dimanche 2 janvier 2022

12. Résumé du cours

 Résumé du cours

124 THÈMES

 

Absence de Chevauchement (Vanishing Intersections)

Abstraction

Action vs. Ressenti (Doing vs Feeling)

Affordances Sensorimotrice

Algorithme

Altruisme et sélection de parentèle

Analogue vs Digital et Dynamique vs. Symbolique

Ancrage vs Sens

Anthropomorphisme

Apprenabilité (Learnability)

Apprentissage des Catégories

Apprentissage Implicite vs. Explicite

Apprentissage Supervisé/Non Supervisé

Approximation (Categorisation)

Approximation (Computation)

Approximation (Langage)

Arbitraire de forme

Argument de la Chambre Chinoise

Behaviorisme

Calcul

Carrousel du Dictionnaire (Dictionary-Go-Round)

Catégories Non Complémentées (Uncomplemented Categories) (“Laylek”)

Categorisation

Causalité

Certitude

Cogito/Sentio (Descartes)

Cognition

Cognition Explicite/Implicite

Communication vs Langage

Computation

Computationalisme

Conscience/Ressenti

Corrélation vs Causalité

Degrés de Liberté

Dénomination vs Prédication

Discrimination vs Categorsation

Distinction Matériel/Logiciel

Ensemble d’Ancrage Minimal (Minimal Grounding Se

Équinçon Evolutives (Spandrels)

Equivalence (Forte/Faible)

Equivalence Turing

Etats Mentaux

Etats ressentis (Felt States)

Evolution (Darwinienne and Baldwinienne)

Evolution du Langage

Evolution Paresseuse

Exemples Positives vs Negatives 

Explanation Causale

Expliacation

Extraction des Attributs (Feature Extraction)

Fossé Explicative (Explanatory Gap)

Funes le Memorieux

Geste/Parole

Grammaire Ordinaire (GO)

Grammaire universelle (GU)

Heterophenomenology (Dennett)

Histoires Ad Hoc (Just-So Stories)

Horlogier Aveugle (Blind Watchmaker)

Hypothèse de Whorf/Sapir (Forte et Faible)

Icône vs. Symbole

Imagerie Mentale

Images/Objets vs 1000 Mots

Imitation

Importance & Morality

Indépendence du Matériel

Indiscernabilité Turing

Induction vs. Instruction

Information

Intelligence Artificielle (Forte et Faible)

Interpretabilité Semantique

Introspection

Invariants

Langage

Lecture de l’Esprit/Télépathie

Machine de Turing

Machines de Survie Darwinienne

Milieu Ancestral (Environment of Evolutionary Adaptedness)

Montrer vs Dire (Show vs Tell)

Necessité

Neurones Miroire

Où/Quand vs Comment/Pourquoi

Ouï Dire

Pantomime/Pointer/Propositions

Pauvreté du Stimulus

Perception Catégorielle

Périscope de Searle

Pertinence du Cerveau

Pouvoir de la Computation

Pouvoir du Langage

Problème Corps/Esprit

Problème de l’Ancrage de Symboles (Symbol Grounding Problem)

Problème des Autres Esprits

Problème des Autres Esprits chex les Autres Espèces

Problème Difficile

Problème Facile

Problème Homoncule

Proposition/Predication

Psychokinèse (Télékinesèse)

Psychologie Evolutive

Rèalité Virtuelle

Recodage & « Chunking »

Réplique Système (“System Reply”)

Reseaux neuronnaux

Rétroingénierie

Robotique

Rotation Mentale

Scepticisme

Sens de la Vie 

Sens vs Référence

Sens/Référence/Ancrage

Simulation/Modelisation

Sousdétermination/Surdétermination

Spiders/Sex vs Learning/Language

Stimulus Distal/Proximal en Evolution

Synonymes Superflus (Weasel Words)

Syntaxe vs Semantique

Système Symbolique (Symbol System)

t1/T2/T3/T4/

Tâches Absolues et Relatives

Test de Turing

Théorème du Villain Petit Canard Ugly Duckling Theorem

Thèse Church/Turing (Faible/Forte)

Volition/Volonté/Libre Arbitre

Zombies


Semaine 12 (1er de 2) -- 124 thèmes -- 27 avril 2021

 


Semaine 12 (2ème de 2) -- 124 thèmes -- 27 avril 2021


SEMAINE 12 2018





Cours 1



Cours 2
 Cours 3


Cours 4

Fin

8 commentaires:

  1. Lors de la lecture des thèmes qui seront à l’examen, je me suis questionné sur les liens entre certains d’entre eux. Entre autres, je ne vois pas comment les apprentissages supervisés et non supervisés rejoignent les catégories non complémentées. Par exemple, nous avons vu dans le cours des exemples de léleks, et je crois donc que l’on peut dire que c’est une catégorie apprise de manière supervisée. Mais elle est tout de même non complémentée (qu’est-ce qui n’est pas un lélek ? Je ne peux pas savoir ce qu’ils sont si je ne sais pas ce qui n’en est pas un). Cependant, je croyais que, pour que quelque chose soit supervisé, il fallait que quelqu’un ou quelque chose nous indique, par exemple, que « ce champignon n’est pas comestible », nous procurant une information sur ce qui n’est pas membre de la catégorie. Ma question est donc : est-ce que les apprentissages supervisés sont toujours complémentés ?

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    1. Les catégories non-complémentées, c’est les catégories pour lesquelles on n’a pas d’exemples négatifs (non-membres) juste des exemples positifs (membres).

      Donc vous n’avez pas appris (ni avec ni sans supervision) ce que c’est qu’un Lélek car je n’ai donné que des exemples positifs.

      C’est lié à la pauvreté du stimulus pour la Grammaire Universelle (GU). Personne (sauf les enfants de linguistes Chomskiens) n’entend, ni produit des exemples négatifs (violations de la GU). Donc il n’y pas de correction non plus. Donc impossibilité d’apprendre la GU par l’apprentissage supervisé.

      Sans des exemples négatifs ainsi que positifs -- les membres et les non-membres de la catégorie -- on ne peut pas détecter les attributs qui les distinguent. Et pourtant pour la GU on les sait, implicitement, car on ne produit que ce qui est conforme à la GU et, peut-être encore plus frappant, on reconnaît les violations de la GU : On perçoit qu’elles clochent, mais on ne sait pas pourquoi – contrairement à la Grammaire Ordinaire (GO) où on perçoit aussi que les violations clochent, mais on sait pourquoi, car on a appris les règles soit par l’instruction verbale, soit par l’apprentissage supervisé, essais, erreurs, corrections. Et puisque la GO est simple, on peut même l’apprendre par l’apprentissage non supervisé et l’imitation.

      (Est-ce qu’on peut l’apprendre la GU par l’apprentissage non supervisé?)

      [Une autre catégorie non-complémentée est liée au problème du ressenti : C’est quoi la catégorie « ça à quoi ça ressemble de ressentir »? On le sait. Mais il n’y a pas d’exemple négatif car on ne peut pas échantillonner le complément, ce qui serait « ça à quoi ressemble ne rien ressentir » Impossible, car auto-contradictoire. On ne peut pas ressentir comment ressent ne pas ressentir. (On ne peut même pas ressentir à quoi ça ressemble d’être endormi – étage profond du sommeil delta, sans rêve, sans rien, comme l’anesthésie générale : absence de ressenti, absence du ressenteur) Lélek est le mot hongrois qui désigne l’âme, donc le ressenti…]

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    2. Je vais tenter de répondre à votre question concernant l’apprentissage de la GU via l’apprentissage non supervisé. Notre apprentissage de la grammaire universelle est inné. En fait, nous ne l’apprenons pas vraiment, mais naissons plutôt avec les notions de la grammaire universelle déjà acquises, et personne ne nous corrige lorsqu’on commet des erreurs de GU, car il n’est pas naturel pour nous d’en faire. À l’école, nous apprenons la grammaire ordinaire, qui dit, par exemple, que l’on ne peut pas mettre de si avec les mots qui finissent en rais.

      Les phrases (peu importe la langue) qui ne respectent pas les lois de la grammaire universelle n’ont pas de sens réel. Multiples linguistes ont produit des phrases qui ne suivent pas les règles (non définies) de la GU. Pensons à la phrase Colorless green ideas sleep furiously de Noah Chomsky, qui bien que correcte selon la GO, ne veut rien dire. Il n’y a pas de raisons, autre que de briser le cadre de la GU, pour énoncer une phrase telle, et si un enfant la disait, comment corriger cet énoncé ? Si on lui disait de ne pas dire cela, que ceci n’est pas valable, il demanderait sûrement pourquoi, une question embêtante. Car cela ne veut rien dire ? Mais s’il avait une idée derrière, et que c’est la meilleure façon qu’il a trouvé de l’exprimer ? Une phrase telle ne se dit simplement pas, mais nous (les lilliputiens?) ne savons pas réellement pourquoi.

      Nous n’avons pas le ressenti de comprendre les règles de la GU, tout comme Searle n’avait pas le ressenti de comprendre le chinois dans son expérience de pensée. C’est une notion innée et non apprise, et nous ne pouvons pas (du mieux de ma connaissance, s’il vous plait corrigez-moi si je me trompe) dire quelles sont les règles exactes de la GU. Nous pouvons seulement reconnaitre une phrase qui n’y adhère pas lorsqu’on la rencontre.

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    3. LB: : Les phrases qui ne respectent pas les lois de la grammaire universelle n’ont pas de sens réel. Par exemple « Colorless green ideas sleep furiously »

      r : Cette phrase respecte la GU (ainsi que la GO), donc elle n’est pas pertinente à ta question.

      LB: : si un enfant la disait, comment corriger cet énoncé ?

      r : On dirait que ce qui est vert n’est pas incolore, que les idées ne sont pas vertes, que les idées ne dorment pas, et qu’on ne dort pas furieusement.

      LB: : personne ne nous corrige lorsqu’on commet des erreurs de GU

      r : Ni les enfants, ni les adultes (sauf les linguistes Chomskien) ne commettent les erreurs de GU.
      LB: : si un enfant [commettait une erreur de GU] comment corriger cet énoncé ?

      r : Les enfants ne commettent pas les erreurs de GU. S’ils commettent une erreur de GO on peut (1) l’ignorer (et éventuellement il se rendra compte que ça ne se dit pas) (apprentissage non-supervisé/corrigé) ou (2) on peut lui dire que ça ne se dit pas (et éventuellement il se rendra compte comment il faut le dire) ou (3) dans un cours de grammaire on peut lui faire apprendre la règle GO.

      LB: : Si on lui disait de ne pas dire cela, que ceci n’est pas valable, il demanderait sûrement pourquoi

      r : Alors on lui expliquerait la règle GO (3).

      LB: : Nous n’avons pas le ressenti de comprendre les règles de la GO…

      r : Mais nous avons le ressenti que les violations de GU clochent.

      LB: : …tout comme Searle n’avait pas le ressenti de comprendre le chinois dans son expérience de pensée.

      r : Searle avait le ressenti qu’il ne comprenait pas le chinois. Nous avons le ressenti que les violations de la GU clochent, mais nous ne savons pas pourquoi (sauf les linguistes).

      LB: : nous ne pouvons pas dire quelles sont les règles exactes de la GU. Nous pouvons seulement reconnaitre une phrase qui n’y adhère pas lorsqu’on la rencontre.

      r : Pour la GO les linguistes peuvent dire le règles – comme les institutrices peuvent le dire pour la GO.

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    4. Merci pour votre réponse, ceci couvre toute les questions que j'avais à ce sujet!

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  2. On a besoin des exemples positifs et négatifs parce que certains exemples possèdent un certain attribut que le va différentier de l’exemple négatif qui ne le possède pas.
    Si on a que des léléks on ne peut pas catégoriser non plus. Les premiers rentrent dans la catégorie et les autres ne fassent pas partie. Voilà la différentiation des membres et non membres de cette catégorie ex : champignon mangeable- non mangeable. J’ai un doute actuellement quand je catégorise champignon mangeable- non mangeable. Ce sont deux catégories ou une seule?

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    1. Champignons/non-champignons serait une catégorie et son complément (X/non-X)

      Mais champignons-mangeables/champignons-nonmangeables serait deux catégories (de champignons)

      (Mais ce sont des critères un peu arbitraires. Ce qui est important dans les deux cas c'est les attributs qui distinguent que ce soit entre une catégorie et son complement, ou entre deux catégories.)

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  3. Pour terminer ce cours, je me demande quelles sont les perspectives de recherches dans le domaine. Si je comprends bien, avec la formalisation mathématique en théorie des graphes, on essaie d’établir quelles sont les relations formelles (donc dépendantes d’une description logico-mathématique donnant lieu à une certitude) entre les différents ensembles d’ancrage minimaux et le noyau et le cœur des différentes langues. En parallèle, différentes approches de l’IA poussent vers des modèles bayésiens, connexionnistes, computationnalistes ou mixtes de la catégorisation par essais et erreurs supervisés et non-supervisés (avec des couches cachés). Enfin, nous restons à l’affût des données ancestrales sur l’évolution darwinienne et baldwinienne humaine et animale issues de la paléoanthropologie, de la biologie évolutionniste et de la génétique des populations afin de les croiser avec celles issues des neurosciences anatomiques et fonctionnelles afin de générer des hypothèses de psychologie évolutionniste. Puis, pour tester ce que nous croyons comprendre et savoir, nous passons à la construction par rétroingénierie de candidats plausibles pour des mécanismes causaux assez complexes pour avoir autant de capacités (flexibilité, puissance, créativité par la générativité de nos langues qui peuvent encoder des propositions infinies par leur forme et les combinaisons possibles sur le monde) que nous-mêmes. Restera à la fin la question de la signification du ressenti, difficilement explicable en dehors des mécanismes causaux qui rendent compte de l’évolution darwinienne. Vers où se dirigent les programmes de recherche des sciences cognitives désormais? Et dans quel genre de monde (devant les grands défis civilisationnels de l’humanité -guerres, famines, catastrophes naturelles issues de l’écocide) les sciences cognitives vont-elles poursuivre leur chemin? Quelles seront les contributions d’une meilleure compréhension de nos mécanismes cognitifs à l’amélioration du sort de nos prochains, incluant les animaux non-humains?

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PLAN DU COURS

  ISC1000-20, hiver 2022:  Catégorisation, communication et conscience Heure:  mardi 18h00-21:00 Salle du cours: DS-4375  Zoom Enseignant:  ...