Traduit par Google Translate (non-corrigé):
Harnad, S. (1990). Le problème de l'ancrage des symboles. Physica D: Nonlinear Phenomena, 42(1), 335-346.
Harnad, S. (1990). The symbol grounding problem. Physica D: Nonlinear Phenomena, 42(1), 335-346.
et
Harnad, S. (1993). L'ancrage des symboles dans le monde analogique à l'aide de réseaux neuronaux: un modèle hybride. Lekton, 4(2), 12-18.
ou
Harnad, S. (2003) The Symbol Grounding Problem. Encylopedia of Cognitive Science. Nature Publishing Group. Macmillan.
ou
Le problème de l'ancrage des symboles est lié au problème de comment les mots obtiennent un sens. Le problème du sens est à son tour lié au problème de la conscience, ou comment les états mentaux ont un sens.
2021: VIDÉO DU Cours 9 mars
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PPT 2019:
SEMAINE 5 (première partie) 2018
SEMAINE 5 (deuxième partie) 2018
résumé langue anglaise:
Cours ISC1000 2017:
Cours ISC1000 2016 1:
Cours ISC1000 2016 2:
2015 Cours 2ième partie (vidéo)
Bonjour à toutes et tous, bonne année.
RépondreEffacerQuelques questions générales pour commencer la réflexion sur les sciences cognitives.
Les sciences cognitives qui mobilisent les approches représentationnalistes et computationnalistes, c'est-à-dire la computation (manipulation selon des règles de symboles) de représentations mentales me semblent opérer à un niveau d'explication plus élevé que les approches connexionnistes.
Que penser aujourd'hui des critiques de Pylyshin et Fodor vers la fin des années 1980 ("Le traitement approprié du connexionnisme" et "Pourquoi faut-il un langage de la pensée") quant à l'effet que le connexionnisme, parce qu'opérant à une échelle micro (les unités de connections, soit des neurones, soit des neurones artificiels dans un ordinateur simulant une architecture cognitive)ne permettra pas d'expliquer et de traiter des questions de plus haut niveau comme le langage et les représentations culturelles?
(1) On est à la semaine 1, pas la semaine 5.
Effacer(2) Stp fais tes commentaires là et pas ici.
Bonjour à toutes et tous, bonne année.
RépondreEffacerQuelques questions générales pour commencer la réflexion sur les sciences cognitives.
Les sciences cognitives qui mobilisent les approches représentationnalistes et computationnalistes, c'est-à-dire la computation (manipulation selon des règles de symboles) de représentations mentales me semblent opérer à un niveau d'explication plus élevé que les approches connexionnistes.
Que penser aujourd'hui des critiques de Pylyshin et Fodor vers la fin des années 1980 ("Le traitement approprié du connexionnisme" et "Pourquoi faut-il un langage de la pensée") quant à l'effet que le connexionnisme, parce qu'opérant à une échelle micro (les unités de connections, soit des neurones, soit des neurones artificiels dans un ordinateur simulant une architecture cognitive)ne permettra pas d'expliquer et de traiter des questions de plus haut niveau comme le langage et les représentations culturelles?
(1) On est à la semaine 1, pas la semaine 5.
Effacer(2) Stp fais tes commentaires là et pas ici.
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Pourquoi ne pas intégrer les théories vues dans ce cours (qui se présentent comme concurrentes) dans une seule et grande théorie qui prendrait le bon de chaque théorie vue jusqu’à présent, tel des pièces d’un casse-tête, pour expliquer, une partie à la fois, les mécanismes présents dans la cognition?
RépondreEffacerOn a vu que le computationnalisme en faisait évidemment partie du langage. Pourquoi ne pas y ajouter les théories connexionniste et symbolique? Même si l’approche connexionniste « […] a récemment remis en question l'approche symbolique de la modélisation de l'esprit […] » en disant que la cognition n’était que des unités interconnectées dans un réseau, ne peut-on pas inclure le fait que ces unités sont des symboles? Quelqu’un me répondra probablement que d’une façon ou d’une autre, ces « unités » ne répondent pas à l’un des huit critères énoncés dans le texte et ne peuvent donc pas être des symboles. Néanmoins, si je pense à un éléphant (symbole) et que j’associe donc à une girafe (je fais la manipulation rapide de penser à un autre symbole), ces animaux appartiennent à une catégorie (animaux de la savane), mais cette catégorisation de symboles s’intègre également dans une perspective plus connexionniste (réseau d’unités interconnectées, mais pas statique!) et les deux théories ne s’opposent donc pas.
Quand tu penses à un éléphant, ce n'est pas l'éléphant qui est le symbole: C'est « éléphant », ce qui est une forme arbitraire. L'éléphant serait son référant.
EffacerC’est quoi un symbole?
C'est beau, les unités interconnectées, mais c’est la connexion T3 entre le symbole et son référant qui est en jeu dans le problème de l’ancrage des symboles.
C’est quoi le problème de l’ancrage des symboles?
C’est quoi la connexion T3?
Les réseaux neuronnaux seraient un possible candidat pour le mécanisme qui apprend à détecter le attributs des entrées sensorimotrices de l’éléphant qui permettent de catégoriser.
C’est quoi, la catégorisation?
Tu souhaites une intégration? Vas-y!
Cours 5
EffacerSerait-il possible de définir la catégorisation comme le fait d’assembler des objets selon une caractéristique en commun? ; par exemple dire : pomme, banane, poire appartiennent à la même catégorie : les fruits. La catégorisation dépend de nos perceptions.
Les symboles sont des représentations arbitraires; ça veut dire que leurs interprétations ne les appartiennent pas; nous donnons du sens aux symboles. Leurs interprétations sont extrinsèques.
EffacerSi j’ai bien compris, voici le problème de l’ancrage des symboles.
Catégoriser c'est faire la bonne chose avec la bonne sorte de chose.
EffacerLes symboles ne sont pas des représentations. Ils sont des objets de forme arbitraire.
Le problème de l'ancrage des symboles concerne le lien entre un mot et sont référent.
... son référent...
EffacerPourquoi ne pas intégrer les théories vues dans ce cours (qui se présentent comme concurrentes) dans une seule et grande théorie qui prendrait le bon de chaque théorie vue jusqu’à présent, tel des pièces d’un casse-tête, pour expliquer, une partie à la fois, les mécanismes présents dans la cognition?
RépondreEffacerOn a vu que le computationnalisme en faisait évidemment partie du langage. Pourquoi ne pas y ajouter les théories connexionniste et symbolique? Même si l’approche connexionniste « […] a récemment remis en question l'approche symbolique de la modélisation de l'esprit […] » en disant que la cognition n’était que des unités interconnectées dans un réseau, ne peut-on pas inclure le fait que ces unités sont des symboles? Quelqu’un me répondra probablement que d’une façon ou d’une autre, ces « unités » ne répondent pas à l’un des huit critères énoncés dans le texte et ne peuvent donc pas être des symboles. Néanmoins, si je pense à un éléphant (symbole) et que j’associe donc à une girafe (je fais la manipulation rapide de penser à un autre symbole), ces animaux appartiennent à une catégorie (animaux de la savane), mais cette catégorisation de symboles s’intègre également dans une perspective plus connexionniste (réseau d’unités interconnectées, mais pas statique!) et les deux théories ne s’opposent donc pas.
Quand tu penses à un éléphant, ce n'est pas l'éléphant qui est le symbole: C'est « éléphant », ce qui est une forme arbitraire. L'éléphant serait son référant.
EffacerC’est quoi un symbole?
C'est beau, les unités interconnectées, mais c’est la connexion T3 entre le symbole et son référant qui est en jeu dans le problème de l’ancrage des symboles.
C’est quoi le problème de l’ancrage des symboles?
C’est quoi la connexion T3?
Les réseaux neuronnaux seraient un possible candidat pour le mécanisme qui apprend à détecter le attributs des entrées sensorimotrices de l’éléphant qui permettent de catégoriser.
C’est quoi, la catégorisation?
Tu souhaites une intégration? Vas-y!
Cours 5
EffacerSerait-il possible de définir la catégorisation comme le fait d’assembler des objets selon une caractéristique en commun? ; par exemple dire : pomme, banane, poire appartiennent à la même catégorie : les fruits. La catégorisation dépend de nos perceptions.
Les symboles sont des représentations arbitraires; ça veut dire que leurs interprétations ne les appartiennent pas; nous donnons du sens aux symboles. Leurs interprétations sont extrinsèques.
EffacerSi j’ai bien compris, voici le problème de l’ancrage des symboles.
Catégoriser c'est faire la bonne chose avec la bonne sorte de chose.
EffacerLes symboles ne sont pas des représentations. Ils sont des objets de forme arbitraire.
Le problème de l'ancrage des symboles concerne le lien entre un mot et sont référent.
Comme M. Harnad l’a mentionné par la suite, je suis d’accord que la troisième force du connexionisme « (3) "Neurosimilitude": L'architecture connexionniste ressemble plus à un cerveau qu'une machine de Turing ou un ordinateur numérique. » est également une faiblesse.
RépondreEffacerEn effet, en quoi cela représente une force? C’est une force seulement si on a un critère de surdétermination, c’est-à-dire qu’on veut arriver à expliquer la cognition humaine en passant par un seul chemin, soit une même structure biologique, d’où l’intérêt de la neurosimilitude. Néanmoins, est-ce vraiment nécessaire? Si on arrive à expliquer les mécanismes de la cognition humaine avec un T3, on ne devrait pas se soucier qu’il n’est pas neurosimilaire et se limiter à la sous-détermination puisque le reste est, à mon avis également, très superficiel.
L'importance de la neurosimilitude dépendra de ce qui va s'avérer capable de réussir le Test de Turing.
EffacerSi un T3 est possible sans recours aux propriétés T4, ça sera la réponse à ta question. S'il faut des propriétés du T4 pour réussir le T3, la réponse sera ça. Le Test de Turing est un cadre méthodologique, mais le vrai travail de rétroingénierier un candidat réussi reste à faire. C'est pour ça qu'on étudie les science cognitives.
Searle a démontré que la computation ne produit pas la cognition même si elle réussit T2. Il faut des propriétés d'un robot T3 pour réussir T2 [« dit Étienne »].
Il se peut, donc, que ce soit idem pour T3 vis-à-vis T4. Pas toutes les propriétés de T4, mais certaines, dont les exigences de T3 seront les déterminants.
Comme M. Harnad l’a mentionné par la suite, je suis d’accord que la troisième force du connexionisme « (3) "Neurosimilitude": L'architecture connexionniste ressemble plus à un cerveau qu'une machine de Turing ou un ordinateur numérique. » est également une faiblesse.
RépondreEffacerEn effet, en quoi cela représente une force? C’est une force seulement si on a un critère de surdétermination, c’est-à-dire qu’on veut arriver à expliquer la cognition humaine en passant par un seul chemin, soit une même structure biologique, d’où l’intérêt de la neurosimilitude. Néanmoins, est-ce vraiment nécessaire? Si on arrive à expliquer les mécanismes de la cognition humaine avec un T3, on ne devrait pas se soucier qu’il n’est pas neurosimilaire et se limiter à la sous-détermination puisque le reste est, à mon avis également, très superficiel.
L'importance de la neurosimilitude dépendra de ce qui va s'avérer capable de réussir le Test de Turing.
EffacerSi un T3 est possible sans recours aux propriétés T4, ça sera la réponse à ta question. S'il faut des propriétés du T4 pour réussir le T3, la réponse sera ça. Le Test de Turing est un cadre méthodologique, mais le vrai travail de rétroingénierier un candidat réussi reste à faire. C'est pour ça qu'on étudie les science cognitives.
Searle a démontré que la computation ne produit pas la cognition même si elle réussit T2. Il faut des propriétés d'un robot T3 pour réussir T2 [« dit Étienne »].
Il se peut, donc, que ce soit idem pour T3 vis-à-vis T4. Pas toutes les propriétés de T4, mais certaines, dont les exigences de T3 seront les déterminants.
Est-ce que l'on peut réduire la cognition à la manipulation de symboles fondée sur leur forme?
RépondreEffacerNon, comme Searle l’a démontré dans la Chambre chinoise, on ne peut pas simuler la sémantique. Le problème avec l’ancrage des symboles c’est qu’elle fait référence au fait que c’est l’humain qui donne un sens au symbole que l’ordinateur produit. Contrairement à l’IA où chaque processus cognitif serait une suite logique causale, l’intention se fonderait sur le contexte et l’historique aussi nommée « background » de l’observateur. L’IA en tant qu’approche de modélisation est intéressante mais elle ne prend pas en considération la situation ou la réalité. Bref, elle est efficace dans une situation connue d’avance mais son manque de flexibilité la rend fragile. Ce qui semble par contre rester sans réponse c’est comment la conscience à elle seule arrive à démontrer ses capacités à générer la cognition. Antonio Damasio avec son hypothèse sur l’homéostasie biologique tente de démontrer que nous répondons aux stimulations de notre environnement dans le but de survivre et que nos actions s’articulent dans un soucis de maintenir l’équilibre. Le problème de l’hypothèse de Damasio nous renvoi à la question de la conscience sur comment et pourquoi nous sommes en mesure de ressentir l’homéostasie.
Aucune façon de constater si tu as fait les lectures sur le problème de l'ancrage, ni si tu sais ce qui est le problème de l'ancrage. L’homéostasie n'a rien à voir avec l'ancrage. C'est une fonction végétative, pas cognitive.
EffacerC'est quoi, le problème de l'ancrage? Comment est-ce qu'il ressort de l'argument de Searle? Ne manque pas de lire les autres ciélos et les répliques.
M. Harnad,
EffacerJ'ai repris dans mes mots quelques phrases issues des lectures. Je peux avoir mal compris mais certains mots ont été repris par rapport aux idées qui touchent l'IA.
Le problème de l'ancrage c'est facile c'est de terminer comment on relie le mot (syntaxe ou symbole) à son sens. (La semantique). Il ressort dans l'argument de Searle car la machine de comprends pas le chinois et lui non plus, pourtant la machine/Searle a été capable d'exécuter les algorithmes mais sans en comprendre le sens, sans comprendre les symboles. Les symboles ne sont arbitraires et ils dependent du materiel pour en creer le sens et c'est ce qui réfute l'argument du computationnalisme par rapport à l'independance du materiel.
Bref, dans mon texte j'ai voulu aller plus loin que ca et de tenter de faire le lien entre l'IA et le probleme de l'ancrage.
*déterminer et non terminer
EffacerJe devrais ajouter une précision sur les mots si on veut se comprendre. Quand je dis ne pas comprendre le sens, je veux dire qu'il ne sait pas à quel référent l'objet (symbole arbitraire) est relié.
Effacer*les symboles ne sont QU'arbitraires (il manque qu' dans mon texte)
Attention, le sens ≠ le référent. Voir ci-dessous.
EffacerEst-ce que l'on peut réduire la cognition à la manipulation de symboles fondée sur leur forme?
RépondreEffacerNon, comme Searle l’a démontré dans la Chambre chinoise, on ne peut pas simuler la sémantique. Le problème avec l’ancrage des symboles c’est qu’elle fait référence au fait que c’est l’humain qui donne un sens au symbole que l’ordinateur produit. Contrairement à l’IA où chaque processus cognitif serait une suite logique causale, l’intention se fonderait sur le contexte et l’historique aussi nommée « background » de l’observateur. L’IA en tant qu’approche de modélisation est intéressante mais elle ne prend pas en considération la situation ou la réalité. Bref, elle est efficace dans une situation connue d’avance mais son manque de flexibilité la rend fragile. Ce qui semble par contre rester sans réponse c’est comment la conscience à elle seule arrive à démontrer ses capacités à générer la cognition. Antonio Damasio avec son hypothèse sur l’homéostasie biologique tente de démontrer que nous répondons aux stimulations de notre environnement dans le but de survivre et que nos actions s’articulent dans un soucis de maintenir l’équilibre. Le problème de l’hypothèse de Damasio nous renvoi à la question de la conscience sur comment et pourquoi nous sommes en mesure de ressentir l’homéostasie.
Aucune façon de constater si tu as fait les lectures sur le problème de l'ancrage, ni si tu sais ce qui est le problème de l'ancrage. L’homéostasie n'a rien à voir avec l'ancrage. C'est une fonction végétative, pas cognitive.
EffacerC'est quoi, le problème de l'ancrage? Comment est-ce qu'il ressort de l'argument de Searle? Ne manque pas de lire les autres ciélos et les répliques.
M. Harnad,
EffacerJ'ai repris dans mes mots quelques phrases issues des lectures. Je peux avoir mal compris mais certains mots ont été repris par rapport aux idées qui touchent l'IA.
Le problème de l'ancrage c'est facile c'est de terminer comment on relie le mot (syntaxe ou symbole) à son sens. (La semantique). Il ressort dans l'argument de Searle car la machine de comprends pas le chinois et lui non plus, pourtant la machine/Searle a été capable d'exécuter les algorithmes mais sans en comprendre le sens, sans comprendre les symboles. Les symboles ne sont arbitraires et ils dependent du materiel pour en creer le sens et c'est ce qui réfute l'argument du computationnalisme par rapport à l'independance du materiel.
Bref, dans mon texte j'ai voulu aller plus loin que ca et de tenter de faire le lien entre l'IA et le probleme de l'ancrage.
*déterminer et non terminer
EffacerJe devrais ajouter une précision sur les mots si on veut se comprendre. Quand je dis ne pas comprendre le sens, je veux dire qu'il ne sait pas à quel référent l'objet (symbole arbitraire) est relié.
Effacer*les symboles ne sont QU'arbitraires (il manque qu' dans mon texte)
Attention, le sens ≠ le référent. Voir ci-dessous.
EffacerPour que la computation soit un bon candidat à l’explication de la cognition et pour répondre au problème facile, il manque « l’ancrage des symboles ». Un symbole (forme arbitraire manipulée selon des règles formelles qui ne portent que sur la forme et non sur leur sens) et lié à un sens (formation d’un lien avec le référent). Cette capacité dynamique nécessite un matériel particulier à la différence de ce qu’affirmait le computationnalisme (indépendance de la matérialité ; c’est dans notre esprit que le symbole prend spontanément du sens tant que nous connaissons le symbole et son référent). Donc la cognition n’est pas explicable sans le lien entre symbole et référent. D’ailleurs l’incompréhension de Searle dans la pièce chinoise était l’incompréhension du sens des mots : donc les mots ne sont pas juste une forme mais ont un référent auquel ils réfèrent. Et pour lier les symboles à leurs référents il faut distinguer les membres/non-membres des catégories auxquelles se rapportent les référents (mots) mais il faut aussi détecter les attributs sensorimoteurs qui distinguent les membres/non-membres. Serait-ce cela que les réseaux neuronaux sont capables de faire ? C’est ce que l’article 1990 propose : ancrer les mots internes dans leur référent externe. La projection sensorielle est non computationnelle (non symbolique) car elle est soit matérielle, soit physique soit iconique donc il n’est pas possible de la remplacer par une simulation computationnelle.
RépondreEffacerC'est correct. Mais note que le sens d'un mot est plus que son lien (robotique T3) à son référent. Le lien robotique avec son référent c'est l'ancrage du mot. Mais ça ne suffit pas, ni pour l'expression du sens d'un mot (ce qu'on veut dire en le prononçant), ni pour la compréhension du sens du mot. À part de l'ancrage, il faut aussi la capacité T2. Et même avec ces deux capacités, il faut une troisième chose. La chose qui était manifestement absente dans la pièce chinoise: c'était quoi?
EffacerDonc sens = ancrage + capacité T2 + ?
Selon ma compréhension, ce qu’il manque c’est « le ressenti », soit de savoir ce que cela fait de pouvoir ancrer des symboles et de faire T2.
EffacerCependant, dans la chambre chinoise, il n’y a pas d’ancrage des symboles puisqu’il n’y a pas de référent non? Vous dites plus haut que l’ancrage est le lien robotique avec son référent. Or, dans la chambre chinoise, il n’y a pas de référents non?
Ce qui manque dans la pièce chinoise c'est et le lien (T3) entre les symboles et leurs référents (l'ancrage) et le ressenti de la compréhension des symboles. La prémisse de la pièce chinoise (le computationnelisme) est qu'il n'y a que l'exécution de l'algorithme qui réussit T2.
EffacerPour que la computation soit un bon candidat à l’explication de la cognition et pour répondre au problème facile, il manque « l’ancrage des symboles ». Un symbole (forme arbitraire manipulée selon des règles formelles qui ne portent que sur la forme et non sur leur sens) et lié à un sens (formation d’un lien avec le référent). Cette capacité dynamique nécessite un matériel particulier à la différence de ce qu’affirmait le computationnalisme (indépendance de la matérialité ; c’est dans notre esprit que le symbole prend spontanément du sens tant que nous connaissons le symbole et son référent). Donc la cognition n’est pas explicable sans le lien entre symbole et référent. D’ailleurs l’incompréhension de Searle dans la pièce chinoise était l’incompréhension du sens des mots : donc les mots ne sont pas juste une forme mais ont un référent auquel ils réfèrent. Et pour lier les symboles à leurs référents il faut distinguer les membres/non-membres des catégories auxquelles se rapportent les référents (mots) mais il faut aussi détecter les attributs sensorimoteurs qui distinguent les membres/non-membres. Serait-ce cela que les réseaux neuronaux sont capables de faire ? C’est ce que l’article 1990 propose : ancrer les mots internes dans leur référent externe. La projection sensorielle est non computationnelle (non symbolique) car elle est soit matérielle, soit physique soit iconique donc il n’est pas possible de la remplacer par une simulation computationnelle.
RépondreEffacerSelon ma compréhension, ce qu’il manque c’est « le ressenti », soit de savoir ce que cela fait de pouvoir ancrer des symboles et de faire T2.
EffacerCependant, dans la chambre chinoise, il n’y a pas d’ancrage des symboles puisqu’il n’y a pas de référent non? Vous dites plus haut que l’ancrage est le lien robotique avec son référent. Or, dans la chambre chinoise, il n’y a pas de référents non?
Ce qui manque dans la pièce chinoise c'est et le lien (T3) entre les symboles et leurs référents (l'ancrage) et le ressenti de la compréhension des symboles. La prémisse de la pièce chinoise (le computationnelisme) est qu'il n'y a que l'exécution de l'algorithme qui réussit T2.
EffacerSi je comprends bien, le problème de l'ancrage des symboles n'est un problème que pour la modélisation cognitive, pas pour l'IA en général. Le problème de l'ancrage des symboles me semble équivalent au problème du sens et de la référence décrit par Frege dans son article du même nom, c'est-à-dire expliquer ce qui lie une proposition (symbole) à son sens ou : ''comment l'interprétation sémantique d'un système de symboles formel peut-elle être rendue intrinsèque au système, plutôt que simplement parasite sur les significations dans nos têtes ?'' La solution proposée dans le texte c'est que les symboles doivent être ancrés de bas en haut dans des représentations qui ne sont pas symboliques. Ces représentations non-symboliques sont de deux types distincts, soit les représentations iconiques ou projections sensorielles et les représentations catégoriques. Ces deux types de représentations non-symboliques sont celles sur lesquelles viennent s’appuyer les représentations symboliques. Je crois avoir saisi ce qu'est le modèle hybride symbolique/non-symbolique, mais je ne suis pas sûr d'avoir saisi ce que c'est que le ''module symbolique autonome'' dont ce système n'aurait pas besoins, plus précisément : en quoi est-ce que ce module peut être qualifié d’autonome s’il renvoi nécessairement à des périphériques lui permettant de ‘’voir’’ le monde ? (p.7 : 2.3)
RépondreEffacerBonjour!
EffacerJe vais m’attarder à faire une réflexion en lien avec la question ci-dessus :
« En quoi est-ce que [le module symbolique autonome] peut être qualifié d’autonome s’il renvoi nécessairement à des périphériques lui permettant de ‘’voir’’ le monde ? »
Ici, lorsque je concevois le terme autonome tel qu’il est utilisé dans le module symbolique autonome, je l’interprète tel son hypothèse symboliste pure. Comme quoi la cognition en soi est capable de manipuler des symboles grâce à son module fonctionnel autonome, et que les périphériques permettent de faire un sens aux objets auquel les symboles se réfèrent.
Selon moi, c’est une réduction computationaliste de la cognition. D’autant plus qu’avec le problème de la chambre de Searle, nous avons pu élaborer que même s’il y a une compréhension du mot, la machine n’accorde pas de sens à celui-ci, puisqu’il n’y a pas association du mot avec son référent. Dans le modèle symbolique pure, c’est comme si les référents existaient magiquement dans le module fonctionnel autonome de la cognition et que, grâce aux périphériques, l’ancrage de symbole peut avoir lieu.
Il me semble absurde de m’imaginer en quoi la cognition serait capable de manipuler des symboles de manière autonome si notre capacité à ancrer un symbole repose sur notre capacité à catégoriser. Cette catégorisation se fait en liant un mot à notre idée catégorique, ce qui n’est pas possible dans un monde dans lequel il n’existe QUE des référents (tel le modèle symbolique pure).
Louis-France, c’est le langage et la cognition verbale qui ont les symboles et qui ont le problème de l’ancrage de ses symboles. (Que sont les symboles?)
EffacerNi la computation ni la mathématique n’a un problème d’ancrage. Elles sont purement symboliques, La manipulation des symboles suffit. (L’IA n’aurait pas le problème d’ancrage que si elle cherchait à produire la cognition.
Le lien en question est le lien entre les symboles et leurs référents : les objets, attributs, états auxquels réfèrent les symboles. Si tu gardes l’idée d’un lien entre les mots dans la tête d’un robot T3 et les référents dans le monde, tu auras l’idée de ce qu’il faut pour un lien entre le symbole et son référent : tout ce que peut faire un robot T3 avec les référents de ses symboles dans le monde.
Mais cette fameuse distinction de Frege entre le sens et le référent : Peux-tu nous l’expliquer (en frère-cadet)? (J’en avais parle en cours quand j’ai parlé de Hesperus, Phosphorus et Vénus, ainsi que le voisin qu’on prenait pour un excellent mari pour notre fille et pas le violeur qui terrorise le quartier : Même référent mais sens différent…)
Un mot (symbole) a un sens ainsi qu’un référent. Mais ce n’est pas le sens qui a le référent; c’est le symbole. Alors c’est quoi un sens? Un mot peut en avoir plusieurs….
Il n’y a pas de ''module symbolique autonome'' quand il s’agit des mots et du langage. Mais comme j’ai mentionné, la computation (qui n’a pas besoin d’ancrage) est un sous-ensemble du langage – un sous-ensemble purement syntaxique, sans sens ou référence, juste des algorithmes pour manipuler les symboles (arbitraires). Les symboles computationnels ne sont pas ancrés, mais ils sont interprétables par les humains comme ayant et les sens et les référents. Mais ces sens et référents sont dans la tête des interprètes humains, pas dans les computations, ou dans l’algorithme.
[Mais -- point nuancé – les propositions computationnelles peuvent elles aussi être traitées comme une proposition verbale : « 2 + 2 = 4 » est du français aussi : « deux plus deux égalent quatre ». Ainsi dans ce module purement computationnel, formel et symbolique, sans ancrage, et sans avoir besoin d’ancrage en computation, on peut le « traduire en français » et alors ça devient une proposition verbale dont les mots ont des référents (2, 2, 4 réfèrent aux nombres ou aux quantités en question, + veut dire additionner, et = veut dire que c’est égal. Et la proposition a un sens.]
Pour faire une correction de précision au dernier rapport amené avec la pièce de Searle, j’ai mentionné dans mon autre ciélo qu’il y a compréhension alors que ce n’est pas le cas. Du moins, pas dans le sens d'entendement. Précisément, il y a présence de T2 mais absence de compréhension et d’ancrage de symbole.
EffacerPar exemple, si l’on utilise un dictionnaire chinois (dans la pièce de Searle) pour trouver la définition du mot pomme, on est renvoyé à d’autres symboles (en chinois: fruit, rouge, rond...) dans une sorte de calcul (computation) infinie, puisque l'on ne connaît pas les référents de ces mêmes mots.
Donc, en lien avec le problème de l’ancrage, il devient impossible d’établir des attributs catégoriques langagier en faisant usage du dictionnaire chinois, puisque l’on ne connaît pas les référents auxquels ces mots font références.
Similairement dans le modèle symbolique pure, les référents baignent arbitrairement et sont désuet de sens, faisant alors allusion aux définitions des mots du dictionnaire chinois, qui renvoient vers des référents dont on ne connaît le sens puisqu’inexistant selon la fonction du module symbolique autonome. Alors viendrait supposément le rôle sensoriel des périphériques, qui, en addition du module symbolique autonome, permettraient la perception/l’association au sens des référents. En réalité, les périphériques les périphériques ne seraient pas capables d’établir de sens aux référents, car les référents n’ont pas été fondé avec des attributs. Sans attribut, il n’y a pas de catégorie. Sans catégorie, les périphériques ne peuvent créer la perception, la capacité de « voir » le monde des symboles. Bref, il est impossible de faire ancrage de symbole dans un modèle symbolique pure.
Naomy-Roxanne Je me doute bien que tu as compris, mais la question de Louis-France était un peu mal posée, et tu l'as reprise de la même façon.
EffacerSearle a démontré qu’il n’y pas de compréhension dans la pièce chinoise : il ne s’agit que de l’exécution de l’algorithme qui réussit T2 en chinois.
Il n’y a pas de référent non plus.
Et pas de dictionnaire.
Mais T3 n’est pas un ordinateur attaché à des périphériques (une caméra et des roues.)! T3 est un robot -- qui contient peut-être des ordinateurs, mais surtout du matériel. Et s’il s’avère qu’il faut un biorobot T4 pour réussir T3, alors le matériel doit être du bio-matériel. Ça laisse beaucoup de degrés de liberté matérielle. Mais les modules symboliques restent des modules symboliques: des machines de Turing, manipulant les symboles.
L’idée d’un module symbolique qui porte des lunettes est homonculaire!
Si je comprends bien, le problème de l'ancrage des symboles n'est un problème que pour la modélisation cognitive, pas pour l'IA en général. Le problème de l'ancrage des symboles me semble équivalent au problème du sens et de la référence décrit par Frege dans son article du même nom, c'est-à-dire expliquer ce qui lie une proposition (symbole) à son sens ou : ''comment l'interprétation sémantique d'un système de symboles formel peut-elle être rendue intrinsèque au système, plutôt que simplement parasite sur les significations dans nos têtes ?'' La solution proposée dans le texte c'est que les symboles doivent être ancrés de bas en haut dans des représentations qui ne sont pas symboliques. Ces représentations non-symboliques sont de deux types distincts, soit les représentations iconiques ou projections sensorielles et les représentations catégoriques. Ces deux types de représentations non-symboliques sont celles sur lesquelles viennent s’appuyer les représentations symboliques. Je crois avoir saisi ce qu'est le modèle hybride symbolique/non-symbolique, mais je ne suis pas sûr d'avoir saisi ce que c'est que le ''module symbolique autonome'' dont ce système n'aurait pas besoins, plus précisément : en quoi est-ce que ce module peut être qualifié d’autonome s’il renvoi nécessairement à des périphériques lui permettant de ‘’voir’’ le monde ? (p.7 : 2.3)
RépondreEffacerPour faire une correction de précision au dernier rapport amené avec la pièce de Searle, j’ai mentionné dans mon autre ciélo qu’il y a compréhension alors que ce n’est pas le cas. Du moins, pas dans le sens d'entendement. Précisément, il y a présence de T2 mais absence de compréhension et d’ancrage de symbole.
EffacerPar exemple, si l’on utilise un dictionnaire chinois (dans la pièce de Searle) pour trouver la définition du mot pomme, on est renvoyé à d’autres symboles (en chinois: fruit, rouge, rond...) dans une sorte de calcul (computation) infinie, puisque l'on ne connaît pas les référents de ces mêmes mots.
Donc, en lien avec le problème de l’ancrage, il devient impossible d’établir des attributs catégoriques langagier en faisant usage du dictionnaire chinois, puisque l’on ne connaît pas les référents auxquels ces mots font références.
Similairement dans le modèle symbolique pure, les référents baignent arbitrairement et sont désuet de sens, faisant alors allusion aux définitions des mots du dictionnaire chinois, qui renvoient vers des référents dont on ne connaît le sens puisqu’inexistant selon la fonction du module symbolique autonome. Alors viendrait supposément le rôle sensoriel des périphériques, qui, en addition du module symbolique autonome, permettraient la perception/l’association au sens des référents. En réalité, les périphériques les périphériques ne seraient pas capables d’établir de sens aux référents, car les référents n’ont pas été fondé avec des attributs. Sans attribut, il n’y a pas de catégorie. Sans catégorie, les périphériques ne peuvent créer la perception, la capacité de « voir » le monde des symboles. Bref, il est impossible de faire ancrage de symbole dans un modèle symbolique pure.
Naomy-Roxanne Je me doute bien que tu as compris, mais la question de Louis-France était un peu mal posée, et tu l'as reprise de la même façon.
EffacerSearle a démontré qu’il n’y pas de compréhension dans la pièce chinoise : il ne s’agit que de l’exécution de l’algorithme qui réussit T2 en chinois.
Il n’y a pas de référent non plus.
Et pas de dictionnaire.
Mais T3 n’est pas un ordinateur attaché à des périphériques (une caméra et des roues.)! T3 est un robot -- qui contient peut-être des ordinateurs, mais surtout du matériel. Et s’il s’avère qu’il faut un biorobot T4 pour réussir T3, alors le matériel doit être du bio-matériel. Ça laisse beaucoup de degrés de liberté matérielle. Mais les modules symboliques restent des modules symboliques: des machines de Turing, manipulant les symboles.
L’idée d’un module symbolique qui porte des lunettes est homonculaire!
Le problème de l'ancrage des symboles commence avec le fait que le sens d'un mot va bien au-delà de la syntaxe et de la sémantique attribuée par un algorithme. Le véritable lien c’est l’ancrage, mais encore!... Pour comprendre véritablement il faut le sens, c’est-à-dire la forme, le fond et le ressenti, il faut donc un corps qui peut ressentir. Si Searle pouvait affirmer son incompréhension du chinois par l’absence du sentiment de compréhension, on peut logiquement conclure que comprendre quelque chose ça se ressent. La manipulation des symboles selon les algorithmes prescrits n’est pas la cognition. Les symboles ne sont pas sujets à l’interprétation. La cognition n’est donc pas de la computation. Les mathématiques sont la seule discipline ou la manipulation des formes arbitraires donnent une réponse nécessairement vraie, on peut en faire la preuve. Les mathématiques ne demandent pas à faire sens, ils sont formels. Le langage mathématique est indépendant de l’interprétabilité. Le langage en revanche, disons les symboles, la syntaxe, disons dans la langue, demande d’être interpréter et il nécessite des concepts (Descartes) ou des catégories (Harnad). Catégoriser c’est faire émerger les références, cependant il faut comprendre qu’il y a une différence entre le sens et la référence. Une proposition est une description d’objet arbitraire. Les mots eux-mêmes ont des référents qui ne sont pas pourtant intimement liés au sens lui-même, la forme ne suffit pas au sens. Le problème de l’ancrage des symboles c’est donc aussi le problème de l’apprentissage des catégories, il faut faire ce qu’il faut avec ce qu’il faut pour le faire et il faut avoir ce qu’il faut pour pouvoir bien le faire. Dans la proposition LA POMME EST ROUGE, il y a les référents (le fond – le contenu) et le fonctionnement (la forme – la syntaxe), la relation entre la forme et le fond ou soit donc le mot et le référent est un ensemble de catégorisations qui forment le langage. Les mots – les référents sont des catégories variables et sont donc toujours sujets à l’interprétation. Non seulement ici il faut comprendre les référents, mais il faut également avoir une certaine connaissance de la forme (la syntaxe) afin de manipuler le langage et de le comprendre. La cognition c’est donc l’addition du lien entre le symbole et le référent et le ressenti. Le problème c’est la liaison qui existe entre le symbole et son référent, additionné de la multiplication de référent. J’ai également tendance à dire qu’il faut avoir des référents dans le monde ‘’réel’’ extérieur, expérimenté avec les sens (sensoriel) de manière répétée, dans plusieurs contextes et de ce fait, pouvoir catégoriser parce que le référent possède certains attributs qui reviennent. Le problème de l’ancrage c’est la capacité à lier, et à distinguer, donc à catégoriser.
RépondreEffacerLe problème de l'ancrage des symboles commence avec le fait que le sens d'un mot va bien au-delà de la syntaxe et de la sémantique attribuée par un algorithme. Le véritable lien c’est l’ancrage, mais encore!... Pour comprendre véritablement il faut le sens, c’est-à-dire la forme, le fond et le ressenti, il faut donc un corps qui peut ressentir. Si Searle pouvait affirmer son incompréhension du chinois par l’absence du sentiment de compréhension, on peut logiquement conclure que comprendre quelque chose ça se ressent. La manipulation des symboles selon les algorithmes prescrits n’est pas la cognition. Les symboles ne sont pas sujets à l’interprétation. La cognition n’est donc pas de la computation. Les mathématiques sont la seule discipline ou la manipulation des formes arbitraires donnent une réponse nécessairement vraie, on peut en faire la preuve. Les mathématiques ne demandent pas à faire sens, ils sont formels. Le langage mathématique est indépendant de l’interprétabilité. Le langage en revanche, disons les symboles, la syntaxe, disons dans la langue, demande d’être interpréter et il nécessite des concepts (Descartes) ou des catégories (Harnad). Catégoriser c’est faire émerger les références, cependant il faut comprendre qu’il y a une différence entre le sens et la référence. Une proposition est une description d’objet arbitraire. Les mots eux-mêmes ont des référents qui ne sont pas pourtant intimement liés au sens lui-même, la forme ne suffit pas au sens. Le problème de l’ancrage des symboles c’est donc aussi le problème de l’apprentissage des catégories, il faut faire ce qu’il faut avec ce qu’il faut pour le faire et il faut avoir ce qu’il faut pour pouvoir bien le faire. Dans la proposition LA POMME EST ROUGE, il y a les référents (le fond – le contenu) et le fonctionnement (la forme – la syntaxe), la relation entre la forme et le fond ou soit donc le mot et le référent est un ensemble de catégorisations qui forment le langage. Les mots – les référents sont des catégories variables et sont donc toujours sujets à l’interprétation. Non seulement ici il faut comprendre les référents, mais il faut également avoir une certaine connaissance de la forme (la syntaxe) afin de manipuler le langage et de le comprendre. La cognition c’est donc l’addition du lien entre le symbole et le référent et le ressenti. Le problème c’est la liaison qui existe entre le symbole et son référent, additionné de la multiplication de référent. J’ai également tendance à dire qu’il faut avoir des référents dans le monde ‘’réel’’ extérieur, expérimenté avec les sens (sensoriel) de manière répétée, dans plusieurs contextes et de ce fait, pouvoir catégoriser parce que le référent possède certains attributs qui reviennent. Le problème de l’ancrage c’est la capacité à lier, et à distinguer, donc à catégoriser.
RépondreEffacerJe vais tenter ici d’expliquer le problème d’ancrage des symboles comme je le ferais pour un frère cadet. Ce problème dicte que, pour comprendre un dictionnaire, qui contient tous les mots d’une langue, nous devons préalablement avoir ancré un certain nombre de mots, car, sinon, il nous sera impossible de comprendre les définitions qui en font partie. Nous ne pouvons pas comprendre le dictionnaire si l’on ne connait aucun mot, car, si l’on tente de lire la définition d’un mot, on ne connait pas les mots qui la composent, et nous envoient cers la définition d’autres mots, sans fin à ce cycle.
RépondreEffacerDe plus, comme Searle l’indique dans son argument de la chambre chinoise, la compréhension des règles syntaxiques d’un langage ne signifient pas la compréhension de ce dernier. On peut comprendre comment une langue fonctionne en suivant des règles qui nous expliquent la structure de ce dernier dans une langue que l’on comprend sans avoir par après la capacité de lire un livre dans ladite langue. Aussi, le sens d’un mot n’égale pas nécessairement le référant (tel que vu dans le cours avec l’exemple du voisin violeur). Il y a une distinction entre à quoi nous faisons référence (le référent, qui peut être réel ou non) et le sens (la manière dont le sujet dont il est question est signifié).
Excellent exégèse pour frère cadet...
EffacerPeux-tu ensuite lier ça avec les propositions et les attributs qui permettent de catégoriser?
Je vais tenter ici d’expliquer le problème d’ancrage des symboles comme je le ferais pour un frère cadet. Ce problème dicte que, pour comprendre un dictionnaire, qui contient tous les mots d’une langue, nous devons préalablement avoir ancré un certain nombre de mots, car, sinon, il nous sera impossible de comprendre les définitions qui en font partie. Nous ne pouvons pas comprendre le dictionnaire si l’on ne connait aucun mot, car, si l’on tente de lire la définition d’un mot, on ne connait pas les mots qui la composent, et nous envoient cers la définition d’autres mots, sans fin à ce cycle.
RépondreEffacerDe plus, comme Searle l’indique dans son argument de la chambre chinoise, la compréhension des règles syntaxiques d’un langage ne signifient pas la compréhension de ce dernier. On peut comprendre comment une langue fonctionne en suivant des règles qui nous expliquent la structure de ce dernier dans une langue que l’on comprend sans avoir par après la capacité de lire un livre dans ladite langue. Aussi, le sens d’un mot n’égale pas nécessairement le référant (tel que vu dans le cours avec l’exemple du voisin violeur). Il y a une distinction entre à quoi nous faisons référence (le référent, qui peut être réel ou non) et le sens (la manière dont le sujet dont il est question est signifié).
Excellent exégèse pour frère cadet...
EffacerPeux-tu ensuite lier ça avec les propositions et les attributs qui permettent de catégoriser?
Quel est la différence entre le sens d’un symbole (ou mot) et le référent d’un symbole?
RépondreEffacerRésumé de manière simplifiée, le référent pointe à l’objet que l’on voit à cet instant et le sens pointe à l’objet au sens général.
Donc, si en regardant dans le miroir, je vois une pomme. Mon référent au mot ‘’pomme’’ en l’occurrence est la réflexion de la pomme à travers le miroir alors que le sens que je donne au mot pomme est le fruit rond, sucré et souvent rouge.
En quoi cette notion est-elle pertinente au problème de l’ancrage des symboles?
Le problème de l’ancrage des symboles, c’est que pour apprendre une langue, il faut avoir des ‘’mots d’ancrages’’. Si, lorsque l’on veut apprendre le chinois avec un dictionnaire chinois/chinois, tous les symboles n’ont aucun référent, il sera impossible d’apprendre, nous allons faire le tour du dictionnaire, passez d’un symbole dénué de sens à un autre, sans jamais rien apprendre.
Il faut donc, en se référent à une autre langue que nous connaissons, faire des référents à quelques symboles. Une fois ces référents fait, il est pertinent de les catégoriser. Par exemple : pomme, poire et fraise font partie de la catégorie fruit.
Pour les catégoriser, c’est là que le sens des symboles entre en jeux. Par le sens que nous leur donnons, en regardons les attributs précis des différents symboles, nous pouvons les regrouper.
À partir d’un nombre étonnamment petit de mots d’ancrages et de catégories, il est possible d’apprendre l’entièreté d’une langue.
Le mot (ancré) « point » au référent (qui n’est pas nécessairement présent, mais le locuteur qui comprend possède les moyens de le reconnaitre, le catégoriser [ce qui veut dire quoi?]). La description verbale (une série de mots) décrit les attributs du référent.
Effacer(Pas si mystérieux. Le miroir est inutile dans ton explication. On regarde la pomme. Ou on l’a à l’idée. Mais on doit posséder la capacité de la reconnaitre et catégoriser si jamais on en rencontre une.)
Les mots sont des symboles. Les symboles sont des formes arbitraires. Pour être ancré il leur faut un lien (causal et matériel) avec leurs référents. Une capacité robotique T3, par exemple.
Le référent de « pomme » est ces fruits ronds et rouges que nous reconnaissons et pouvons catégoriser. (C’est quoi de pouvoir catégoriser les pommes?)
Le sens de « pomme » est exprimé par des propositions, des séries de mots sujet/prédicat (pas les mots seuls) affirmant, à propos des pommes, quelque chose qui est soit vrai, soit faux : « Une pomme est un fruit rond et rouge. » C’est une description de certains attributs d’une pomme (pas tous, car, sauf en mathématiques, les catégories que décrivent les propositions sont approximatives; impossible qu’elles soient exhaustives. (Pourquoi?)
Et si l’ancrage vient d’une autre langue, comment les mots de cette autre langue sont-ils ancrés?
On a d’abord vu que le premier moyen d’apprendre c’est l’observation et l’imitation. La transition entre le mime et le langage des signes c’est la PROPOSITION. La proposition est soit vraie ou fausse avec un biais en faveur de la vérité. Qu’est-ce qu’une proposition ? C’est un sujet et un prédicat. Le sujet est un sous-système du prédicat. La façon d’acquérir les catégories c’est avec le langage, les mots de la proposition. Comment obtient-on le sens de la phrase ? En trouvant le référant au mot. Comment trouve-t-on le référant des mots? C’est exactement le problème de l’ancrage. Trouver les attributs des catégories des référents. Mais combien de mots est nécessaire? Il y aurait un ensemble d’ancrage minimal qui permettrait la compréhension de plusieurs autres mots. L’ensemble minimal n’est cependant pas suffisant. À cela on ajoute les catégories qui sont sensorielles car leur apprentissage est sensoriel, car perçu par les sens. Les mathématiques sont un sous-système du langage, mais du langage formel seulement car les symboles n’ont pas de contenu. Ce sont les mots de contenu qui ont la caractéristique d’être vraie ou fausse et qui peuvent apporter un sens à la phrase avec la proposition. (sujet + prédicat)
RépondreEffacerPresque exact. L'ensemble d'ancrage est suffisant (en principe) pour ancrer tous les autres mots d'une langue. Mais l'ancrage du mot n'est pas le mot; c'est les liens sensorimoteurs du mot avec son référent. Ces liens sont des capacités robotiques (T3) -- la capacité à catégoriser le référent du mot.
EffacerOn a d’abord vu que le premier moyen d’apprendre c’est l’observation et l’imitation. La transition entre le mime et le langage des signes c’est la PROPOSITION. La proposition est soit vraie ou fausse avec un biais en faveur de la vérité. Qu’est-ce qu’une proposition ? C’est un sujet et un prédicat. Le sujet est un sous-système du prédicat. La façon d’acquérir les catégories c’est avec le langage, les mots de la proposition. Comment obtient-on le sens de la phrase ? En trouvant le référant au mot. Comment trouve-t-on le référant des mots? C’est exactement le problème de l’ancrage. Trouver les attributs des catégories des référents. Mais combien de mots est nécessaire? Il y aurait un ensemble d’ancrage minimal qui permettrait la compréhension de plusieurs autres mots. L’ensemble minimal n’est cependant pas suffisant. À cela on ajoute les catégories qui sont sensorielles car leur apprentissage est sensoriel, car perçu par les sens. Les mathématiques sont un sous-système du langage, mais du langage formel seulement car les symboles n’ont pas de contenu. Ce sont les mots de contenu qui ont la caractéristique d’être vraie ou fausse et qui peuvent apporter un sens à la phrase avec la proposition. (sujet + prédicat)
RépondreEffacerVoici ce que je dirais si je devais m’adresser à frère cadet :
RépondreEffacerPourquoi la sémantique des symboles n’importe-t-elle pas dans la thèse faible et forte de C/T ? Tout simplement, car la computation s’arrête au calcule est rien de plus. Dans l’utilisation d’un algorithme, les formes sont purement arbitraires dans la fonction qu’ils accomplissent. Le problème facile des sciences cognitives lui se demande plutôt comment les humains peuvent comprendre une langue par exemple. Dans ce cas, les formes ne sont plus arbitraires, car on se doit de leur donner un sens pour communiquer. Mis à part le fait que le cerveau humain est indispensable pour réussir T2 (pour l’instant) , le problème se trouve au moment où la proposition doit se faire. C’est ce lien qui permet de relier le référant au sens qu’on lui attribue. C’est le problème de l’ancrage des symboles. Même si Searle reste 100 ans dans la chambre chinoise accompagnée des instructions qui lui permettent de communiquer en chinois, il n’aura jamais la moindre idée de ce qu’il écrit. Ceci est expliqué du fait que Searle manque de référents et des attributs qui donnent un sens à ses référents. De plus, ils doivent lui être démontés dans une langue que Searle comprend et donc pas le chinois et c’est ainsi qu’il pourra utiliser la proposition pour comprendre le sens de ce qu’il écrit.
Une tentative d'éclaircir le problème de l'ancrage des symboles en envisageant le problème divergent (un problème analogue allant dans l'autre sens).
RépondreEffacerSi le problème de l'ancrage des symboles en est bien un, c'est qu'il nous faut en arriver à une rétro-ingénierie des capacités humaines de catégorisation que nous confère l'interaction linguistique, notre expérience du monde et notre intelligence comme capacité dynamique de découvrir des régularités dans le monde et le langage. Ceci est particulièrement complexe si, à la suite de Searle et de son argument de la chambre chinoise, nous nous rendons compte que la compétence linguistique (réaliser une tâche de façon appropriée)telle qu'imitée par la computation tourne en fait "à vide" (suivre une série de règles syntaxiques ou un algorithme n'offre aucune "expérience vécue" de compréhension, au sens de maîtriser une sémantique et donc de pouvoir ancrer le sens des expressions du lexique).
Il faudra donc parvenir à ancrer le sens (les sons, les traits, les images linguistiques, les combinaisons de lettres, etc.) des symboles en approchant une sémantique (remplir notre lexique d'un contenu signifiant, et non simplement une relation arbitraire et bijective entre des symboles et des référents dans le monde que nous devrions "programmer" alogrithmiquement). Pour cela, il faut une prise, un point de départ, voilà l'ancrage, via un accès sensorimoteur au monde qui permettra, avec des procédés infra-symboliques (des réseaux de neurones en "parallel distributed processing" qui peuvent "apprendre" des catégories de bas niveaux par les répétitions, une heuristique par tâtonnement dans le monde et dans les conventions linguistiques pour les êtres vivants, etc).
Voici le problème analogue et divergent:
Mais pour interpréter l'horizon de sens, outre un ancrage de bas niveau de nos symboles (un ensemble minimal et un coeur de dictionnaire, que nous pouvons assigner à des sens et non simplement définir circulairement entre eux), le sens entendu comme plus que la relation de référence (désignation bijective d'un symbole arbitraire et de son référent dans le monde) devra s'inscrire dans un domaine de référence culturellement et socialement situé (pour des concepts de plus haut niveau). Dans une langue donnée, il faudra donc distinguer entre une "image" actuelle de la langue (un instantané du lexique en ce moment) et cette langue telle qu'elle a évolué diachroniquement (dans la durée, entre un passé lointain et aujourd'hui) pour avoir la morphologie, la syntaxe et le lexique sémantique qu'elle a aujourd'hui. Ceci se clarifierait avec une herméneutique pour des humains (rendre non-ambigu les évolutions de sens pour un mot du lexique donné), mais en essayant de traiter mathématiquement la langue naturelle, cette "épaisseur" sémantique pourra-t-elle être retrouvée?
C'est peut-être simplement une fausse question, si nous constatons que des mots seront toujours définis par des mots, toujours à partir des "sens" ancrés dans l'ensemble minimal et le coeur. Dans l'article, la note de bas de page appelait cela un "hall of mirors of hermeneutics", un "palais des glaces de l'herméneutique". Faut-il écarter cette question puisqu'elle ne fait pas de différence dans le traitement mathématique des langues naturelles?
Une tentative d'éclaircir le problème de l'ancrage des symboles en envisageant le problème divergent (un problème analogue allant dans l'autre sens).
RépondreEffacerSi le problème de l'ancrage des symboles en est bien un, c'est qu'il nous faut en arriver à une rétro-ingénierie des capacités humaines de catégorisation que nous confère l'interaction linguistique, notre expérience du monde et notre intelligence comme capacité dynamique de découvrir des régularités dans le monde et le langage. Ceci est particulièrement complexe si, à la suite de Searle et de son argument de la chambre chinoise, nous nous rendons compte que la compétence linguistique (réaliser une tâche de façon appropriée)telle qu'imitée par la computation tourne en fait "à vide" (suivre une série de règles syntaxiques ou un algorithme n'offre aucune "expérience vécue" de compréhension, au sens de maîtriser une sémantique et donc de pouvoir ancrer le sens des expressions du lexique).
Il faudra donc parvenir à ancrer le sens (les sons, les traits, les images linguistiques, les combinaisons de lettres, etc.) des symboles en approchant une sémantique (remplir notre lexique d'un contenu signifiant, et non simplement une relation arbitraire et bijective entre des symboles et des référents dans le monde que nous devrions "programmer" alogrithmiquement). Pour cela, il faut une prise, un point de départ, voilà l'ancrage, via un accès sensorimoteur au monde qui permettra, avec des procédés infra-symboliques (des réseaux de neurones en "parallel distributed processing" qui peuvent "apprendre" des catégories de bas niveaux par les répétitions, une heuristique par tâtonnement dans le monde et dans les conventions linguistiques pour les êtres vivants, etc).
Voici le problème analogue et divergent:
Mais pour interpréter l'horizon de sens, outre un ancrage de bas niveau de nos symboles (un ensemble minimal et un coeur de dictionnaire, que nous pouvons assigner à des sens et non simplement définir circulairement entre eux), le sens entendu comme plus que la relation de référence (désignation bijective d'un symbole arbitraire et de son référent dans le monde) devra s'inscrire dans un domaine de référence culturellement et socialement situé (pour des concepts de plus haut niveau). Dans une langue donnée, il faudra donc distinguer entre une "image" actuelle de la langue (un instantané du lexique en ce moment) et cette langue telle qu'elle a évolué diachroniquement (dans la durée, entre un passé lointain et aujourd'hui) pour avoir la morphologie, la syntaxe et le lexique sémantique qu'elle a aujourd'hui. Ceci se clarifierait avec une herméneutique pour des humains (rendre non-ambigu les évolutions de sens pour un mot du lexique donné), mais en essayant de traiter mathématiquement la langue naturelle, cette "épaisseur" sémantique pourra-t-elle être retrouvée?
C'est peut-être simplement une fausse question, si nous constatons que des mots seront toujours définis par des mots, toujours à partir des "sens" ancrés dans l'ensemble minimal et le coeur. Dans l'article, la note de bas de page appelait cela un "hall of mirors of hermeneutics", un "palais des glaces de l'herméneutique". Faut-il écarter cette question puisqu'elle ne fait pas de différence dans le traitement mathématique des langues naturelles?
Je voulais revenir sur le texte de Jerry Fodor, concernant la dualité d’empirisme et rationalisme et le lien de cette dualité dans le problème de l’ancrage des symboles.
RépondreEffacerD’un point de vue rationalisme, qui stipule que nous n’apprenons pas empiriquement, que les « formes » des choses sont déjà acquises, voudrait dire que nous (les humains) possédons déjà des symboles qui sont ancrés. D’un point de vue empirique, nous apprenons les « formes » des choses est de même nous ancrons, au fil de notre vie, les symboles.
Voici mon raisonnement sur le problème d’ancrage des symboles :
Si nous sommes bel et bien des êtres rationnels (rationalistes) le problème d’ancrage des symboles référerait plus à la rétroingénierie du problème difficile (expliquer causalement comment et pourquoi les cognisseurs ressentent), et donc n’avons pas encore de réponses à cela.
Mais si nous sommes des êtres empiriques, et notre compréhension du monde (des choses) s’acquiert grâce à l’apprentissage et à notre système sensorimoteur, il est acceptable de dire que le problème d’ancrage de symboles relève de la rétroingénierie du problème facile (expliquer causalement comment et pourquoi les cognisseurs sont capables de faire tout ce qu’ils sont capables de faire), donc T3. Mais encore une fois, il ne nous avance pas sur le problème difficile.
Dans le cas de Searle il y a autre chose que la compréhension (dont une grande partie ressemble à un ressenti) qui manque c’était le lien entre le symbole et son référent. Searle était incapable de comprendre. Il n’avait aucune idée d’à quoi référaient les mots. Si on cherchait les référents dans le dictionnaire chinois, on aurait recours à que des mots. Le problème de l’ancrage c’est qu’en passant d’un symbole à un autre à la recherche d’un référent on ne trouve jamais. On pourrait arriver au référent sans connaitre tout le vocabulaire du chinois si on connait un certain nombre de référents des symboles. Les propositions nous permettent de faire le lien avec les référents qui nous manquent à condition qu’il y ait un certain nombre de mots qui soient ancrés d’une autre façon (pas avec la définition sinon ça reste complètement circulaire). Comment arriver au référent d’un mot dont on ne sait pas le référent ? ce ne sera pas à partir d’autres mots dont on ne sait pas le référent. Il faudrait trouver un certain nombre de mots dont on connait les référents et pas n’importe lesquels.
RépondreEffacerDans le cas de Searle il y a autre chose que la compréhension (dont une grande partie ressemble à un ressenti) qui manque c’était le lien entre le symbole et son référent. Searle était incapable de comprendre. Il n’avait aucune idée d’à quoi référaient les mots. Si on cherchait les référents dans le dictionnaire chinois, on aurait recours à que des mots. Le problème de l’ancrage c’est qu’en passant d’un symbole à un autre à la recherche d’un référent on ne trouve jamais. On pourrait arriver au référent sans connaitre tout le vocabulaire du chinois si on connait un certain nombre de référents des symboles. Les propositions nous permettent de faire le lien avec les référents qui nous manquent à condition qu’il y ait un certain nombre de mots qui soient ancrés d’une autre façon (pas avec la définition sinon ça reste complètement circulaire). Comment arriver au référent d’un mot dont on ne sait pas le référent ? ce ne sera pas à partir d’autres mots dont on ne sait pas le référent. Il faudrait trouver un certain nombre de mots dont on connait les référents et pas n’importe lesquels.
RépondreEffacerPour résoudre une partie du problème facile, on doit répondre au problème de l’ancrage des symboles (la cognition n’est pas explicable sans le lien entre les symboles et leur référent). Comment les symboles sans signification, manipulés uniquement sur la base de leurs formes (arbitraires), peuvent-elles être fondées sur autre chose que d'autres symboles sans signification ? Prenons comme exemple quelqu’un qui veut apprendre le chinois, mais qui a comme seul outil un dictionnaire chinois/chinois. Il ne sera pas capable de faire de sens avec aucun mot, puisqu’il n’aura pas de référent pour aucun symbole. Ce qu’il faut comme lien entre un symbole et son référent c’est tout ce que peut faire un robot T3 et les référents dans le monde. C’est ce qui manquait dans la pièce chinoise en plus du ressenti de la compréhension des symboles.
RépondreEffacerLa capacité linguistique de l’être humain requiert d’être capable de faire des liens entre les mots, qui sont des symboles arbitraires, et leurs référents. Or, ce lien ne peut être fait par la seule manipulation de symboles : cela aboutirait en effet à des définitions circulaires. Il faut donc être capable d’ancrer un certain nombre de symboles, de les lier à leurs référents par un autre biais. Pour cela, il va s’agir de catégoriser (de manière iconique, non symbolique) les objets perçus par nos sens, en identifiant l’ensemble des attributs qui sont communs aux objets appartenant à la même catégorie et qui permettent de les distinguer de manière fiable des autres objets n’appartenant pas à cette catégorie. Une fois un ensemble d’ancrage minimal intégré, c’est-à-dire une fois un certain nombre de symboles ainsi liés à leur référent, il sera alors possible de lier les autres symboles à leurs référents en utilisant des descriptions symboliques. Une fois cet ancrage minimal intégré, il devient en effet possible de décrire tout le reste à partir de combinaisons de sujets, prédicats et verbes reposant sur ces mots d’ancrage, permettant ainsi de comprendre le sens de tous les autres mots.
RépondreEffacerLa capacité linguistique de l’être humain requiert d’être capable de faire des liens entre les mots, qui sont des symboles arbitraires, et leurs référents. Or, ce lien ne peut être fait par la seule manipulation de symboles : cela aboutirait en effet à des définitions circulaires. Il faut donc être capable d’ancrer un certain nombre de symboles, de les lier à leurs référents par un autre biais. Pour cela, il va s’agir de catégoriser (de manière iconique, non symbolique) les objets perçus par nos sens, en identifiant l’ensemble des attributs qui sont communs aux objets appartenant à la même catégorie et qui permettent de les distinguer de manière fiable des autres objets n’appartenant pas à cette catégorie. Une fois un ensemble d’ancrage minimal intégré, c’est-à-dire une fois un certain nombre de symboles ainsi liés à leur référent, il sera alors possible de lier les autres symboles à leurs référents en utilisant des descriptions symboliques. Une fois cet ancrage minimal intégré, il devient en effet possible de décrire tout le reste à partir de combinaisons de sujets, prédicats et verbes reposant sur ces mots d’ancrage, permettant ainsi de comprendre le sens de tous les autres mots.
RépondreEffacerLe mot (ancré) « point » au référent (qui n’est pas nécessairement présent, mais le locuteur qui comprend possède les moyens de le reconnaitre, le catégoriser [ce qui veut dire quoi?]). La description verbale (une série de mots) décrit les attributs du référent.
RépondreEffacer(Pas si mystérieux. Le miroir est inutile dans ton explication. On regarde la pomme. Ou on l’a à l’idée. Mais on doit posséder la capacité de la reconnaitre et catégoriser si jamais on en rencontre une.)
Les mots sont des symboles. Les symboles sont des formes arbitraires. Pour être ancré il leur faut un lien (causal et matériel) avec leurs référents. Une capacité robotique T3, par exemple.
Le référent de « pomme » est ces fruits ronds et rouges que nous reconnaissons et pouvons catégoriser. (C’est quoi de pouvoir catégoriser les pommes?)
Le sens de « pomme » est exprimé par des propositions, des séries de mots sujet/prédicat (pas les mots seuls) affirmant, à propos des pommes, quelque chose qui est soit vrai, soit faux : « Une pomme est un fruit rond et rouge. » C’est une description de certains attributs d’une pomme (pas tous, car, sauf en mathématiques, les catégories que décrivent les propositions sont approximatives; impossible qu’elles soient exhaustives. (Pourquoi?)
Et si l’ancrage vient d’une autre langue, comment les mots de cette autre langue sont-ils ancrés?
L’exemple le plus clair que nous avons reçu, selon moi, est en rapport avec le dictionnaire et le sens des mots. Il est vrai qu’a partir du moment où nous connaissons le sens minimal d’un ensemble de mots, nous pouvons apprendre tous les autres mots du dictionnaire. Sans connaitre ces symboles, même en allant retrouver le mot dans le dictionnaire, nous ne le comprendrons pas plus comme sa description ne sera qu’un amas de symboles incohérents. Prenons le mot pomme, par exemple. Le mot pomme en lui-même ne veut rien dire si nous ne connaissons pas sa signification. Les symboles prennent un sens lorsque nous leurs en attribuons un. En autre nous ne pouvons pas trouver le référent d’un mot que nous ignorons le référent. Nous devons connaitre un minimum de symboles pour y arriver et ne pas tomber dans un cercle infini à la recherche de référents à des référents qui nous sont étrangers. De plus, il est important de reconnaitre la différence entre le référent du mot et son sens. Parfois un mot peut prendre un sens complètement différent d’une phrase a l’autre selon l’intention que nous lui donnons.
RépondreEffacerLe problème de l’ancrage des symboles a été mis en évidence par Searle dans son argument de la chambre chinoise. Ainsi, je trouve particulièrement intéressant de constater la relation qui existe entre la réfutation du computationnalisme et le questionnement qui entoure la façon dont on attribue un sens aux symboles. En effet, Searle a montré que la sémantique est quelque chose qui est étranger à tout système computationnel à cause du fait que les symboles sont essentiellement arbitraires de sorte qu’ils ne possèdent pas de signification intrinsèque. Cela fait en sorte de mettre en évidence le fait qu’il ne suffit pas de manipuler des symboles selon un algorithme (liste de règles à suivre) pour que l’on puisse affirmer qu’il s’agit de compréhension ou de cognition. Une telle compréhension demande effectivement le fait de connaître le sens des symboles, ce qui est impossible à faire pour un programme informatique.
RépondreEffacerLe problème de l’ancrage des symboles a été mis en évidence par Searle dans son argument de la chambre chinoise. Ainsi, je trouve particulièrement intéressant de constater la relation qui existe entre la réfutation du computationnalisme et le questionnement qui entoure la façon dont on attribue un sens aux symboles. En effet, Searle a montré que la sémantique est quelque chose qui est étranger à tout système computationnel à cause du fait que les symboles sont essentiellement arbitraires de sorte qu’ils ne possèdent pas de signification intrinsèque. Cela fait en sorte de mettre en évidence le fait qu’il ne suffit pas de manipuler des symboles selon un algorithme (liste de règles à suivre) pour que l’on puisse affirmer qu’il s’agit de compréhension ou de cognition. Une telle compréhension demande effectivement le fait de connaître le sens des symboles, ce qui est impossible à faire pour un programme informatique.
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