Les mécanismes de la volonté (l'expérience de Benjamin Liber)
Vidéo du cours -- 6 avril 2021
résumé langue anglaise
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ISC1000-20, hiver 2022: Catégorisation, communication et conscience Heure: mardi 18h00-21:00 Salle du cours: DS-4375 Zoom Enseignant: ...
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« Et c’est justement cet aspect qui constitue le cœur du problème difficile pour David Chalmers ou encore pour le philosophe Joseph Levine appelle en anglais le « explanatory gap » (le « trou » dans l’explication). »
RépondreEffacerEn sciences cognitives, on a une bonne idée de comment et pourquoi les organismes vivants sont capables de faire ce qu’ils font grâce à plusieurs connaissances amassées sur la computation, les neurones miroirs, la catégorisation et les lois métaphysiques. Puisqu’on a une bonne idée de comment résoudre le problème avec une explication causale, il s’agit du problème facile, bien qu’il nous donne quand même du fil à retordre. Toutefois, un second problème nous donne davantage de maux de tête : comment et pourquoi les organismes vivants sont capables de ressentir? En tentant de rechercher une explication causale au ressenti, on se rend vite compte qu’il s’agit du problème difficile puisque dans tous les éléments de réponse tentant d’expliquer ce qu’on fait et comment on le fait, il ne reste aucune explication causale pour expliquer qu’est-ce qui mène à l’expérience subjective du ressenti. C’est le trou dans l’explication. Comme il a été expliqué dans le cours de cette semaine, avec les quatre forces métaphysiques présentes pour expliquer les phénomènes observables que nous vivons dans ce monde, il ne reste plus de degré de liberté pour insérer le facteur du ressenti, pour trouver une explication causale pour quelque chose qui n’est pas observable, même si le ressenti est très important.
UN DÉFI
EffacerBon résumé, mais attention : On ne parle pas de « lois métaphysiques » ni de « forces métaphysiques » en sciences cognitives, ni en aucune science. Il s’agit des forces physiques (matériel/énergie). Et ça c'est tout ce qui est disponible pour l’explication causale, en sciences ainsi qu’en rétroingénierie.
C’est pour ça que ce qui est le plus coupable pour le problème difficile, c’est le problème facile (ou plutôt la solution éventuelle au problème facile).
La raison est simple : La solution au problème facile explique toutes les données – tout ce que les organismes sont capable de faire, tout ce qu’on peut en observer, mesurer, prédire, modéliser, et tester (y compris toute l’anatomie, physiologie, biochimie, de t0 au T5, ainsi que la computation). Elle explique tout ce qu’on peut observer.
Donc lorsqu’on aura tout ça en main comme l’explication causale, la rétroingénierie T2, T3, T4 qui résout le problème facile, nous savons qu’il y restera une donnée de plus qui ne sera pas encore expliquée : le ressenti. C’est la donnée dont Marie a noté qu’elle n’est pas observable chez les autres, juste chez soi-même -- le Cogito de Descartes, que n’est pas que « Je pense donc j’existe » mais que « je ressens donc il existe le ressenti! ». Ce qui existe doit être expliqué. Les organismes (sentients) ne sont pas des « zombies » : des robots qui ont les capacités qu’ont les organismes, mais qui ne ressentent pas. Les organismes sentients ressentent, donc ça fait partie du mandat des sciences cognitives d’expliquer comment et pourquoi ils ressentent.
Le ressenti n’est pas observable chez les autres organismes, juste chez soi-même. Mais le problème difficile n’est pas le problème des autres esprits. On ne peut pas observer le ressenti des autres, mais à l’aide des corrélats béhaviorales et neuronales du ressenti, ainsi qu’à l’aide de nos capacités miroirs et des Test de Turing, la probabilité que les autre humains ainsi que les autres espèces semblables soient sentients est presque aussi haute que la probabilité que les pommes vont continuer à tomber vers la terre plutôt que vers les cieux, à cause de l’explication (causale, physique, pas métaphysique) de la force de la gravitation.
Donc le problème difficile n’est pas difficile parce que le ressenti n’est pas observable (problème des autres esprits). Il y a beaucoup de choses en physique qui ne sont pas observables – par exemple, les quarks dont les protons sont les constituents. Les protons sont très petits, et on peut les observer à l’aide des instruments. Les quarks sont beaucoup plus grands, et ils existent en triplets (trois grands quarks), qui combinent pour constituer un seul petit proton observable. Mais les grands quarks ne sont pas observables. C’est que l’explication causals des petits protons (observables) nécessite l’existence des grand quarks (non observables) : Sans les grands quarks, on ne peut pas expliquer les petit protons.. Donc la non observabilité n'empêche pas l’explication causale en science.
Mais contrairement à ça, en sciences cognitives, il n’est pas le cas que l’on ne peut pas expliquer ce qui est observable (toutes les capacités observables des organismes) sans le ressenti. C’est exactement l’inverse : Lorsqu’on a une solution au problème facile, donc une explication causale de tout ce que les organismes (sentients) sont capables de faire, alors tout ce que est observable est expliqué – sauf le ressenti. Donc ce n’est pas que l’explication de la cognition nécessite l’existence du ressenti (comme l’explication des petits protons nécessite l’existence des grands quarks) – c’est que l’explication de la cognition . Le ressenti est causalement superflu. Et pourtant il existe.
Mais ça fait un bon test de la compréhension du problème facile d’essayer à trouver un rôle causale pour le ressenti sans lequel la solution au problème facile ne peut pas tenir la route.
Si vous avez des hypothèses, affichez-les en ciélo!
Chaque organisme sentient, c’est un être individuel et unique va à ressentir d’accord à son univers, expériences et vécus. Une hypothèse serait qu’on est né avec des tendances vers les ressentis et que ces tendances se développent selon notre propre expérience.
EffacerC'est sûr que la capacité de ressentir est produite par le cerveau, et qu'elle est codée dans nos gènes, donc inée aussi. Mais à quoi sert-elle? Quelle est sa valeur adaptative, par rapport à une capacité zombie T3 ou T4? Quel est son rôle causal? C'est répondre à cela qui rend le PD si difficile. Le fait qu'on ressent, et que notre capacité à ressentir soit innée, ne répondent pas à la question...
EffacerLe fait que nous, les êtres humains, soyons conscients de nos ressenties même si parfois on ne sait pas trop comment les expliquer ou définir pourrait être la cause de ressenties. Alors serait le fait d’avoir conscience des ressenties. Il me reste à expliquer les ressenties pour les animaux que sans doute ressentent même s’ils n’ont pas, ou oui, conscience de ce fait. Finalement les ressenties ont une relation directe entre le corps T3, mais nécessite aussi du cerveau T4 qui reçoit le stimulus qui provient de l’extérieur et va les procéder, voici notre PD.
EffacerLa « conscience » est on mot-belette, car il est synonyme avec le « ressenti ». Ça donne l'impression de parler de deux choses, mais il n'y a qu'une chose.
Effacer« Je suis conscient de mes ressenties » = « Je ressens mes ressenties ».
On cherche le mécanisme causal (sens rétroingénierie) de la capacité de ressentir (problème difficile) plutôt que juste réagir (problème facile, T3/T4).
« C’est que l’explication causals des petits protons (observables) nécessite l’existence des grand quarks (non observables) »
EffacerPlus haut vous avez parlé des quarks, les trois grands quarks qui constitue un petit proton. Vous expliquiez que ces quarks ne sont pas observables alors que les petits protons le sont, mais que même s’ils ne sont pas observables, ils sont nécessaires à l’explication du petit proton.
J’avoue n’être pas un expert en la matière, mais il me semble qu’il manque quelque chose à votre exemple. Quand vous dites, que les quarks sont non observables, voulez-vous dire, non observables par microscope ou autre instrument. Parce que si vraiment ils ne sont pas observables, d’aucune manière, alors comment pouvons-nous supposé leur existence. Et comment pouvons-nous dire du problème difficile que les mécanismes que l’on recherche ne sont pas observables mais qu’ils existent quand même ? Le ressenti n’est-il pas une forme d’observation ? si oui, donc l’exemple des quarks ne tient pas.
« Et c’est justement cet aspect qui constitue le cœur du problème difficile pour David Chalmers ou encore pour le philosophe Joseph Levine appelle en anglais le « explanatory gap » (le « trou » dans l’explication). »
RépondreEffacerEn sciences cognitives, on a une bonne idée de comment et pourquoi les organismes vivants sont capables de faire ce qu’ils font grâce à plusieurs connaissances amassées sur la computation, les neurones miroirs, la catégorisation et les lois métaphysiques. Puisqu’on a une bonne idée de comment résoudre le problème avec une explication causale, il s’agit du problème facile, bien qu’il nous donne quand même du fil à retordre. Toutefois, un second problème nous donne davantage de maux de tête : comment et pourquoi les organismes vivants sont capables de ressentir? En tentant de rechercher une explication causale au ressenti, on se rend vite compte qu’il s’agit du problème difficile puisque dans tous les éléments de réponse tentant d’expliquer ce qu’on fait et comment on le fait, il ne reste aucune explication causale pour expliquer qu’est-ce qui mène à l’expérience subjective du ressenti. C’est le trou dans l’explication. Comme il a été expliqué dans le cours de cette semaine, avec les quatre forces métaphysiques présentes pour expliquer les phénomènes observables que nous vivons dans ce monde, il ne reste plus de degré de liberté pour insérer le facteur du ressenti, pour trouver une explication causale pour quelque chose qui n’est pas observable, même si le ressenti est très important.
UN DÉFI
EffacerBon résumé, mais attention : On ne parle pas de « lois métaphysiques » ni de « forces métaphysiques » en sciences cognitives, ni en aucune science. Il s’agit des forces physiques (matériel/énergie). Et ça c'est tout ce qui est disponible pour l’explication causale, en sciences ainsi qu’en rétroingénierie.
C’est pour ça que ce qui est le plus coupable pour le problème difficile, c’est le problème facile (ou plutôt la solution éventuelle au problème facile).
La raison est simple : La solution au problème facile explique toutes les données – tout ce que les organismes sont capable de faire, tout ce qu’on peut en observer, mesurer, prédire, modéliser, et tester (y compris toute l’anatomie, physiologie, biochimie, de t0 au T5, ainsi que la computation). Elle explique tout ce qu’on peut observer.
Donc lorsqu’on aura tout ça en main comme l’explication causale, la rétroingénierie T2, T3, T4 qui résout le problème facile, nous savons qu’il y restera une donnée de plus qui ne sera pas encore expliquée : le ressenti. C’est la donnée dont Marie a noté qu’elle n’est pas observable chez les autres, juste chez soi-même -- le Cogito de Descartes, que n’est pas que « Je pense donc j’existe » mais que « je ressens donc il existe le ressenti! ». Ce qui existe doit être expliqué. Les organismes (sentients) ne sont pas des « zombies » : des robots qui ont les capacités qu’ont les organismes, mais qui ne ressentent pas. Les organismes sentients ressentent, donc ça fait partie du mandat des sciences cognitives d’expliquer comment et pourquoi ils ressentent.
Le ressenti n’est pas observable chez les autres organismes, juste chez soi-même. Mais le problème difficile n’est pas le problème des autres esprits. On ne peut pas observer le ressenti des autres, mais à l’aide des corrélats béhaviorales et neuronales du ressenti, ainsi qu’à l’aide de nos capacités miroirs et des Test de Turing, la probabilité que les autre humains ainsi que les autres espèces semblables soient sentients est presque aussi haute que la probabilité que les pommes vont continuer à tomber vers la terre plutôt que vers les cieux, à cause de l’explication (causale, physique, pas métaphysique) de la force de la gravitation.
Donc le problème difficile n’est pas difficile parce que le ressenti n’est pas observable (problème des autres esprits). Il y a beaucoup de choses en physique qui ne sont pas observables – par exemple, les quarks dont les protons sont les constituents. Les protons sont très petits, et on peut les observer à l’aide des instruments. Les quarks sont beaucoup plus grands, et ils existent en triplets (trois grands quarks), qui combinent pour constituer un seul petit proton observable. Mais les grands quarks ne sont pas observables. C’est que l’explication causals des petits protons (observables) nécessite l’existence des grand quarks (non observables) : Sans les grands quarks, on ne peut pas expliquer les petit protons.. Donc la non observabilité n'empêche pas l’explication causale en science.
Mais contrairement à ça, en sciences cognitives, il n’est pas le cas que l’on ne peut pas expliquer ce qui est observable (toutes les capacités observables des organismes) sans le ressenti. C’est exactement l’inverse : Lorsqu’on a une solution au problème facile, donc une explication causale de tout ce que les organismes (sentients) sont capables de faire, alors tout ce que est observable est expliqué – sauf le ressenti. Donc ce n’est pas que l’explication de la cognition nécessite l’existence du ressenti (comme l’explication des petits protons nécessite l’existence des grands quarks) – c’est que l’explication de la cognition . Le ressenti est causalement superflu. Et pourtant il existe.
Mais ça fait un bon test de la compréhension du problème facile d’essayer à trouver un rôle causale pour le ressenti sans lequel la solution au problème facile ne peut pas tenir la route.
Si vous avez des hypothèses, affichez-les en ciélo!
C'est sûr que la capacité de ressentir est produite par le cerveau, et qu'elle est codée dans nos gènes, donc inée aussi. Mais à quoi sert-elle? Quelle est sa valeur adaptative, par rapport à une capacité zombie T3 ou T4? Quel est son rôle causal? C'est répondre à cela qui rend le PD si difficile. Le fait qu'on ressent, et que notre capacité à ressentir soit innée, ne répondent pas à la question...
EffacerLa « conscience » est on mot-belette, car il est synonyme avec le « ressenti ». Ça donne l'impression de parler de deux choses, mais il n'y a qu'une chose.
Effacer« Je suis conscient de mes ressenties » = « Je ressens mes ressenties ».
On cherche le mécanisme causal (sens rétroingénierie) de la capacité de ressentir (problème difficile) plutôt que juste réagir (problème facile, T3/T4).
« C’est que l’explication causals des petits protons (observables) nécessite l’existence des grand quarks (non observables) »
EffacerPlus haut vous avez parlé des quarks, les trois grands quarks qui constitue un petit proton. Vous expliquiez que ces quarks ne sont pas observables alors que les petits protons le sont, mais que même s’ils ne sont pas observables, ils sont nécessaires à l’explication du petit proton.
J’avoue n’être pas un expert en la matière, mais il me semble qu’il manque quelque chose à votre exemple. Quand vous dites, que les quarks sont non observables, voulez-vous dire, non observables par microscope ou autre instrument. Parce que si vraiment ils ne sont pas observables, d’aucune manière, alors comment pouvons-nous supposé leur existence. Et comment pouvons-nous dire du problème difficile que les mécanismes que l’on recherche ne sont pas observables mais qu’ils existent quand même ? Le ressenti n’est-il pas une forme d’observation ? si oui, donc l’exemple des quarks ne tient pas.
Le cours de cette semaine m’a fait réfléchir à un exemple simple pour démontrer qu’il n’existe pas encore d’explication au problème difficile : Comment et pourquoi je ressens une douleur lorsque je mets ma main dans un feu par mégarde? Bien sûr, je peux tenter d’expliquer le système de nociception de mon corps qui fonctionne avec des récepteurs envoyant un signal désagréable à mon cerveau pour que je retire ma main avant qu’il y ait plus de dégâts, mais cela ne répond en rien au problème difficile. L’explication nociceptive est physique, observable. Par contre, comment je ressens ma douleur? C’est quoi ressentir une douleur? Ou encore pire, est-ce que dans la même situation, un autre être biologique ressentirait la même douleur, si douleur il ressent? La dernière question réfère au problème des autres esprits que nous verrons la semaine prochaine. On a une bonne idée que l’autre être biologique puisse ressentir grâce aux corrélations comme les techniques d’imagerie cérébrale permettant l’explication des neurones miroirs, mais encore là, aucun lien causal. Revenons au problème difficile. Il s’agit d’un beau problème qui soulève la passion, surtout lorsqu’on tente de comprendre différents types de ressentis intenses comme l’amour ou la haine. Malheureusement, je suis également convaincu qu’on doit accepter le fait qu’il n’existe pas d’explication causale à proximité et que notre curiosité ne sera pas satisfaite.
RépondreEffacerBon résumé, mais tente à concevoir une explication causale du ressenti -- de la douleur, par exemple -- pour démontrer que les organismes « zombies » (T5) ne pourraient pas survivre s'il n'étaient pas sentients. La tentative va révéler la profondeur de la difficulté du problème difficile -- le problème d'expliquer causalement comment et pourquoi le ressenti n'est pas superflu: comment et pourquoi les organismes zombies ne pourraient pas avoir nos capacités cognitives...
EffacerLe cours de cette semaine m’a fait réfléchir à un exemple simple pour démontrer qu’il n’existe pas encore d’explication au problème difficile : Comment et pourquoi je ressens une douleur lorsque je mets ma main dans un feu par mégarde? Bien sûr, je peux tenter d’expliquer le système de nociception de mon corps qui fonctionne avec des récepteurs envoyant un signal désagréable à mon cerveau pour que je retire ma main avant qu’il y ait plus de dégâts, mais cela ne répond en rien au problème difficile. L’explication nociceptive est physique, observable. Par contre, comment je ressens ma douleur? C’est quoi ressentir une douleur? Ou encore pire, est-ce que dans la même situation, un autre être biologique ressentirait la même douleur, si douleur il ressent? La dernière question réfère au problème des autres esprits que nous verrons la semaine prochaine. On a une bonne idée que l’autre être biologique puisse ressentir grâce aux corrélations comme les techniques d’imagerie cérébrale permettant l’explication des neurones miroirs, mais encore là, aucun lien causal. Revenons au problème difficile. Il s’agit d’un beau problème qui soulève la passion, surtout lorsqu’on tente de comprendre différents types de ressentis intenses comme l’amour ou la haine. Malheureusement, je suis également convaincu qu’on doit accepter le fait qu’il n’existe pas d’explication causale à proximité et que notre curiosité ne sera pas satisfaite.
RépondreEffacerBon résumé, mais tente à concevoir une explication causale du ressenti -- de la douleur, par exemple -- pour démontrer que les organismes « zombies » (T5) ne pourraient pas survivre s'il n'étaient pas sentients. La tentative va révéler la profondeur de la difficulté du problème difficile -- le problème d'expliquer causalement comment et pourquoi le ressenti n'est pas superflu: comment et pourquoi les organismes zombies ne pourraient pas avoir nos capacités cognitives...
EffacerLa conscience, que nous nommons ici le ressenti fait écho au problème difficile qui est d'expliquer comment et pourquoi nous sommes (nous et d’autres esprits) capables de ressentir. C’est-à-dire quels sont les mécanismes causals qui permettent le ressenti et quels sont les avantages adaptatifs et évolutifs de cette capacité de ressentir. Selon le naturalisme et puisque tous les phénomènes de l’Univers ne peuvent être expliqués que par les 4 forces fondamentales (la gravité, l’électromagnétisme, l’énergie subatomique forte et l’énergie subatomique faible), le ressenti se soumet à cette règle et ne peut être généré que par ce qui se passe dans le cerveau. Comment je peux ressentir grâce aux neurones miroirs, etc...
RépondreEffacerComment donc le cerveau peut-il générer la conscience? Comment le matériel peut-il générer l’immatériel? Si la cognition est la computation + le ressenti, on ne pourra jamais résoudre le problème difficile. En plus…. sans la conscience il n'y a rien!
Presque correct. Mais il ne s’agit pas de « matériel versus non-matériel ». On fait juste les sciences cognitives ici, pas la métaphysique (ni la cosmologie concernant l’origine de l’univers!). On cherche à expliquer causalement : on ne cherche, modestement, qu’à rétroingénierier des observations biologiques.
EffacerPas de doute que c’est le cerveau (matériel!) qui produit, causalement, tout ce que nous sommes capables de faire (Prob. Fac.), ainsi que de produire notre ressenti (Prob. Diff.). Le problème, dans les deux cas, est d’expliquer, causalement, comment et pourquoi. Pour le PF c’est « facile », mais pas pour le PD.
DÉFI : pour quiconque cherche à résoudre le PD, ou qui cherche à au moins indiquer comment le ressenti pourrait s’avérer causalement non-superflu :
Lis les autres répliques dans ce fil et fais une tentative de résoudre le PD -- présumant que nous ayons déjà en main une solution au PF -- afin d’apprécier à quel point la solution du PF épuise ce qui reste de causal pour résoudre le PD.
Autre option : Par analogie avec (1) la raison causale pour laquelle (« Étienne dit » que) la capacité T2 nécessite la capacité T3 (l’ancrage symbolique) au préalable, et (peut-être) aussi par analogie avec (2) les possibles raisons causales pour lesquelles la capacité T3 nécessiteront peut-être des fonctions T4 (ou T5) au préalable, serait-il possible qu’il existe (3) des raisons causales pour lesquelles la capacité T3 nécessiterait le ressenti au préalable? À quoi ressembleraient ces raisons?
La conscience, que nous nommons ici le ressenti fait écho au problème difficile qui est d'expliquer comment et pourquoi nous sommes (nous et d’autres esprits) capables de ressentir. C’est-à-dire quels sont les mécanismes causals qui permettent le ressenti et quels sont les avantages adaptatifs et évolutifs de cette capacité de ressentir. Selon le naturalisme et puisque tous les phénomènes de l’Univers ne peuvent être expliqués que par les 4 forces fondamentales (la gravité, l’électromagnétisme, l’énergie subatomique forte et l’énergie subatomique faible), le ressenti se soumet à cette règle et ne peut être généré que par ce qui se passe dans le cerveau. Comment je peux ressentir grâce aux neurones miroirs, etc...
RépondreEffacerComment donc le cerveau peut-il générer la conscience? Comment le matériel peut-il générer l’immatériel? Si la cognition est la computation + le ressenti, on ne pourra jamais résoudre le problème difficile. En plus…. sans la conscience il n'y a rien!
À la suite au cours de cette semaine portant sur le problème difficile de la cognition, je me suis rendu compte que l’on ne sera sans doute jamais aptes à résoudre ce dernier (contrairement au problème facile, qui pour sa part, pourrait être résolu dans un futur moyennement lointain). J’affirme cela — et j’admets que je pourrais être complètement à côté de la plaque — car n’importe quelle question répondue à ce sujet ramènera à une autre, de plus en plus existentielle. Par-là, je veux dire que la question « pourquoi peut-on penser » nous fait nous demander « comment peut-on ressentir », la pensée et le ressentiment n’étant pas eux-mêmes physiques, bien que rattachés, d’une manière, à notre cerveau et à nos nerfs. Par la suite, la question « pourquoi (et comment) existons-nous » est envisageable, et je crois sincèrement que l’on ne sera jamais aptes à répondre à la question « pourquoi y existe-t-il quelque chose et non rien », soit parce que nous n’avons pas les outils pour y répondre, ou parce que nous n’avons pas les facultés pour trouver la réponse. De plus, je crois que les êtres humains ne peuvent pas comprendre comment ce qui est physique peut créer quelque chose qui ne l’est pas et vice-versa : comment le cerveau peut-il créer les pensées, et comment le vide absolu a-t-il pu créer l’univers où nous existions. Ce sujet m’intéresse fortement, et je me demandais s’il vous serait possible de me recommander des lectures complémentaires qui portent à ce sujet?
RépondreEffacerNon, là tu poses des questions métaphysiques. Mais le problème difficile n'est pas du tout un problème métaphysique. C'est un problème d'explication causale, de la rétroingénierie. Lis les répliques précédentes et puis explicite ta compréhension de comment et pourquoi le PD est difficile.
EffacerD’accord. Je tenterais ici de démontrer ma compréhension du problème difficile d’une manière causale. Comment peut-on rétro-ingénier le cerveau (et toutes les facultés qui viennent avec) ? Pour ce faire, il faudrait comprendre de quelle manière ce dernier fonctionne, comment il nous permet de ressentir et comment il nous permet d’être conscients. Mais, il nous est impossible de comprendre comment cet organe nous procure ces capacités, et ça, pour une variété de raisons. Le problème des autres esprits fait en sorte que l’on ne peut être sûrs à 100 % que les autres ont des cognitions, car il nous est impossible de voir leurs pensées. On ne peut donc qu’assumer que notre entourage en a. Aussi, même si l’on pouvait scanner un cerveau humain et répertorier l’endroit d’où chacune de nos fonctions cognitives provient, on ne saurait toujours pas comment ou pourquoi ces zones cérébrales créent leurs produits. Nous n’avons pas trouvé de corrélation de cause à effet. Comment donc nous serait-il possible de recréer un cerveau artificiel qui aurait les mêmes capacités qu’un vrai, si l’on ne sait ni comment ni pourquoi ce dernier ne crée les pensées et le ressenti ?
EffacerMais ce n'est pas le problème des autres esprits qui rend si difficile le PD. Présumons que les humains (au moins) ressentent, et que ce sont leurs cerveaux qui produisent (causent) leur ressenti, tout comme ce sont leurs cerveaux qui produisent leur capacité de faire tout ce qu’ils sont capables de faire. Tout cela est quand-même presque certainement vrai – ou au moins aussi certain que les autres lois causales de la science et de la rétroingénierie.
EffacerDonc pourquoi est-ce que c’est tellement plus difficile d’expliquer causalement comment et pourquoi les humains ressentent (PD) que d’expliquer causalement comment et pourquoi les humains sont capables de faire tout ce qu’ils sont capables de faire (PF)? On ne peut pas observer les ressentis, mais on peut observer les corrélats béhavioraux et neuronaux » des ressentis. Si (comme les quarks que j’ai mentionnés ailleurs, qui sont également non observables) le ressenti est explicable causalement, alors on devrait pouvoir expliquer son rôle causal, et ce qui manquerait s’il n’y avait de ressenti : En quoi est-ce que le ressenti n’est pas causalement superflu? C’est ça, le défi.
Non, là tu poses des questions métaphysiques. Mais le problème difficile n'est pas du tout un problème métaphysique. C'est un problème d'explication causale, de la rétroingénierie. Lis les répliques précédentes et puis explicite ta compréhension de comment et pourquoi le PD est difficile.
RépondreEffacerMais ce n'est pas le problème des autres esprits qui rend si difficile le PD. Présumons que les humains (au moins) ressentent, et que ce sont leurs cerveaux qui produisent (causent) leur ressenti, tout comme ce sont leurs cerveaux qui produisent leur capacité de faire tout ce qu’ils sont capables de faire. Tout cela est quand-même presque certainement vrai – ou au moins aussi certain que les autres lois causales de la science et de la rétroingénierie.
RépondreEffacerDonc pourquoi est-ce que c’est tellement plus difficile d’expliquer causalement comment et pourquoi les humains ressentent (PD) que d’expliquer causalement comment et pourquoi les humains sont capables de faire tout ce qu’ils sont capables de faire (PF)? On ne peut pas observer les ressentis, mais on peut observer les corrélats béhavioraux et neuronaux » des ressentis. Si (comme les quarks que j’ai mentionnés ailleurs, qui sont également non observables) le ressenti est explicable causalement, alors on devrait pouvoir expliquer son rôle causal, et ce qui manquerait s’il n’y avait de ressenti : En quoi est-ce que le ressenti n’est pas causalement superflu? C’est ça, le défi.
C’est à cause du problème facile si le problème difficile est si difficile, ou à cause de l’éventuelle solution au problème facile. On expliquera ce que peuvent faire les organismes, lorsqu’on l’aura rétro ingénieurer. On aura tout sauf sur la question du ressenti. Le problème difficile est un problème d’explication/épistémologique. Il manque une explication pour quelque chose qu’on veut savoir : expliquer comment et pourquoi les organismes vivants/êtres sensibles sont capables de ''ressentir''. On ne peut pas expliquer pourquoi on ressent. Expliquer le ressenti est tellement plus difficile que le passage à l’action parce que ce n’est pas observable.
RépondreEffacerCAMILLE LÉGER
EffacerPourquoi est-ce qu'on ne peut pas expliquer comment et pourquoi les organismes ressentent plutôt que juste réagissent (T3/T4)?
EffacerNous n'avons pas de doute sur la certitude matérielle du ressenti. On sait que les autres êtres humains ressentent. Mais le problème difficile (comment et pourquoi les êtres sensients ressentent ?) est difficile à cause d’un fossé explicatif. On n’arrive pas à prouver causalement que les êtres humains ressentent. Le ressenti est plus compliqué à expliquer que la capacité d’action car on ne peut pas observer le ressenti ; ceci est un problème méthodologique au problème difficile. On ne peut pas observer le ressenti, on peut simplement générer la capacité à agir et se fier au fait que si notre capacité de constater si quelqu’un ressent est suffisante. Mais si quelque chose de visuel se manifestait dès qu’un humain ressent, cela ne résoudrait pas le problème difficile car le problème difficile se questionne sur le pourquoi ? N'oublions pas que lorsque nous parlons d'esprit, d'âme, de conscience etc... (mots de belette) nous ne parlons en fait que de choses que nous ressentons; ce ne sont que des synonymes trompeurs pour parler du ressenti. C’est en cachant la difficulté profonde du problème difficile que l’être humain a inventé un tas de mots qui semblent avoir d’autres référents. Les mots de belette sont des mots qui flouttent le problème derrière tout ça en donnant l’impression qu’il s’agit d’un tas de choses différentes. Tout les phénomènes qui existent dans l'univers vont être explicable par les 4 forces fondamentales: gravité, électromagnétisme, énergie nucléaire forte et énergie nucléaire faible. Le ressenti qui est indéniablement là n’a pas de degré de liberté d’exercer une autre force. Qu’on ressent est une certitude cartésienne qu’on peut avoir. Le grand mystère, c'est d'expliquer comment et pourquoi ?
RépondreEffacerTu as bien saisi, mais tu confonds toujours un peu le PD avec le POE (autres esprits):
EffacerCe n'est pas l'incertitude concernant le POE (parce qu'on ne peut pas observer le ressenti chez autrui) qui rend le PD si difficile.
Le PD est un problème d'explication causale: Même si on pouvait observer que les autres ressentent, comme nous pouvons observer chacun, individuellement, que soi-même on ressent (Cogito/Sentio), on ne pourrait toujours pas expliquer causalement comment et pourquoi. Le ressenti semble complètement superflu causalement lorsque le PF sera résolu.
(Est-ce parce que c'est impossible de résoudre le PF sans ressenti? Mais pourquoi pas? Le fait qu'on ne peut pas réussir le T2 sans les capacités T3 serait explicable causalement. Même chose s’il y a des capacités T3 qui nécessitent des composantes T4. Mais est-ce qu’il y a un homologue de cette sorte de dépendance causale en ce qui concerne le rôle causal du ressenti pour réussir le T4 ou le T5? C’est ça le défi si on ne veut pas commettre une pétition de principe. Est-ce qu’il y une solution au PD analogue à la solution pour les Quarks non observables en physique nucléaire [discuté dans d’autres répliques ciélos]?
Le problème difficile est encore plus difficile à résoudre que ce que je m’attendais qu’il soit au début du cours (voir impossible à résoudre). Je m’explique : La solution au problème facile prive de liberté de piste de résolution au problème difficile. Cependant, c’est un fait à double tranchant, car ne serait-ce pas plus facile pour nous de trouver la solution au problème difficile en ayant justement moins de piste dans lesquelles chercher nos réponses? Oui et non et c’est là que je pense qu’une fois le problème facile résolu, nous comprendront définitivement que le PD est impossible à résoudre. Oui, car moins de piste = la solution se trouve dans quelques petites possibilités restantes et non, car si les réponses ne sont pas trouvées dans ces petites possibilités restantes que nous laisse le problème facile, cela voudrait dire qu’il n’est pas possible de résoudre le problème difficile, car toute les pistes possibles auront été coché et le PD n’aura toujours pas de réponses.
RépondreEffacerBonne synthèse. Et la possibilité Quark?
EffacerVoici pourquoi je pense que le problème facile n’est pas solvable sans le problème difficile et vice versa. Si le ressentis est superflu c’est qu’on ne sait pas à quoi il sert ou comment il fonctionne. Il faut donc lui donner un rôle, une mission, un peu comme les quarks. D’après ce que j’ai compris, les quarks sont nécessaires pour expliquer causalement l’existence des petits protons observable. Les quarks ont donc une fonction dans le problème de causalité du proton. Ceci amène donc à l’hypothèse suivante : le ressentis n’as pas besoin d’être visible pour expliquer causalement le problème facile à condition que le PD et le PF soit liés ensemble comme le sont les quarks et les protons. Si on part sur cette piste, alors il n’y a plus de problème facile ni difficile, il y’a un problème commun qui est de rétroingénierier toutes les capacités de T1 à T5 ainsi que le ressentis en parallèle. Je vois deux possibilités : Soit chaque Test (T1 – T5) possède un mécanisme de ressentis lui permettant ainsi de passer correctement les tests, soit il existe un mécanisme global, mais celui-ci doit être entièrement dépendant d’eux, car sinon on enlève la fonction du ressentis dans le PF et donc la réponse doit être autre.
EffacerÇa ne va pas si vite :
EffacerPour l’existence des quarks non-observables il y a une théorie causale qui explique comment et pourquoi il n’y aurait pas de protons observables sans les quarks non-observables. Les quarks non-observable sont causalement nécessaires pour expliquer les protons observables (selon la théorie causale).
Mais pour le ressenti qui existe et qui est observable par le ressenteur (le cogito/sentio), il n’existe aucune théorie causale qui explique causalement comment et pourquoi il n’y aurait pas la solution TF observable sans ressenti. Au contraire, le ressenti semble complètement superflu pour la TF, et c’est à cause de ça que la TD est difficile.
Donc, si j'ai bien compris, c'est justement parce que le ressenti (PD) n'est pas nécéssaire pour expliquer la fonction (PF), que chacun semble indépendant, que le PD est aussi difficile? Alors que dans le cas des quarks et des protons, l'un se voit et n'existerait pas sans la présence de l'autre qui ne se voit pas.
EffacerLe problème difficile est encore plus difficile à résoudre que ce que je m’attendais qu’il soit au début du cours (voir impossible à résoudre). Je m’explique : La solution au problème facile prive de liberté de piste de résolution au problème difficile. Cependant, c’est un fait à double tranchant, car ne serait-ce pas plus facile pour nous de trouver la solution au problème difficile en ayant justement moins de piste dans lesquelles chercher nos réponses? Oui et non et c’est là que je pense qu’une fois le problème facile résolu, nous comprendront définitivement que le PD est impossible à résoudre. Oui, car moins de piste = la solution se trouve dans quelques petites possibilités restantes et non, car si les réponses ne sont pas trouvées dans ces petites possibilités restantes que nous laisse le problème facile, cela voudrait dire qu’il n’est pas possible de résoudre le problème difficile, car toute les pistes possibles auront été coché et le PD n’aura toujours pas de réponses.
RépondreEffacerBonne synthèse. Et la possibilité Quark?
EffacerPourquoi est-ce qu'on ne peut pas expliquer comment et pourquoi les organismes ressentent plutôt que juste réagissent (T3/T4)?
RépondreEffacerSi j’ai bien compris, le problème de savoir comment et pourquoi nous avons le ressenti est un problème difficile parce qu’une fois que nous aurons résolu le problème facile, c’est-à-dire qu’on aura réussi à expliquer comment et pourquoi nous sommes capables de faire tout ce que nous sommes capables de faire, alors il ne restera plus rien pour expliquer pourquoi nous ressentons.
RépondreEffacerPar contre, cela me questionne sur un point : en effet, nous n’avons pas encore résolu le problème facile, même si les scientifiques considèrent qu’il est possible de le résoudre. Ma question est : pourquoi supposons-nous qu’il est possible de répondre au problème facile sans faire appel au ressenti? N’est-il pas possible que, dans la tentative de répondre au problème facile, nous découvrions que l’existence du ressenti soit une condition sine qua non pour que nous soyons capable de faire tout ce que nous savons faire? Le ressenti ne peut-il pas faire partie de la réponse au problème facile?
Je ne veux pas dire par là que le ressenti soit nécessaire pour tout ce que nous savons faire, mais que peut-être nous ne pourrions pas faire tout ce que nous savons faire si nous n'avions pas le ressenti?
EffacerSi j’ai bien compris, le problème de savoir comment et pourquoi nous avons le ressenti est un problème difficile parce qu’une fois que nous aurons résolu le problème facile, c’est-à-dire qu’on aura réussi à expliquer comment et pourquoi nous sommes capables de faire tout ce que nous sommes capables de faire, alors il ne restera plus rien pour expliquer pourquoi nous ressentons.
RépondreEffacerPar contre, cela me questionne sur un point : en effet, nous n’avons pas encore résolu le problème facile, même si les scientifiques considèrent qu’il est possible de le résoudre. Ma question est : pourquoi supposons-nous qu’il est possible de répondre au problème facile sans faire appel au ressenti? N’est-il pas possible que, dans la tentative de répondre au problème facile, nous découvrions que l’existence du ressenti soit une condition sine qua non pour que nous soyons capable de faire tout ce que nous savons faire? Le ressenti ne peut-il pas faire partie de la réponse au problème facile?
Un élément que nous avons évoqué dans le cours et que je trouve très intéressant dans le cas du problème difficile est la théorie de Dennett : celui-ci considère que le problème difficile est une illusion et que ce que l’on nomme ressenti n’existe tout simplement pas, qu’il est en fait un ensemble de choses diverses que l’on regroupe sous le même nom, raison pour laquelle il nous apparaît difficile. Ce que l’on appelle le ressenti serait en fait, pour chaque habileté, la forme que prennent les états mentaux internes indispensables à la naissance à de cette habileté.
RépondreEffacerIl n’y aurait donc pas un problème facile ET un problème difficile, mais simplement un problème facile à résoudre. De ce que j’ai compris, ce serait donc simplement que ce que l’on sait faire ressemble à quelque-chose, qu’il n’y a pas d’un côté la capacité et de l’autre le ressenti de cette capacité, mais que les deux éléments sont structurellement indissociables, comme deux faces d’une même pièce. Si je pousse un peu cette idée, cela me fait penser au concept des équinçons évolutifs : le fait que mes états mentaux impliqués dans mes habiletés ressemblent à quelque-chose pourrait n’être qu’une propriété structurelle de ces états mentaux.
Un élément que nous avons évoqué dans le cours et que je trouve très intéressant dans le cas du problème difficile est la théorie de Dennett : celui-ci considère que le problème difficile est une illusion et que ce que l’on nomme ressenti n’existe tout simplement pas, qu’il est en fait un ensemble de choses diverses que l’on regroupe sous le même nom, raison pour laquelle il nous apparaît difficile. Ce que l’on appelle le ressenti serait en fait, pour chaque habileté, la forme que prennent les états mentaux internes indispensables à la naissance à de cette habileté.
RépondreEffacerIl n’y aurait donc pas un problème facile ET un problème difficile, mais simplement un problème facile à résoudre. De ce que j’ai compris, ce serait donc simplement que ce que l’on sait faire ressemble à quelque-chose, qu’il n’y a pas d’un côté la capacité et de l’autre le ressenti de cette capacité, mais que les deux éléments sont structurellement indissociables, comme deux faces d’une même pièce. Si je pousse un peu cette idée, cela me fait penser au concept des équinçons évolutifs : le fait que mes états mentaux impliqués dans mes habiletés ressemblent à quelque-chose pourrait n’être qu’une propriété structurelle de ces états mentaux.
Voici ici ma compréhension du problème difficile. Nous ne pouvons pas expliquer comment et pourquoi on ressent. Nous ne pouvons pas non plus être certains que les autres ressentent, mais cela ne fait pas partis du problème difficile comme il est le problème des autres esprits. C’est à cause du problème de l’esprit, que le problème est difficile. Comment et pourquoi les êtres sensibles ressentent est la question que nous nous posons depuis des années sans arriver à une réponse concluante. De plus, nous pouvons observer les actions, mais nous ne pouvons pas observer le ressentit. Par contre, nous savons qu’il y a trois types de ressentit. Le positif, le négatif et le neutre.
RépondreEffacerNous supposons que les autres êtres vivants ressentent et on peut imaginer ce qu’ils ressentent, mais on ne peut pas le prouver ni trouver d’explication causales. Un exemple qui nous a été donne est que nous ressentons que nous respirons, mais ne ressentions pas ce qui nous permet de respirer. Ou encore, pourquoi je ressens une douleur quand je place ma main sur un rond du four? Rien ne permet d’expliquer comment je ressens une douleur et pourquoi je la ressens.
Voici ici ma compréhension du problème difficile. Nous ne pouvons pas expliquer comment et pourquoi on ressent. Nous ne pouvons pas non plus être certains que les autres ressentent, mais cela ne fait pas partis du problème difficile comme il est le problème des autres esprits. C’est à cause du problème de l’esprit, que le problème est difficile. Comment et pourquoi les êtres sensibles ressentent est la question que nous nous posons depuis des années sans arriver à une réponse concluante. De plus, nous pouvons observer les actions, mais nous ne pouvons pas observer le ressentit. Par contre, nous savons qu’il y a trois types de ressentit. Le positif, le négatif et le neutre.
RépondreEffacerNous supposons que les autres êtres vivants ressentent et on peut imaginer ce qu’ils ressentent, mais on ne peut pas le prouver ni trouver d’explication causales. Un exemple qui nous a été donne est que nous ressentons que nous respirons, mais ne ressentions pas ce qui nous permet de respirer. Ou encore, pourquoi je ressens une douleur quand je place ma main sur un rond du four? Rien ne permet d’expliquer comment je ressens une douleur et pourquoi je la ressens.
Selon ce que j’ai compris, le problème difficile des sciences cognitives est de parvenir à fournir une explication causale adéquatement justifiée à la capacité de ressentir des organismes vivants. Cela est particulièrement difficile, car il est possible de trouver une telle explication en ce qui concerne tous les phénomènes observables, à savoir toutes les capacités des organismes mis à part le ressenti, de sorte que cette capacité semble être superflue. Autrement dit, on peut déjà donner une explication causale complète de toutes les capacités observables des organismes sans avoir besoin de la notion de ressenti y parvenir. Or, nous savons que le ressenti existe au moins pour nous-mêmes, car nous en faisons l’expérience. En se basant sur l’imagerie cérébrale, nous pouvons également supposer que d’autres organismes vivants, à savoir les autres personnes ainsi que plusieurs espèces animales, ont aussi la capacité de ressentir. En ce sens, il est problématique de constater que la conscience existe de manière inutile, c’est-à-dire sans rapport de causalité avec les phénomènes observables.
RépondreEffacerLe problème difficile, en dehors des considérations métaphysiques propres à la philosophie, me semble un problème scientifique dans lequel la théorie est radicalement sous-déterminée par les faits. En effet, si les scientifiques travaillant dans les divers domaines des sciences cognitives parviennent, après beaucoup d’efforts, à rétroingénierier un ensemble de mécanismes causaux qui seraient aussi performants que les nôtres, du point de vue de la flexibilité et de la versatilité, au-delà du strict « T2 » (les capacités linguistiques) éventuellement ancrées (par un accès au monde via la robotique et les capacités sensorimotrices, de niveau « T3 »), que restera-t-il pour décider que nos théories expliquant la cognition humaine ne sont pas encore mûres? Nous pouvons certes envisager un pas de plus avec des capacités comparables à l’être humain, physiquement (niveau « T4 »), dans tout ce que nous pouvons faire et éventuellement le vieux rêve de produire une vie intelligente comparable à la nôtre de part en part (biosimilarité de niveau « T5 » avec la génie des matériaux, le génie génétique, les nanotechnologies, etc.). Du point de vue philosophique, il restera toujours le fameux « ghost in the machine » (le fantôme dans la machine), dont parlait jadis Gilbert Ryle et qui a occupé une si grande part de l’histoire de la philosophie. Mais est-ce un problème traitable dans la conception contemporaine de ce que peut être une science? Les sciences contemporaines, pour revendiquer une certaine objectivité et une certaine scientificité, doivent se plier à différents modèles épistémiques pour assurer leur propos. Certains ont parlé de corroboration par les données, de consilience (Wilson) entre les différentes voies expérimentales et théoriques, de falsification (Popper), mais comment imaginer ce qui fait le cœur même du sentiment d’être soi-même et d’avoir des ressentis (l’ipséité en phénoménologie), le ressenti, les qualia? Ne serait-ce pas la frontière décisive pour une objectivation possible du champ scientifique des consciousness studies? Comment postuler un reste ou un surcroît une fois que les mécanismes causaux donnent une performance absolument indistinguible du problème que nous nous sommes donné-e-s dans ce cours, expliquer la catégorisation, la conscience, la communication, l’apprentissage, avec les ressources explicatives de la computation, de la linguistique chomskyenne, la psychologie évolutionniste, la biologie darwinienne et baldwinienne? Peut-être sommes-nous trompés par une série de préjugés, sur le fait qu’il doit y avoir quelque chose de plus outre ce que nous pouvons asserter béhavioralement et cognitivement, sur un sol ferme pour nos paradigmes scientifiques qui permettent l’inférence à la meilleure explication (la plus économe, la plus efficace) en fonction des données sous-déterminées que nous pouvons approcher.
RépondreEffacerLe problème difficile, en dehors des considérations métaphysiques propres à la philosophie, me semble un problème scientifique dans lequel la théorie est radicalement sous-déterminée par les faits. En effet, si les scientifiques travaillant dans les divers domaines des sciences cognitives parviennent, après beaucoup d’efforts, à rétroingénierier un ensemble de mécanismes causaux qui seraient aussi performants que les nôtres, du point de vue de la flexibilité et de la versatilité, au-delà du strict « T2 » (les capacités linguistiques) éventuellement ancrées (par un accès au monde via la robotique et les capacités sensorimotrices, de niveau « T3 »), que restera-t-il pour décider que nos théories expliquant la cognition humaine ne sont pas encore mûres? Nous pouvons certes envisager un pas de plus avec des capacités comparables à l’être humain, physiquement (niveau « T4 »), dans tout ce que nous pouvons faire et éventuellement le vieux rêve de produire une vie intelligente comparable à la nôtre de part en part (biosimilarité de niveau « T5 » avec la génie des matériaux, le génie génétique, les nanotechnologies, etc.). Du point de vue philosophique, il restera toujours le fameux « ghost in the machine » (le fantôme dans la machine), dont parlait jadis Gilbert Ryle et qui a occupé une si grande part de l’histoire de la philosophie. Mais est-ce un problème traitable dans la conception contemporaine de ce que peut être une science? Les sciences contemporaines, pour revendiquer une certaine objectivité et une certaine scientificité, doivent se plier à différents modèles épistémiques pour assurer leur propos. Certains ont parlé de corroboration par les données, de consilience (Wilson) entre les différentes voies expérimentales et théoriques, de falsification (Popper), mais comment imaginer ce qui fait le cœur même du sentiment d’être soi-même et d’avoir des ressentis (l’ipséité en phénoménologie), le ressenti, les qualia? Ne serait-ce pas la frontière décisive pour une objectivation possible du champ scientifique des consciousness studies? Comment postuler un reste ou un surcroît une fois que les mécanismes causaux donnent une performance absolument indistinguible du problème que nous nous sommes donné-e-s dans ce cours, expliquer la catégorisation, la conscience, la communication, l’apprentissage, avec les ressources explicatives de la computation, de la linguistique chomskyenne, la psychologie évolutionniste, la biologie darwinienne et baldwinienne? Peut-être sommes-nous trompés par une série de préjugés, sur le fait qu’il doit y avoir quelque chose de plus outre ce que nous pouvons asserter béhavioralement et cognitivement, sur un sol ferme pour nos paradigmes scientifiques qui permettent l’inférence à la meilleure explication (la plus économe, la plus efficace) en fonction des données sous-déterminées que nous pouvons approcher.
RépondreEffacerLe point de vue de Dennett, à savoir ce qu’il nomme l’hétérophénoménologie, pour nous sortir de ce mauvais pas (voir la ciélo précédente), me semble porteur pour notre problématique (expliquer tout ce que nous pouvons faire, la cognition, comment nous avons des interactions fructueuses avec le monde -la catégorisation-, comment nous communiquons -la linguistique et enfin comment et pourquoi le ressenti nous est essentiel comme expérience). En décentrant le centre de gravité de nos investigations du sujet qui pense sa propre conscience (l’autoposition du cogito cartésien, qui se sait exister parce qu’il se sait penser) vers le croisement des différentes expériences intersubjectives du monde que les sujets cognitifs font, nous obtenons une forme de contrôle plus ferme de nos explications. Puisque les branches des sciences cognitives occupées d’expliquer la perception (la perception catégorielle des sons, couleurs, formes, éventuellement influencée par nos apprentissages culturels ou non, dans le cadre de l’hypothèse faible de Sapir-Whorf) ont montré et se sont penchées plusieurs fois sur les illusions perceptives (comme dans l’effet Lyer-Müller, le canard-lapin, etc.), ne faudrait-il pas contrôler de même les prétendues réductions à l’essence de l’acte noétique (la saisie par la conscience percevante de ce qu’elle perçoit, le noème, par la noèse, l’acte d’appréhension phénoménale) de la phénoménologie. De la même manière que la tradition béhaviorale en psychologie a tenté de se concentrer sur ce qui est observable dans une perspective « à la troisième personne », en contrôlant les prétentions à l’objectivité des descriptions psychologiques, ne faudrait-il pas s’assurer a minima que nous croisons les perspectives de différents sujets pour investiguer le ressenti? Nous pourrions alors envisager avec Dennett que le « problème difficile », celui d’expliquer la conscience du ressenti, est un « truc », celui de prétendre ramener sous une unité une foultitude de mécanismes causaux différents entrant en compétition pour produire le sentiment d’unité subjective de que nous nous nommons notre conscience, notre saisie des qualia. Cela permettrait peut-être de se dire que, dans les conditions présentes, outre le niveau de performance de nos tentatives de rétroingénierie et la consilience des modèles mathématiques-théoriques, des données probantes issues de la neuro-imagerie fonctionnelle, nous n’avons pas le luxe d’envisager sereinement une « science de la conscience » et du ressenti autrement que les voies jusqu’ici privilégiées par différentes branches de la psychologie : les entrevues et les questionnaires administrés à des sujets collaboratifs, l’éthologie, la neuro-psychologie, etc..
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