminin, du pluriel etc. Cette grammaire est apprise par apprentissage corrigé, non corrigé et par instruction verbale. C’est des règles clairement définies, il n’y a donc aucune ambiguïté. La grammaire universelle est plus complexe, car elle est présentée comme ayant des règles qu’on ne peut pas apprendre, elle serait donc innée, mais comment existe-elle? La grammaire ordinaire est composée de membre positif et négatifs clairement visible permettant ainsi de faire l’apprentissage de ces règles grammaticales. Nous avons donc assez d’erreurs et assez de bon résultat pour faire la compréhension des règles qui entourent cette grammaire. Par contre la grammaire universelle ne possède pas de membre négatif suffisants visibles pour lui accorder des règles. C’est cette pauvreté du stimulus qui nous empêche de relier l’erreur à son bon résultat afin de comprendre la règle qu’elle applique (s’il y’en a bien une). Il n’y a donc que les linguistes qui savent reconnaitre les erreurs de GU, donc les erreurs qu’on peut voir sont plutôt des erreurs de GO.
RépondreEffacerSi j’ai bien compris, la grammaire générative correspond à la GU laquelle est innée. On ne sait pas pourquoi, mais on sait qu’une préposition est bien ou mal dite exemple : tout le monde dit et non le monde tout dit. La GU ne possède pas du tout des exemples négatifs; les linguistes formulent que des hypothèses essaient de trouver des réponses. Nous, les lilliputiens, sommes loin d’avoir des réponses. Nous agissons par intuition c’est tout: bien dit- mal dit.
EffacerLa GO, de laquelle tu parles qu’on apprend à l’école à travers des règles précises, normalement on utilise l’apprentissage corrigé parce que si on ne corrige pas on néglige la règle et la grammaire, syntaxe entre autres. L’instruction verbale prend aussi une place importante. Les parents normalement vont corriger au jeune enfant tout en donnant le bon modèle.
Alaa, ce que tu résumes est correcte, mais incomplet.
EffacerPour la grammaire ordinaire (GO), les enfants l’apprennent, soit par l’apprentissage non-supervisé (non-corrigé : exposition passive et imitation), soit par l’apprentissage supervisé (corrigé : essai, erreur, correction), soit par l’instruction verbale.
L’apprentissage non corrigé de la GO est possible grâce au fait que :
(GO+) : les adultes produisent les exemples positifs (GO+) qui sont conformes avec la GO et donc corrects. Les enfants entendent ces GO+, les produisent aussi par imitation, et les généralisent aussi à des nouveaux exemples.
(GO-) les enfants (mais pas les adultes) produisent aussi des exemples négatifs (GO-), les erreurs de GO, donc incorrects.
L’apprentissage corrigé de la GO est possible grâce au fait que l’enfant entend beaucoup plus de GO+ que de GO-, et que ses propres productions de GO- sont (parfois, mais pas toujours) corrigées par les adultes.
Éventuellement les enfants peuvent aussi recevoir le l’instruction verbale explicitant formellement les règles de la GO, mais ça se fait plus tard et n’est pas essentiel. L’exposition et l’imitation non corrigées, ainsi qu’un peu de correction des généralisations erronées suffisent sans instruction verbale, car les règles de la GO sont simples.
Contrairement à ça, les règles de la GU sont complexes.
L’apprentissage non corrigé de la GU est possible grâce au fait que :
(GU+) Les enfants n’entendent que les exemples positifs (GU+) qui sont conformes à la GU. Pas d’exemples de GU- (sauf si l’enfant d’un linguiste est présent durant une discussion sur la recherche sur la GU!)
(GU-) Les enfants n’entendent que les exemples positifs (GU+) qui sont conformes à la GU : aucun exemple de GU-
Par conséquent, aucune possibilité d’apprentissage supervisé/corrigé. C’est ça la « pauvreté du stimulus ».
Et c’est cette absence de production GU- chez les enfants lors de leur apprentissage du langage qui a mené Chomsky à l’hypothèse que la GU est innée. (Pourquoi?)
Mais ça crée des incertitudes concernant l’évolution darwinienne de cette capacité GU : Quelle était sa valeur adaptative? Et comment est-ce qu’elle a évolué? D’un seul coup?
Pour toute catégorie (sauf « Lélek » – c’est quoi?) il faut y avoir des membres et des non-membres, les exemples C+ et C-. C’est ça ce qui permet d’identifier les attributs qui les distinguent. Connaissez-vous d’autres « catégories » qui n’ont pas de C-?
Paola, nous avons des « intuitions » lorsqu’une une locution viole la GO ainsi que lorsqu’elle viole la GU. Sauf que pour les GO- on sait pourquoi c’est une erreur (et on peut même identifier la règle qui est violée). Mais pas pour les GU-. On sait que c’est faux, ça ne se dit pas, mais on n’a aucune idée pourquoi (sauf si on a un linguiste chomskien dans la famille!)
EffacerComment? Pouquoi?
« Étienne dit » que parmi les exemples de la pauvreté du stimulus qui ont été utilisés comme exemples de GU- (par Pinker et Pullum et beaucoup d’autres) il s’agissait surtout juste des exemples GO-, pas GU-! Donc il ne s’agissait pas du tout des violations de la GU dans ces exemples-là.
Ce que Pinker prenait comme preuve du fait que la GU n’était pas apprenable n’était que le fait que ces erreurs n’étaient pas corrigées « assez souvent » à rendre possible l’apprentissage par l’apprentissage corrigé. (Mais elles peuvent déjà s’apprendre par l’apprentissage non supervisé!)
Le fait que ces erreurs soient produites par les enfants, et qu’elles soient parfois corrigées par les adultes, et qu’on sache exactement ce qui sont les règles GO qu’elles violent, à tel point qu’on puisse les faire apprendre explicitement par instruction verbale – tout ça démontre qu’elles sont quand-même apprenables et qu’elles ne concernent que les règles de la GO, pas les règles de la GU. [« dit Étienne », liliputien…]
La grammaire générative dont fait référence Chomsky est l’ensemble des règles qu’on apprend à appliquer à l’école pour parler une langue de manière correcte. C’est généralement la conjugaison, les accords du féminin, du pluriel etc. Cette grammaire est apprise par apprentissage corrigé, non corrigé et par instruction verbale. C’est des règles clairement définies, il n’y a donc aucune ambiguïté. La grammaire universelle est plus complexe, car elle est présentée comme ayant des règles qu’on ne peut pas apprendre, elle serait donc innée, mais comment existe-elle? La grammaire ordinaire est composée de membre positif et négatifs clairement visible permettant ainsi de faire l’apprentissage de ces règles grammaticales. Nous avons donc assez d’erreurs et assez de bon résultat pour faire la compréhension des règles qui entourent cette grammaire. Par contre la grammaire universelle ne possède pas de membre négatif suffisants visibles pour lui accorder des règles. C’est cette pauvreté du stimulus qui nous empêche de relier l’erreur à son bon résultat afin de comprendre la règle qu’elle applique (s’il y’en a bien une). Il n’y a donc que les linguistes qui savent reconnaitre les erreurs de GU, donc les erreurs qu’on peut voir sont plutôt des erreurs de GO.
RépondreEffacerSi j’ai bien compris, la grammaire générative correspond à la GU laquelle est innée. On ne sait pas pourquoi, mais on sait qu’une préposition est bien ou mal dite exemple : tout le monde dit et non le monde tout dit. La GU ne possède pas du tout des exemples négatifs; les linguistes formulent que des hypothèses essaient de trouver des réponses. Nous, les lilliputiens, sommes loin d’avoir des réponses. Nous agissons par intuition c’est tout: bien dit- mal dit.
EffacerLa GO, de laquelle tu parles qu’on apprend à l’école à travers des règles précises, normalement on utilise l’apprentissage corrigé parce que si on ne corrige pas on néglige la règle et la grammaire, syntaxe entre autres. L’instruction verbale prend aussi une place importante. Les parents normalement vont corriger au jeune enfant tout en donnant le bon modèle.
Avant même de bénéficier d’une instruction formelle, les jeunes enfants de toutes les langues sont capables d’apprendre à comprendre et former des phrases de manière systématiquement cohérentes, en respectant des règles qui ne sont pas les règles de grammaires ordinaires que l’on apprend à l’école, mais des règles implicites (grammaire générative) qui nous indiquent par exemple que la phrase “le monde tout dit” est incorrecte.
RépondreEffacerOr, iels ne reçoivent pas d’instruction directe de ces règles par leur parent, mais n’ont par ailleurs pas non plus une exposition à suffisamment de stimuli pour être en mesure d’inférer ces règles. C’est en faisant ce constat que Noam Chomsky a proposé le concept de grammaire universelle, qui serait innée à l’être humain et commune à toutes les langues du monde. Nous viendrons au monde avec une capacité innée à apprendre une langue, disposant déjà des règles structurelles profondes composant les langues humaines et nous permettant ainsi, à partir d”un nombre fini de mots appris, de composer une infinité de propositions grammaticalement correcte (du point de vue de la grammaire générative).
Si cette thèse semble jusque là la plus plausible pour expliquer l’apprentissage des langues humaine, elle pose par ailleurs un grand défi quant à l’explication de son développement chez l’être humain, avec des théories qui s’affrontent : si certains défendent l’idée d’une sélection naturelle via un long processus, Chomsky évoque quant à lui la thèse de l’accident fortuit.
J’admire beaucoup Bruno Trubuc, mais il n’est pas plus linguiste que moi (= 0), et je me doute que la « elle » dans sa phrase « C'est elle qui fait que tout le monde dit "tout le monde dit" plutôt que "le monde tout dit" n'a rien à voir avec la GU mais avec la GO (comme beaucoup d’exemples qu’inventent les non-linguistes pour illustrer leur idée de la GU – qu’ils ne connaissent point). (Par fois il faut résister à fabriquer un slogan accrocheur…)
Effacer(Tout autant, Marie, que ton « iels » ne viole que la GO, qui, contrairement à la GU, est mutable, et peut se réviser d’une génération à l’autre! (Pour le moment ton « iels » fait des ravages avec les accords de genre et l’anaphore selon la GO actuelle du français [récrit cette réplique en remplaçant to les il/elle et ils/elles pas iel et iels], mais tout ça c’est négociable et ça peut éventuellement s’arranger. Il suffit de tripoter un peu avec les paramètres du français, qui, eux, sont apprenables. Ma langue maternelle, le hongrois, n’a pas de genre syntaxique, et on se débrouille quand-même.)
Lis ma réplique ci-dessus concernant la pauvreté du stimulus, ce qui n’est pas une question de ne pas avoir « une exposition à suffisamment de stimuli pour être en mesure d’inférer [les] règles [de la GU]. » mais d’aucun stimulus GU-.
À propos de la capacité « à partir d’un nombre fini de mots appris, de composer une infinité de propositions grammaticalement correcte (du point de vue de la grammaire générative) » -- il s’agit de deux propriétés indépendantes ici :
(1) Une des propriétés est la générativité – la capacité à générer une infinité de propositions à partir d’un nombre fini de composants. Mais ceci ne nécessite pas la GU. On peut générer une infinité de propositions en logique propositionnelle formelle (« (p ET (q OU r) ET PAS q IMPLIQUE p et R) » ainsi qu’en logique prédicative ainsi qu’en calcul de Peano – tout sans GU. Mais cette infinité de propositions n’est ni toute possible proposition, ni les propositions linguistiques : juste des propositions symboliques comme on a traité dans les semaines concernant la computation.
(2) Indépendante de la générativité formelle il y a la capacité à la GU, qui donne la capacité à générer toutes les propositions linguistiques. Grâce à la pauvreté du stimulus (qui est une variété de sous-détermination : comment?) -- l’absence totale d’exemples de GU- en apprenant la langue -- la GU semble être non apprenable par l’enfant et par conséquent innée. Mais si elle est innée, d’où provient-elle? Comment est-ce qu’elle a évolué par l’évolution darwinienne?
La « sélection naturelle via un long processus » ne semble pas évident : Qu’était l’avantage adaptatif de la GU? (pas l’avantage du langage en général, mais l’avantage de la GU)? Et comment l’avantage s’est-il manifesté progressivement?
Un « accident fortuit » de cette énormité ressemble plus à un miracle qu’à une explication biologique. Mais ce n’est pas exactement ce qui dit Chomsky. Lis « L’univers de Chomsky » et reviens expliquer ce que dit Chomsky (ou au moins ce que moi, en tant que lilliputien, je crois le comprendre dire…)
Avant même de bénéficier d’une instruction formelle, les jeunes enfants de toutes les langues sont capables d’apprendre à comprendre et former des phrases de manière systématiquement cohérentes, en respectant des règles qui ne sont pas les règles de grammaires ordinaires que l’on apprend à l’école, mais des règles implicites (grammaire générative) qui nous indiquent par exemple que la phrase “le monde tout dit” est incorrecte.
RépondreEffacerOr, iels ne reçoivent pas d’instruction directe de ces règles par leur parent, mais n’ont par ailleurs pas non plus une exposition à suffisamment de stimuli pour être en mesure d’inférer ces règles. C’est en faisant ce constat que Noam Chomsky a proposé le concept de grammaire universelle, qui serait innée à l’être humain et commune à toutes les langues du monde. Nous viendrons au monde avec une capacité innée à apprendre une langue, disposant déjà des règles structurelles profondes composant les langues humaines et nous permettant ainsi, à partir d”un nombre fini de mots appris, de composer une infinité de propositions grammaticalement correcte (du point de vue de la grammaire générative).
Si cette thèse semble jusque là la plus plausible pour expliquer l’apprentissage des langues humaine, elle pose par ailleurs un grand défi quant à l’explication de son développement chez l’être humain, avec des théories qui s’affrontent : si certains défendent l’idée d’une sélection naturelle via un long processus, Chomsky évoque quant à lui la thèse de l’accident fortuit.
Selon Chomsky, on peut apprendre la grammaire ordinaire par l’apprentissage de type explicite (verbal), par l’apprentissage non-supervisé ou l’apprentissage supervisé. En ce qui concerne l’apprentissage non-supervisé, il est possible par l’observation des modèles corrects des adultes dans l’environnement des enfants qui reproduisent les exemples positifs et les transfèrent en les généralisant à d’autres exemples syntaxiquement semblables, on comprendra ici donc que la grammaire ordinaire est plutôt simple et on peut corriger les erreurs en se référant au code de la langue, aux règles. Par opposition, la grammaire universelle est complexe. On peut également l’apprendre de manière non-supervisée puisque de la même manière que pour la GO les enfants procèdent par imitation des exemples positifs entendus. Dans le cas de la GU, les enfants n’entendent que des exemples positifs puisqu’il n’y a pas à proprement dit de possibilité d’erreurs de syntaxe, effectivement le discours ne ferait simplement pas de sens, il n’est pas possible de faire de généralisations de la forme syntaxique. On comprendra donc ici que contrairement à la GO, on ne peut pas apprendre la GU de manière supervisée ou même par l’instruction explicite, il ne s’agirait plus de grammaire. Chomsky émet donc l’hypothèse que la grammaire universelle est innée. Chomsky ne parlait pas de la capacité d’apprendre les règles grammaticales d’une langue mais bien d’apprendre une langue quelle qu’elle soit par l’existence d’une grammaire commune à toutes. L’enfant connait inconsciemment, instinctivement les règles de la GU. Il sait reconnaitre une phrase bien formée et sait si elle ne l'est pas sans qu'on lui ait appris. Cela dit, Chomsky ne conçoit pas l'origine de nos facultés linguistiques comme le résultat d'une évolution sélective. Selon lui, les capacités permettant la complexité du langage humain sont possiblement la conséquence d'une réorganisation neuronale. Notre cerveau, qui fait la cognition donc, procède à des associations : syntaxe/sémantique. La question demeure... On ne connait pas les mécanismes utilisés par le cerveau pour générer ces associations. Pour Chomsky, l'acquisition du langage ne peut pas uniquement être défini comme un éventail de réponses à des stimuli puisqu’une quantité infinie d’éléments sont combinés pour atteindre le langage. Le cerveau est-il pré-organisé? Cette hypothèse n'explique en rien. Ni les mécanismes en cause, ni l'évolution ou l'origine du langage et ne donne aucune information sur la valeur adaptative de la grammaire universelle.
RépondreEffacerBon résumé. Non, ni Chomsky, ni personne n'a expliqué l'origine ni la valeur adaptative de la GU, ni comment elle à évolué progressivement (ou subitement).
EffacerChomsky répond: Je ne suis pas biologiste; je suis linguiste. Je cherche à constater ce qui sont les règles de la GU, pas leur provenance. Mais je note en passant qu'elles ne sont pas apprises, et ne peuvent pas êtres apprises par l'enfant prélinguistique.
Selon Chomsky, on peut apprendre la grammaire ordinaire par l’apprentissage de type explicite (verbal), par l’apprentissage non-supervisé ou l’apprentissage supervisé. En ce qui concerne l’apprentissage non-supervisé, il est possible par l’observation des modèles corrects des adultes dans l’environnement des enfants qui reproduisent les exemples positifs et les transfèrent en les généralisant à d’autres exemples syntaxiquement semblables, on comprendra ici donc que la grammaire ordinaire est plutôt simple et on peut corriger les erreurs en se référant au code de la langue, aux règles. Par opposition, la grammaire universelle est complexe. On peut également l’apprendre de manière non-supervisée puisque de la même manière que pour la GO les enfants procèdent par imitation des exemples positifs entendus. Dans le cas de la GU, les enfants n’entendent que des exemples positifs puisqu’il n’y a pas à proprement dit de possibilité d’erreurs de syntaxe, effectivement le discours ne ferait simplement pas de sens, il n’est pas possible de faire de généralisations de la forme syntaxique. On comprendra donc ici que contrairement à la GO, on ne peut pas apprendre la GU de manière supervisée ou même par l’instruction explicite, il ne s’agirait plus de grammaire. Chomsky émet donc l’hypothèse que la grammaire universelle est innée. Chomsky ne parlait pas de la capacité d’apprendre les règles grammaticales d’une langue mais bien d’apprendre une langue quelle qu’elle soit par l’existence d’une grammaire commune à toutes. L’enfant connait inconsciemment, instinctivement les règles de la GU. Il sait reconnaitre une phrase bien formée et sait si elle ne l'est pas sans qu'on lui ait appris. Cela dit, Chomsky ne conçoit pas l'origine de nos facultés linguistiques comme le résultat d'une évolution sélective. Selon lui, les capacités permettant la complexité du langage humain sont possiblement la conséquence d'une réorganisation neuronale. Notre cerveau, qui fait la cognition donc, procède à des associations : syntaxe/sémantique. La question demeure... On ne connait pas les mécanismes utilisés par le cerveau pour générer ces associations. Pour Chomsky, l'acquisition du langage ne peut pas uniquement être défini comme un éventail de réponses à des stimuli puisqu’une quantité infinie d’éléments sont combinés pour atteindre le langage. Le cerveau est-il pré-organisé? Cette hypothèse n'explique en rien. Ni les mécanismes en cause, ni l'évolution ou l'origine du langage et ne donne aucune information sur la valeur adaptative de la grammaire universelle.
RépondreEffacerBon résumé. Non, ni Chomsky, ni personne n'a expliqué l'origine ni la valeur adaptative de la GU, ni comment elle à évolué progressivement (ou subitement).
EffacerChomsky répond: Je ne suis pas biologiste; je suis linguiste. Je cherche à constater ce qui sont les règles de la GU, pas leur provenance. Mais je note en passant qu'elles ne sont pas apprises, et ne peuvent pas êtres apprises par l'enfant prélinguistique.
À la suite des lectures et du cours de la semaine 9, je me demande d’où proviennent les lois de la GO. Si, telle que Chomsky l’affirme, la GU représente nos limites et encadre nos pensées, cela signifie qu’il y a une raison pratique afin de justifier ce qui est admissible syntaxiquement, et que ces règles existent dans toutes les langues depuis longtemps. Mais, résultent-elles d’un apprentissage baldwinien d’il y a très longtemps, ou ont-elles toujours étés innés, comme la capacité de l’être humain de marcher sur nos deux jambes ? De plus, comment ces lois syntaxiques pouvaient-elles être appliquées si les premières langues humaines étaient non verbales, comme il a été discuté dans un cours précédent ?
RépondreEffacerLes GO sont apprises et apprenables (par l’apprentissage non-sup, sup et verbal). Les règles GO sont inventées et elles varient d’une langue à l’autre et d’une époque à l’autre.
EffacerLa GU est universelle et identique pour toutes les langues (sauf les variation sde paramètres comme l’ordre (sujet-verbe-objet, sujet-objet-verbe, etc.) qui sont apprenables et appris.
Il y a beaucoup de codes de communication, mais la langue humaine n’est pas juste un code de communication : Elle peut exprimer les propositions (sujets-predicats) – toute proposition. Donc les premières langues (peu importe si gestuelles, vocales ou écrites) étaient belles et bien des langues, capables d’exprimer toute proposition. La pantomime et pointage par contre (si c’est ça ce qui précédait les premières langues) n’est pas une langue, et ne peut pas exprimer les propositions.
À la suite des lectures et du cours de la semaine 9, je me demande d’où proviennent les lois de la GO. Si, telle que Chomsky l’affirme, la GU représente nos limites et encadre nos pensées, cela signifie qu’il y a une raison pratique afin de justifier ce qui est admissible syntaxiquement, et que ces règles existent dans toutes les langues depuis longtemps. Mais, résultent-elles d’un apprentissage baldwinien d’il y a très longtemps, ou ont-elles toujours étés innés, comme la capacité de l’être humain de marcher sur nos deux jambes ? De plus, comment ces lois syntaxiques pouvaient-elles être appliquées si les premières langues humaines étaient non verbales, comme il a été discuté dans un cours précédent ?
RépondreEffacerLes GO sont apprises et apprenables (par l’apprentissage non-sup, sup et verbal). Les règles GO sont inventées et elles varient d’une langue à l’autre et d’une époque à l’autre.
EffacerLa GU est universelle et identique pour toutes les langues (sauf les variation sde paramètres comme l’ordre (sujet-verbe-objet, sujet-objet-verbe, etc.) qui sont apprenables et appris.
Il y a beaucoup de codes de communication, mais la langue humaine n’est pas juste un code de communication : Elle peut exprimer les propositions (sujets-predicats) – toute proposition. Donc les premières langues (peu importe si gestuelles, vocales ou écrites) étaient belles et bien des langues, capables d’exprimer toute proposition. La pantomime et pointage par contre (si c’est ça ce qui précédait les premières langues) n’est pas une langue, et ne peut pas exprimer les propositions.
Pour Chomsky, le langage ne découle pas d'une imitation reproduite en écoutant, comme un répertoire de réponses à certains stimulis, car chaque phrase que quelqu'un produit peut être une combinaison totalement nouvelle de mots. Chomsky introduit alors l’hypothèse d’une grammaire générative (capacité à produire et interprété des phrases jamais rencontrés). Or, pour que cette hypothèse tienne la route, on doit supposer que toutes les langues du monde partagent certaines propriétés structurelles. Chomsky l'aurait semble-t-il prouvé, c’est la grammaire universelle. Cette théorie s’oppose ainsi à la tabula rasa des lumières, il existe un ensemble de contrainte dans la grammaire universelle encodé dans les neurones du cerveau par lequel l’enfant peut juger de la rectitude d’une phrase. L'enfant naît avec certaines prédispositions linguistiques à acquérir une langue nouvelle ou à en créer une. Chomsky conçoit l'origine de nos facultés linguistiques comme le résultat d'un accident fortuit. Des travaux faits sur la récursivité laissent croire que ce pourrait être la seule composante spécifiquement humaine du langage, la récursivité c'est la possibilité d’enchâsser une proposition à l’intérieur d’une autre proposition. Alors que, pour Philip Lieberman, le langage n'est pas un instinct encodé d'un "organe du langage", mais une compétence apprise qui s'appuie sur un système fonctionnel. Le langage ne serait alors pas qualitativement différent de la communication animale. Lakoff, lui, croit qu’il s’agirait plutôt d’une sémantique générative, car la sémantique, le contexte ou d’autres facteurs entrent en ligne de compte dans les règles dirigeant la syntaxe. Les différentes positions qui s’affrontent débattent surtout de l’émergence de la grammaire universelle.
RépondreEffacerPour Chomsky, le langage ne découle pas d'une imitation reproduite en écoutant, comme un répertoire de réponses à certains stimulis, car chaque phrase que quelqu'un produit peut être une combinaison totalement nouvelle de mots. Chomsky introduit alors l’hypothèse d’une grammaire générative (capacité à produire et interprété des phrases jamais rencontrés). Or, pour que cette hypothèse tienne la route, on doit supposer que toutes les langues du monde partagent certaines propriétés structurelles. Chomsky l'aurait semble-t-il prouvé, c’est la grammaire universelle. Cette théorie s’oppose ainsi à la tabula rasa des lumières, il existe un ensemble de contrainte dans la grammaire universelle encodé dans les neurones du cerveau par lequel l’enfant peut juger de la rectitude d’une phrase. L'enfant naît avec certaines prédispositions linguistiques à acquérir une langue nouvelle ou à en créer une. Chomsky conçoit l'origine de nos facultés linguistiques comme le résultat d'un accident fortuit. Des travaux faits sur la récursivité laissent croire que ce pourrait être la seule composante spécifiquement humaine du langage, la récursivité c'est la possibilité d’enchâsser une proposition à l’intérieur d’une autre proposition. Alors que, pour Philip Lieberman, le langage n'est pas un instinct encodé d'un "organe du langage", mais une compétence apprise qui s'appuie sur un système fonctionnel. Le langage ne serait alors pas qualitativement différent de la communication animale. Lakoff, lui, croit qu’il s’agirait plutôt d’une sémantique générative, car la sémantique, le contexte ou d’autres facteurs entrent en ligne de compte dans les règles dirigeant la syntaxe. Les différentes positions qui s’affrontent débattent surtout de l’émergence de la grammaire universelle.
RépondreEffacerL’évolution a du mal à expliquer le cas de la GU car elle est « tout ou rien ». Il n’existe pas de GU partielle. Pourtant celle-ci est très complexe et est composée de beaucoup de règles (qui n’ont que récemment commencées à être découvertes par les linguistes). Comment la GU aurait-elle pu évoluer progressivement ?
RépondreEffacerL’évolution a du mal à expliquer le cas de la GU car elle est « tout ou rien ». Il n’existe pas de GU partielle. Pourtant celle-ci est très complexe et est composée de beaucoup de règles (qui n’ont que récemment commencées à être découvertes par les linguistes). Comment la GU aurait-elle pu évoluer progressivement ?
RépondreEffacerSi j’ai bien compris le texte sur « La grammaire universelle » de Chomsky, le débat se pose surtout sur l’incertitude de l’origine de la grammaire universelle, dont il est bien démontré que c’est une capacité innée. On parle notamment de la capacité chez les enfants de bas âge, qui n’ont pas eu d’apprentissage formel de la grammaire ordinaire, et mais qui arrivent néanmoins à formuler des phrases sensées. Il y a aussi le fait que les humains, peu importe dans quel langue, formule toujours de nouvelles phrases qu’ils n’ont jamais formulées avant et qui fonctionnent au niveau du sens.
RépondreEffacerJ’aimerais exposer mon point de vue sur ce qui est, selon moi, à l’origine, ou plutôt un concept qui me parait évident. Les grammaires ordinaires (GO) sont basées sur une logique plus ou moins exhaustive (il y a des exceptions à la règle), construite, inventée, par l’être humain. Voilà pourquoi ce n’est pas la même logique dans toutes les cultures, toutes les langues, etc. (les mêmes règles). La grammaire universelle (GU), quant à elle, repose non sur une logique inventée par l’humain, mais bien sur une logique universelle. Cette logique universelle va plus loin que le langage et concerne belle et bien tout l’univers. Ce serait cette logique dont le langage mathématique arrive à en exposer la dimension. De ce point de vue, nous, les êtres humains et notre langage, sommes que les porteurs d’une logique qui se traduit dans tout, et dont notre capacité à parler ne fait pas exception.
Si j’ai bien compris le texte sur « La grammaire universelle » de Chomsky, le débat se pose surtout sur l’incertitude de l’origine de la grammaire universelle, dont il est bien démontré que c’est une capacité innée. On parle notamment de la capacité chez les enfants de bas âge, qui n’ont pas eu d’apprentissage formel de la grammaire ordinaire, et mais qui arrivent néanmoins à formuler des phrases sensées. Il y a aussi le fait que les humains, peu importe dans quel langue, formule toujours de nouvelles phrases qu’ils n’ont jamais formulées avant et qui fonctionnent au niveau du sens.
RépondreEffacerJ’aimerais exposer mon point de vue sur ce qui est, selon moi, à l’origine, ou plutôt un concept qui me parait évident. Les grammaires ordinaires (GO) sont basées sur une logique plus ou moins exhaustive (il y a des exceptions à la règle), construite, inventée, par l’être humain. Voilà pourquoi ce n’est pas la même logique dans toutes les cultures, toutes les langues, etc. (les mêmes règles). La grammaire universelle (GU), quant à elle, repose non sur une logique inventée par l’humain, mais bien sur une logique universelle. Cette logique universelle va plus loin que le langage et concerne belle et bien tout l’univers. Ce serait cette logique dont le langage mathématique arrive à en exposer la dimension. De ce point de vue, nous, les êtres humains et notre langage, sommes que les porteurs d’une logique qui se traduit dans tout, et dont notre capacité à parler ne fait pas exception.
Nous disons ici que l’apprentissage est un dont Baldwinien et que chaque espèce, selon son espèce est munie de capacité d’apprendre. Nous cherchons à apprendre les catégories et le fait de les apprendre est la détection et abstraction des attributs qui distinguent les membres et les non membres. Les catégories sont donc des attributs et certains de ces attributs sont pertinents à la catégorisation, alors que d’autres ne le sont pas.
RépondreEffacerPour ce qui est de l’induction, il y a l’apprentissage non supervisé constitué d’intercorrélation des attributs sans correction, l’imitation, autrement dit les capacités miroirs et, pour finir, l’apprentissage supervisé possédant des corrections. Il y a aussi les instructions qui sont les apprentissages verbaux. Donc par description et définition. Les mots sont donc des noms de catégories et les attributs des catégories sont des catégories. Nous pouvons donc les apprendre et leur accorder un nom par la suite aussi. Le langage est en constante évolution les gestuelles et les sons que nous émettions autrefois pour nous exprimer se sont transformer pour devenir le vocabulaire que nous utilisons aujourd’hui.
cette ciélo était pour la semaine 8 je me suis trompée de semaine
Effacercette ciélo était pour la semaine 8 je me suis trompée de semaine
RépondreEffacerLes problèmes de catégorisation nous permettent de produire et reconnaitre des énoncés qui sont conforme ou non à la grammaire universelle. Nous reconnaissons globalement ce qui est grammaticalement incorrecte ou correcte et ce phénomène est appris grâce à des exemples positifs et négatifs. Le vocabulaire, la grammaire ordinaire ainsi que la phonologie sont prenable par l’apprentissage supervisée et no supervisée. Par contre, la grammaire universelle
RépondreEffacerLe problème de pauvreté de stimulus n’est pas la rareté des erreurs ou des corrections, mais l’absence totale des exemples négatifs. Autre que les linguistes, personne ne fait des violations de la grammaire universelle (ni les enfants, ni les adultes). Les règles de grammaire ordinaire sont simple et apprenable, mais pas celle de la grammaire universelle. Les adultes autres que linguistes ne connaissent pas les règles de cette deuxième grammaire.
Les problèmes de catégorisation nous permettent de produire et reconnaitre des énoncés qui sont conforme ou non à la grammaire universelle. Nous reconnaissons globalement ce qui est grammaticalement incorrecte ou correcte et ce phénomène est appris grâce à des exemples positifs et négatifs. Le vocabulaire, la grammaire ordinaire ainsi que la phonologie sont prenable par l’apprentissage supervisée et no supervisée. Par contre, la grammaire universelle
RépondreEffacerLe problème de pauvreté de stimulus n’est pas la rareté des erreurs ou des corrections, mais l’absence totale des exemples négatifs. Autre que les linguistes, personne ne fait des violations de la grammaire universelle (ni les enfants, ni les adultes). Les règles de grammaire ordinaire sont simple et apprenable, mais pas celle de la grammaire universelle. Les adultes autres que linguistes ne connaissent pas les règles de cette deuxième grammaire.
La théorie de la grammaire universelle me fait beaucoup penser à l’effet Baldwin dans la mesure où cette capacité innée d’apprendre une langue, quelle qu’elle soit, à peut-être avoir avec le fait que nous ayons génétiquement acquis une prédisposition qui facilite notre apprentissage de certaines règles universelles de grammaires. Comme Chomsky le souligne, un problème survient cependant par le fait qu’il n’est pas facile de parvenir à fournir une explication évolutive à ce phénomène. Ainsi, d’une façon ou d’une autre, cela signifie que le fait d’utiliser une certaine grammaire se traduisait en avantage favorisant la survie ou la reproduction de l’espèce, ce qui est difficile a expliqué. Pourtant, le fait que, peu importe la langue utilisée, les gens peuvent facilement repérer les erreurs de grammaire même lorsque ses règles diffèrent de celles qu’ils/elles ont apprises montre qu’il semble bel et bien y avoir des règles universelles que l’on reconnait instinctivement. En ce sens, il n’est peut-être pas important de connaître la cause précise de ce phénomène pour explorer les avenues qui s’ouvrent devant cette théorie en ce qui concerne les sciences cognitives.
RépondreEffacerLa théorie de la grammaire universelle me fait beaucoup penser à l’effet Baldwin dans la mesure où cette capacité innée d’apprendre une langue, quelle qu’elle soit, à peut-être avoir avec le fait que nous ayons génétiquement acquis une prédisposition qui facilite notre apprentissage de certaines règles universelles de grammaires. Comme Chomsky le souligne, un problème survient cependant par le fait qu’il n’est pas facile de parvenir à fournir une explication évolutive à ce phénomène. Ainsi, d’une façon ou d’une autre, cela signifie que le fait d’utiliser une certaine grammaire se traduisait en avantage favorisant la survie ou la reproduction de l’espèce, ce qui est difficile a expliqué. Pourtant, le fait que, peu importe la langue utilisée, les gens peuvent facilement repérer les erreurs de grammaire même lorsque ses règles diffèrent de celles qu’ils/elles ont apprises montre qu’il semble bel et bien y avoir des règles universelles que l’on reconnait instinctivement. En ce sens, il n’est peut-être pas important de connaître la cause précise de ce phénomène pour explorer les avenues qui s’ouvrent devant cette théorie en ce qui concerne les sciences cognitives.
RépondreEffacerLe fait que la grammaire universelle, dont nous n’avons pas de contre-exemples dans nos usages de la langue, soit accessible à notre compréhension surtout dans des formalisations linguistiques et mathématiques qui mettent de l’avant la générativité (la possibilité, par une combinatoire et des règles de formation d’un énoncé bien formé, à partir de composantes finies, en mobilisant la récursivité -commes les logiques propositionnelles, prédicatives) et le caractère inné (du fait qu’il ne peut y avoir suffisamment d’exposition à des phrases mal formées du point de vue de la GU), me semble placer la grammaire universelle aux côtés des objets mathématiques. Dans le sens où, lorsque les mathématicien-ne-s se questionnent sur les fondements des mathématiques, une grande majorité d’entre iels sont réalistes, c’est-à-dire qu’iels croient que les construits mathématiques ne sont pas construits, mais plutôt des entités préexistantes qui sont donc « découvertes » par le travail mathématique, on pourrait rapprocher la grammaire générative universelle chomskyenne de ce type d’entités, ce qui expliquerait peut-être en partie la possibilité d’une adéquation entre le monde et le langage, en expliquant comment, grâce à une structure logique qui parvient à « viser » le monde dans des rapports de correspondance (par l’ancrage des symboles et du lexique) ou de cohérence (en formant une relation non-contradictoire avec les définitions en intension- le sens logique des mots du lexique), malgré les particularismes locaux et les interprétations herméneutiques (pour clarifier à l’aune de cultures particulières ce qui est visé dans une locution donnée). Si l’on interprète la GU chomskyenne dans ce sens, effectivement on peut rapprocher sa philosophie du langage de Platon (avec les idées-formes préexistant à nos expériences sensibles) et de Kant (avec la notion de schème qui permet d’unir le divers du sensible réuni avec notre acte de perception et notre compréhension de celui-ci opéré par l’entendement – notre faculté de comprendre et de connaître, donc de produire les catégories).
RépondreEffacerLe fait que la grammaire universelle, dont nous n’avons pas de contre-exemples dans nos usages de la langue, soit accessible à notre compréhension surtout dans des formalisations linguistiques et mathématiques qui mettent de l’avant la générativité (la possibilité, par une combinatoire et des règles de formation d’un énoncé bien formé, à partir de composantes finies, en mobilisant la récursivité -commes les logiques propositionnelles, prédicatives) et le caractère inné (du fait qu’il ne peut y avoir suffisamment d’exposition à des phrases mal formées du point de vue de la GU), me semble placer la grammaire universelle aux côtés des objets mathématiques. Dans le sens où, lorsque les mathématicien-ne-s se questionnent sur les fondements des mathématiques, une grande majorité d’entre iels sont réalistes, c’est-à-dire qu’iels croient que les construits mathématiques ne sont pas construits, mais plutôt des entités préexistantes qui sont donc « découvertes » par le travail mathématique, on pourrait rapprocher la grammaire générative universelle chomskyenne de ce type d’entités, ce qui expliquerait peut-être en partie la possibilité d’une adéquation entre le monde et le langage, en expliquant comment, grâce à une structure logique qui parvient à « viser » le monde dans des rapports de correspondance (par l’ancrage des symboles et du lexique) ou de cohérence (en formant une relation non-contradictoire avec les définitions en intension- le sens logique des mots du lexique), malgré les particularismes locaux et les interprétations herméneutiques (pour clarifier à l’aune de cultures particulières ce qui est visé dans une locution donnée). Si l’on interprète la GU chomskyenne dans ce sens, effectivement on peut rapprocher sa philosophie du langage de Platon (avec les idées-formes préexistant à nos expériences sensibles) et de Kant (avec la notion de schème qui permet d’unir le divers du sensible réuni avec notre acte de perception et notre compréhension de celui-ci opéré par l’entendement – notre faculté de comprendre et de connaître, donc de produire les catégories).
RépondreEffacerÀ l’aune de cette force particulière de la grammaire universelle d’à la fois pouvoir générer un nombre infini de propositions, mais qui vont toujours se rapporter au monde perçu sensiblement (à l’ancrage du lexique dans notre culture et à certains rapports logico-mathématiques d’organisation des combinaisons), nous pouvons conjecturer sur le genre d’avantage comparatif qu’aurait pu fournir le langage dans le contexte d’évolution ancestral (attention ici récit post hoc « just so story »). Peut-être la force nucléaire du langage pour la catégorisation et la communication est-elle de donner pour ainsi dire des « rails », des voies pour guider notre relation collective au monde comme espèce. Ainsi, au moment où la croissance de nos capacités cognitives nous donne accès au langage, une structure logique (un peu comme les structures en logique des propositions, comme par exemple le treillis booléen ou les groupes) est corrélative au langage pour nous garder sur les « rails » d’une relation au monde et à ce que nous en disons collectivement et socialement, ce qui pourrait avoir été la condition cognitive de l’essor de notre culture collective et coopérative, à la base des sociétés ancestrales, qui ont donné un avantage décisif sur les autres espèces et les tribus moins liées socialement. Ainsi, la capacité de structurer le rapport au monde vécu collectivement devient un gain majeur de la GU et il s’ensuivrait une pression darwinienne sur le long terme qui, via l’effet baldwinien, maximise la présence de ces capacités cognitives à apprendre très rapidement un type de relation linguistico-logique au monde chez les descendants. Bien entendu, cette histoire post-hoc, sans faits empiriques et données, laisse entier le problème de savoir si l’apparition de cette GU s’est fait rapidement (sur le temps long de l’évolution darwinienne cela pourrait être quelques dizaines, centaines ou milliers de génération) ou s’il y aurait eu un bouleversement (une sorte de tipping point, d’effet de seuil dans une boucle de rétroaction positive) qui aurait entraîné le franchissement d’un cap dans les capacités cognitives et linguistiques humaines.
RépondreEffacerÀ l’aune de cette force particulière de la grammaire universelle d’à la fois pouvoir générer un nombre infini de propositions, mais qui vont toujours se rapporter au monde perçu sensiblement (à l’ancrage du lexique dans notre culture et à certains rapports logico-mathématiques d’organisation des combinaisons), nous pouvons conjecturer sur le genre d’avantage comparatif qu’aurait pu fournir le langage dans le contexte d’évolution ancestral (attention ici récit post hoc « just so story »). Peut-être la force nucléaire du langage pour la catégorisation et la communication est-elle de donner pour ainsi dire des « rails », des voies pour guider notre relation collective au monde comme espèce. Ainsi, au moment où la croissance de nos capacités cognitives nous donne accès au langage, une structure logique (un peu comme les structures en logique des propositions, comme par exemple le treillis booléen ou les groupes) est corrélative au langage pour nous garder sur les « rails » d’une relation au monde et à ce que nous en disons collectivement et socialement, ce qui pourrait avoir été la condition cognitive de l’essor de notre culture collective et coopérative, à la base des sociétés ancestrales, qui ont donné un avantage décisif sur les autres espèces et les tribus moins liées socialement. Ainsi, la capacité de structurer le rapport au monde vécu collectivement devient un gain majeur de la GU et il s’ensuivrait une pression darwinienne sur le long terme qui, via l’effet baldwinien, maximise la présence de ces capacités cognitives à apprendre très rapidement un type de relation linguistico-logique au monde chez les descendants. Bien entendu, cette histoire post-hoc, sans faits empiriques et données, laisse entier le problème de savoir si l’apparition de cette GU s’est fait rapidement (sur le temps long de l’évolution darwinienne cela pourrait être quelques dizaines, centaines ou milliers de génération) ou s’il y aurait eu un bouleversement (une sorte de tipping point, d’effet de seuil dans une boucle de rétroaction positive) qui aurait entraîné le franchissement d’un cap dans les capacités cognitives et linguistiques humaines.
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